Voyage dans le temps abordé dans Stargate, la porte des étoiles

Cinéma

L’hyperespace est né d’un besoin narratif de justifier des voyages spatiaux courts tout en s’accommodant de l’évolution des connaissances scientifiques. En effet la vulgarisation scientifique des théories relativistes auprès du grand public et la conquête de l’espace  durant la seconde moitié du XXe siècle firent sortir les voyages spatiaux de la fiction. De nombreuses œuvres de science fiction s’en trouvèrent décrédibilisées auprès des lecteurs. Il devenait donc nécessaire de trouver une explication « scientifiquement » acceptable et accessible aux lecteurs pour justifier des voyages spatiaux longues distances courts dans le temps. Diverses solutions furent élaborées par les auteurs, le plus souvent en utilisant des éléments issus de l’astrophysique  ou de la relativité restreinte, et de certains phénomènes prédit par ces théories notamment les trous de vers.

Cependant, les principes relativistes dont découlent certains objets tels que les trous de vers nécessitent un espace de dimension supérieure à trois (un vrai hyperespace au sens mathématique du terme), difficile à appréhender et interpréter par les auteurs et les lecteurs. Afin de ne pas perturber le lecteur avec ces considérations scientifiques, différents auteurs de science-fiction développèrent un outil narratif pour le simplifier, l’hyperespace.

Cet hyperespace est une dimension dans lequel se déroule le voyage. Il peut représenter le passage entre les deux extrémités d’un trou de ver ou d’autres phénomènes dans lequel se déplace le vaisseau spatial. Sa principale caractéristique est de permettre les voyages à des vitesses supraluminiques dans l’espace physique.

L’hyperespace de science-fiction est donc un outil narratif qui emprunte ses termes au vocabulaire scientifique mais qui n’a aucun rapport avec les hyperespaces mathématiques et ne correspond à aucune théorie scientifique.

Plus on se déplace vite et plus notre masse augmente. Donc plus l’énergie requise pour se déplacer nécessite davantage de ressources.

•La Porte des Étoiles dans Stargate•

Construite par les Anciens, elle est devenue l’outil de transport le plus utilisé dans Stargate pour les voyages interplanétaires.

Elle utilise un alphabet cunéiforme  : pour former  »l’adresse de la destination dans un espace donné,

on prend en compte le point d’origine qui tend vers le point de destination.

Dans le continuum, le mouvement d’un corps de manière spatio – temporelle est décrite par sa ligne universelle. c : constante universelle, sert à convertir des unités de temps (t) en unités de distance Ct = unités de temps

Le point de destination est calculé avec les deux points de la largeur, les deux point de la hauteur et les deux points de la longueur. Ce qui fait six points ;

Le septième point est le point d’origine. La fameuse adresse (cartouche) est donc un code de chevrons correspondant à ces sept points.

Dans le film, le docteur Jackson comprend que le cartouche se termine toujours par le point d’origine.

Dans la série, à un moment se présente un huitième chevron qui se révèle en fait, un point de calcul pour une plus grande distance, donc davantage d’énergie nécessaire à l’opération.

•L’Hyperespace dans Stargate•

Dans la série Stargate, l’hyperespace (appelé ici « subespace ») est utilisé comme moyen de transport supraluminique. En effet, selon la relativité restreinte formulée par Einstein, aucune particule pourvue de masse ne peut atteindre la vitesse de la lumière, car il lui faudrait pour cela acquérir une énergie infinie ; or :

♦ la quantité totale d’énergie dans l’Univers, bien que considérable, est finie et fixe, on ne peut la faire changer, car cela violerait le premier principe de la thermodynamique.
♦ si un objet arrivait malgré tout à rassembler une énergie infinie, il acquerrait par là une masse infinie, selon l’équation E=mc2 (là aussi édictée par Einstein), impossible à déplacer.

E = MC²

soit E une énergie, M une masse et C la vitesse de la lumière dans l’espace.

Si on généralise,

e = mv²

Une énergie est une masse multipliée par une accélération ( v² ).

D’où : m = e / v²

Donc, on ne peut avoir la certitude que ce qui est aspiré par un trou noir revienne sous forme de matière à un autre endroit de l’univers. Mais si on part l’hypothèse suivant laquelle les trous noirs ne transforment pas la matière en énergie, nous venons de démontrer qu’il est possible de voyager à travers l’espace à une vitesse plus rapide que celle de la lumière.
L’hyperespace étant considéré comme un espace différent de l’espace conventionnel du point de vue des règles de la physique, les créateurs de la série ont utilisé cette notion pour imaginer un système de transport utilisant l’hyperespace.

Il semble toutefois possible de déplacer un vaisseau à une vitesse supraluminique sans entrer en hyperespace, le Destiny en est capable probablement grâce à une technologie intermédiaire développée par les Anciens il y a des millions d’années.

Pour utiliser l’hyperespace, il faut tout d’abord y entrer. Pour cela, il faut générer une fenêtre d’hyperespace, c’est-à-dire déformer l’espace-temps conventionnel, au point de créer une zone qui permet d’accéder à l’hyperespace. Cette fenêtre d’hyperespace est visible sous la forme d’une sorte de nébuleuse très localisée. Une fois la fenêtre créée, le vaisseau spatial doit accélérer brusquement vers cette fenêtre, laquelle happe le vaisseau et se referme. En hyperespace, le vaisseau se déplace grâce à un générateur d’hyperpropulsion, qui sert également à créer la fenêtre. Pour sortir de l’hyperespace, il faut recréer une fenêtre à l’avant du vaisseau, fenêtre que le vaisseau traverse pour revenir en espace conventionnel. Pour déterminer la trajectoire en hyperespace, ainsi que les positions des fenêtres, il faut entrer les coordonnées dans l’espace du point d’arrivée relativement au point de départ dans le système qui gère l’hyperpropulsion.

Un générateur d’hyperpropulsion est très complexe et demande beaucoup d’énergie, ce qui explique que seules les races technologiquement avancées, telles que les Goa’ulds ou les Asgards, arrivent à en construire, bien que les terriens arrivent à en produire, mais en petite quantité ; de plus, l’énergie demandée exige de maitriser la technologie des réacteurs à naquadah ou à naquadriah. Les Réplicateurs ont aussi appris cette technologie en perçant les défenses informatiques des Asgards.

Les vaisseaux possédant l’hyperpropulsion sont principalement utilisés lorsque le voyage ne peut être fait par la porte des étoiles, parce qu’il y a trop de troupes ou de matériel à transporter, ou parce qu’il n’y a pas de porte utilisable pour ce trajet, ou tout simplement pour déplacer ces mêmes vaisseaux.

L’hyperpropulsion fonctionnant sur une déformation de l’espace-temps, celle-ci peut-être perturbée par l’environnement spatio-temporel. Ainsi, le Prométhée traversa un jour un trou noir alors qu’il était en hyperespace, ce qui eu pour effet de griller le générateur et de rendre instable le réacteur à naquadriah. Celui-ci dû alors être éjecté dans l’espace avant son explosion. De même, à proximité d’un trou noir, l’ouverture d’une fenêtre hyperespace est impossible.

Il semblerait que les appareils qui permettent le maintien et la sortie d’un vaisseau de l’hyperespace soient différents de ceux qui permettent son entrée ; en effet, dans les épisodes 4×22 et 8×01, les cristaux contrôlant l’hyperespace grillent en cours de voyage, mais le vaisseau ne sort pas d’hyperespace pour autant, même si, une fois en espace conventionnel, il doit subir des réparations pour retourner en hyperespace. La sortie d’hyperespace avec ces appareils hors service se repère grâce à une modification de l’aspect visuel de la fenêtre.

Enfin, l’hyperespace demandant une énergie considérable, les vaisseaux qui s’y trouvent sont souvent obligé de couper tous les systèmes gourmands en énergie, c’est-à-dire l’armement et la plupart des boucliers, ce qui rend les vaisseaux vulnérables pendant un bref laps de temps à la sortie de l’hyperespace. En revanche, certains systèmes de détection et de communication fonctionnent aussi bien en hyperespace qu’en espace conventionnel, permettant à un vaisseau en hyperespace de communiquer avec d’autres situés en espace conventionnel.

Un autre détail est à noter : il semblerait que la création de fenêtre hyperspatiales soit problématique si elle n’a pas lieu dans le vide spatial; en effet, il a été indiqué dans l’épisode 6×02 que l’ouverture d’une fenêtre dans une atmosphère, si ténue soit-elle, rend la fenêtre instable, menaçant de fracasser le vaisseau tentant de la traverser.

Les Anciens, possédant la meilleure maîtrise connue de l’hyperespace, avaient conçu 2 autres engins reposant sur cet aspect de la physique : ils avaient créé une capsule permettant d’enfermer une créature dans l’hyperespace (épisode 1×03 de Stargate : Atlantis), ce qui permettait de l’y enfermer indépendamment de sa taille; le scientifique Ancien Janus a également créé un appareil, l’Attero, qui permettait d’émettre dans l’hyperespace une perturbation spécifique qui empêchait tout vaisseau doté d’une technologie hyperspatiale Wraith d’entrer en hyperespace : la fenêtre était bel et bien créée mais l’appareil se fracassait immanquablement contre la fenêtre. Janus interrompit cependant le fonctionnement de l’appareil après quelques jours, car son fonctionnement altérait gravement le réseau des Portes des Étoiles : une fois ouvertes, celles-ci accumulaient de l’énergie et explosaient en quelques minutes, l’explosion étant assez puissante pour anéantir toute vie sur une planète.

Le temps de parcours n’est pas arbitrairement court : il existe des planètes entre lesquelles il est impossible de se rendre en moins de plusieurs jours (Ex : entre 4 et 21 jours selon l’énergie disponible pour rallier les 3 millions d’années lumière entre la Terre et Atlantis).

Source : wikipédia

Lien article voyage dans le temps

Stargate SG-1 par Brad Wright et Jonathan Glassner (1997-2007)

Stargate, la porte des étoiles de Roland Emmerich (1994)

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