Vampires à travers l’histoire de la porphyrie à la légende

Cinéma Cryptozoologie Mythes et Légendes

ORIGINES DU MYTHE

La consommation de sang est souvent associée aux anciennes divinités. Ainsi, en Inde l’histoire des vetalas, sortes de goules résidant dans des corps, a été compilée dans le texte sacré du Baital Pachisi alors que le Kathasaritsagara raconte comment le roi Vikramâditya en a chassé et capturé une. Le Pishacha, esprit d’une personne mauvaise revenant hanter les vivants, possède certains attributs du vampire moderne. La déesse indienne Kâlî était supposée se nourrir de sang, entre autres celui du sacrifice, ainsi que, dans l’Égypte antique, la déesse Sekhmet. Le dieu phénicien Baal et la divinité aztèque Tezcatlipoca se voyaient offrir des jeunes filles et des enfants en sacrifice. La civilisation perse est l’une des premières à évoquer le mythe de créatures buveuses de sang : il existe en effet des représentations de ces créatures sur des tessons de poterie. La Bible comporte des références au vampirisme, Moïse défendant à son peuple d’invoquer les esprits afin que ces derniers ne puissent revenir à la vie, tandis que le roi David « absorbe » la chaleur de jeunes esclaves durant leur sommeil afin de reprendre des forces. Les scythes buvaient le sang de leurs chevaux, les Huns répandaient le sang de leurs ennemis pour fertiliser la terre, et les rites magiques de plusieurs vieilles ethnies zouloues, amérindiennes et chinoises incluent l’appropriation de la force de l’ennemi par l’absorption de son sang. Dans l’ancienne Babylonie et en Assyrie, le mythe de Lilith semble être la première histoire de vampire. Il a été repris par la démonologie hébraïque sous le nom d’« לילי ». Redoutée et haïe, Lilith passait pour vampiriser le sang des nouveau-nés et s’abreuver au corps des hommes.

La Grèce et la Rome Antiques

Dans la Grèce et la Rome antiques, le vampire était nommé « empusa », « lamia » ou « stryge ». Avec le temps, les deux premiers termes finirent par s’appliquer à des démons et esprits. L’empusa était la fille de la déesse Hécate et passait pour sucer le sang des personnes endormies, alors que le lamia s’attaquait uniquement aux enfants dans leur sommeil, à la manière des gelloudes (ou gello). Les stryges s’attaquaient également aux enfants et ressemblaient à des créatures mi-homme mi-oiseau avides de sang. Le mot roumain pour vampire, « strigoi », dérive du mot « strix », qui existe encore en albanais (« Shtriga ») et en slave (« Strzyga »). Plusieurs femmes de la mythologie grecque partagent des caractéristiques vampiriques, telles Circé qui prépare des philtres à base de sang humain, et Médée un philtre rajeunissant à partir du même ingrédient74. En effet, en Grèce antique, les « ombres » et spectres du royaume d’Hadès sont friands du sang des victimes, pratique qu’évoque l’aède Homère dans son Odyssée79. Les Grecs craignaient l’errance de leur âme sur Terre s’ils n’étaient pas enterrés par leur famille ou leurs amis, car le repos définitif était permis par l’incinération seule, ce qui explique en partie le conflit concernant la sépulture refusée par Créon au cadavre de son neveu Polynice narré dans l’Antigone de Sophocle. Les philosophes Aristée, Platon et Démocrite soutenaient que l’âme peut demeurer auprès des morts privés de sépulture. Les âmes malheureuses et errantes se laissent alors attirer par l’odeur du sang selon Porphyre de Tyr80. Les devins se servaient alors de ces âmes pour deviner les secrets et les trésors. Ayant connaissance de leur présence, les hommes cherchèrent des moyens pour les apaiser ou les contrer. En Crète, selon Pausanias le Périégète, on enfonçait dans la tête de certains morts un clou. Le poète latin Ovide aussi parlera des vampires. Le poète grec Théocrite évoque aussi les empuses, spectres multiformes de la nuit pouvant se muer en monstres innommables ou en créatures de rêve, aussi appelées « démons de midi ». En l’an 217 de notre ère, Philostrate d’Athènes parle d’une empuse que démasque Apollonios de Thyane alors qu’elle a presque circonvenu Ménippe.

Dans l’Empire romain, le Jus Pontificum – le droit qui réglemente le culte et la religion – prescrit que les corps ne doivent pas être laissés sans sépulture. Les tombes devaient être protégées contre les voleurs, profanateurs et ennemis, qu’ils soient naturels ou surnaturels. Les violations étaient considérées comme sacrilèges et punies de mort. Lamia, une goule nécrophage, reine des succubes dévorant les fœtus et effrayant les enfants la nuit81, est l’équivalent du vampire romain. De Lamia viennent les lamies, plus nécrophages que vampires, à la fois lascives, ondoyantes, serpentines, avides de stupre et de mort, aux pieds de cheval et aux yeux de dragon. Elles attiraient les hommes pour les dévorer et peuvent s’apparenter aux succubes qui se nourrissent de l’énergie vitale des hommes. Les stryges, démons femelles ailées et munies de serres, et les onosceles, démons aux pieds d’ânes qui s’attaquaient aux voyageurs égarés, partagent des caractéristiques similaires.

Russie

D’après Vasmer, qui fait autorité en matière d’étymologie des langues russe et slaves, le mot d’origine est le mot « upir’ existant dans toutes les langues slaves (en bulgare : « въпир », en croate : « upir » /« upirina », en tchèque et slovaque : « upír », en polonais : « upior, wapierz » , issu de la légende de Łuc Zak, en ukrainien : « упир » (« upyr »), en russe : « упырь » (« upyr’ ») et en biélorusse : « упыр » (« upyr »). L’auteur reconstruit la forme slave commune en « Ọpyr » ou « Ợpir ». La forme « vampir » pourrait provenir du polabe ou du vieux polonais.

Upyr est le nom donné aux vampires en langue russe / les langues slaves. La prononciation du nom diffère d’un pays à l’autre et il a des variations telles que Opir, Opur, Upyr et Upier.

Les histoires les plus vives concernant ces créatures appartiennent à des cultures ukrainiennes et biélorusses bien que leur existence soit une croyance très commune dans des pays comme la Pologne, la Roumanie, la Russie et l’ancienne Tchécoslovaquie.

Contrairement aux vampires normaux dans les contes populaires, les armoiries pouvaient marcher dans la lumière du jour et ne brûlaient pas.

Il existe de nombreuses croyances différentes dans les pays slaves en ce qui concerne l’origine des réminiscences. Selon une croyance fondée sur les jugements rendus par l’église orthodoxe, les réminiscences sont les créatures qui ont commis des péchés mortels ou qui ont rejeté pour croire en Jésus-Christ devenant ainsi des êtres damnés. L’église orthodoxe considère ces personnes «impures» et les condamne à être enterrées à l’extérieur du cimetière de l’église. C’était, en quelque sorte, un châtiment puisque la chair des cadavres de ces personnes était censée décroître à un rythme plus lent.

Puisque les envergures ne croyaient pas en Dieu, c’était une croyance très commune chez les personnes de ces âges qu’elles servaient le Diable ou qu’elles étaient possédées. En tant que serviteurs du diable, on croyait qu’ils deviennent des morts-vivants et reviennent à la vie.

Une autre croyance a suggéré que les réchauffements possédaient le corps d’une personne qui mourait d’une maladie essayant de détourner les gens de Dieu. Ces personnes semblaient comme elles-mêmes et passaient inaperçues malgré l’existence d’un upyr.

En Russie, les femmes qui vendaient leurs âmes au diable étaient également soupçonnées de devenir des réminiscences. Ils ont utilisé le sommeil pendant la journée dans les cimetières ou les bains et hanter ces lieux la nuit. Ces dernières femmes ont également été considérées comme servant à un seul but; Détourner les gens de Dieu. Selon les contes folkloriques de la culture biélorusse, ces créatures croyaient conduire des chevaux et avaient la possibilité de changer de forme dans d’autres formes.

On pensait que les Upyrs mangeaient le cœur de leurs victimes et qu’ils avaient un appétit extrême pour le sang, beaucoup plus qu’un vampire normal aurait eu. Ils ont non seulement bu le sang et se nourrir, mais aussi baigné et dormi dans le sang. Un autre détail unique sur la légende des réminiscences était qu’ils étaient censés manger les enfants d’une famille d’abord et les parents plus tard.

Selon les histoires, ces créatures pourraient être tuées de quelques façons différentes. On les jetterait dans leurs cœurs avec un pieu béni ou les enfonçait dans l’eau bénite tout en les jalonnant. Cependant, dans certains comptes, on leur a dit qu’ils ne devraient être jalonnés qu’une seule fois puisqu’ils les jalonnaient deux fois leur permettraient de revenir à la vie encore plus fort. Ils pourraient également être tués par décapitation et incinération, c’est-à-dire brûlés complètement.

ancient-origins.net

Afrique

Plusieurs cultures d’Afrique possèdent des récits de vampire : en Afrique de l’Ouest, le peuple Ashanti raconte qu’il existerait une créature aux dents de métal logeant dans les arbres nommée Asanbosam. La tribu Ewe parle de l’Adze, créature maléfique qui peut prendre l’apparence d’une luciole et qui chasse les enfants. Les Africains de la région à l’ouest du Cap parlent de l’Impundulu, créature qui peut se changer en un oiseau de large envergure pouvant invoquer la foudre et le tonnerre. Enfin, le peuple Betsileo de Madagascar raconte que le Ramanga boit le sang de ses victimes.

L’Asanbosam, aussi connu sous le nom de Sasabonsam, est une créature humanoïde semblable à un vampire native de l’Afrique de l’Ouest. Il appartient au folklore des Ashantis du Ghana ainsi que de la Côte d’Ivoire et du Togo. Il aurait des dents de fer et des jambes tordues se terminant par crochets en fer en guise de pieds qui lui permettent de s’accrocher aux branches des arbres (comme les chauves souris, la tête vers le bas) dans lesquels il vit et où il attend sa proie.

Provenance: Private collection. F.d.G in NL Asante Ashanti Sasabonsam Figure

Asie

La croyance en l’existence des vampires est fortement répandue en Asie, mais aussi en Inde. Le Bhūta ou Prét est ainsi l’âme d’un mort qui erre sur terre et qui attaque les vivants à la manière d’une goule. Dans le Nord de l’Inde, le BrahmarākŞhasa est un vampire dont la tête est entourée d’intestins, et qui suce le sang des victimes. Il existe aussi des figures vampiriques au Japon, reprises par le cinéma national dès 1950, comme le Nukekubi (抜首?, littéralement « cou qui se détache ») dont la tête peut se décrocher du corps et voler pour attaquer les vivants. Les légendes concernant des vampires femelles (dont certaines parties du corps peuvent se détacher) existent également aux Philippines, en Malaisie et en Indonésie. Aux Philippines elles sont de deux sortes : la tribu Tagalog parle du Mandurugo (« suceur de sang ») alors que le peuple Visayan évoque le Manananggal (« qui peut se scinder de lui-même »). Le Mandurugo est une sorte d’Aswang qui prend la forme d’une jeune fille séduisante le jour et qui se transforme la nuit venue en une créature sans ombre, avec des ailes et une langue menaçante qui lui sert à sucer le sang des victimes durant leur sommeil. Le Manananggal peut aussi sucer le sang des fœtus à travers le ventre de la mère et dévorer les entrailles des personnes malades. Le Penanggalan malaisien est une vieille ou jeune femme qui use de magie noire pour s’approprier ses victimes ; sa tête peut voler et attaquer les femmes enceintes. Les Malaisiens utilisent des charbons pour l’empêcher d’entrer dans les demeures. Le Leyak est une créature similaire du folklore de Bali. D’autres figures vampiriques féminines existent : le Kuntilanak ou Matianak en Indonésie et le Pontianak ou Langsuir en Malaysie. Le Jiangshi (chinois simplifié : 僵尸 ; chinois traditionnel : 僵屍/殭屍 ; pinyin : jiāngshī ; littéralement : « corps raide ») est la figure du vampire chinois. Il attaque les vivants pour leur voler leur énergie vitale, le qi. Il s’agit de l’âme d’un humain (魄, pò) qui n’est pas parvenue à quitter son corps mort. Toutefois, la comparaison avec le vampire n’est pas évidente, car le Jiang shi n’a pas de pensées propres.

Un Nukekubi, vampire japonais consistant en une tête volante.

LA PORPHYRIE

Diverses explications sont avancées au fil du temps pour expliquer l’universalité du mythe du vampire, entre autres les phénomènes de décomposition des cadavres, les enfouissements vivants, des maladies telles que la tuberculose, la rage et la porphyrie, ou encore le vampirisme clinique affectant les tueurs en série qui consomment du sang humain. Des explications scientifiques, psychanalytiques ou encore sociologiques tentent de cerner la raison qui fait que le mythe du vampire perdure à travers les siècles et les civilisations.

La porphyrie est une affection caractérisée par la présence, dans l’organisme, de quantités massives de porphyrines, molécules précurseurs de l’hème (partie non-protéique de l’hémoglobine). Elle est provoquée par un trouble du métabolisme des dérivés pyrroliques. Le signe commun des porphyries est la présence de porphyrines dans l’urine (porphyrinurie) et dans les fèces.

Les porphyries aiguës se manifestent par des douleurs abdominales (« colites »), par des troubles nerveux et psychiques, et peuvent aboutir à des troubles bulbaires graves.

Deux grands types de porphyrie sont diagnostiqués : les porphyries induites par des intoxications (métaux lourds), réversibles si l’intoxication n’a pas concerné le fœtus, l’embryon ou le jeune enfant ; et les porphyries congénitales, qui constituent des maladies essentielles et peuvent, dans une certaine mesure, être soignées. La porphyrie chronique, congénitale ou maladie de Günther, se manifeste dès l’enfance et persiste à l’état adulte sous forme d’éruptions cutanées bulleuses sur les régions du corps exposées au soleil ; elles s’accompagnent souvent de lésions dystrophiques diverses. La porphyrie cutanée ressemble à la précédente, mais ne s’accompagne pas de dystrophies, et peut apparaître à l’âge adulte.

Lien vers les types de porphyrie (médecine)

Apparition de la maladie

En 1985, le biochimiste David Dolphin a émis l’hypothèse d’un lien les porphyries entre et les mythes des vampires et des loup-garous. Il s’agit de maladies génétiques rares ou dues à une intoxication aux métaux lourds. Dans ce dernier cas, elle est réversible si l’intoxication n’a pas eu lieu au stade fœtal ou dans les premières années de vie. Elles entrainent une accumulation de molécules précurseurs de l’hème (porphyrines). L’hème est la partie non-protéique de l’hémoglobine. Cette partie est celle qui s’attache au fer qui transporte l’oxygène en s’oxydant. 4 molécules d’hèmes se combinent avec 4 protéines dites globules pour former l’hémoglobine constituant des globules rouges.

Les symptômes

– douleur abdominale aiguë,
– constipation, nausées,
– hyponatrémie (<135 mmol/L),
– tachycardie (>80 batt./min),
– faiblesse musculaire proximale,
– désordre de l’humeur ou de la personnalité,
– troubles et douleurs neurologiques,

    Conditions, circonstances de découverte:
– urines foncées couleur porto (après exposition de 30 minutes à la lumière),
– hypertension d’apparition récente,
– douleur associée à la phase lutéale du cycle menstruel chez la femme,
– utilisation récente de médicaments connus pour provoquer des crises de porphyrie9,
– régime récent hypocalorique ou pauvre en hydrates de carbone,
– abus de drogue, tabac, alcool.

 

VLAD TEPES OU VLAD L’EMPALE (1431-1476)

Biographie

Vlad Țepeș portrait du XVe siècle (château d’Ambras).

Le contexte de la première moitié du XVe siècle est mouvementé : le Saint-Empire romain germanique et les pays chrétiens d’Europe de l’Est, en particulier les royaumes d’Autriche, de Hongrie et de Pologne, sont sérieusement menacés par la poussée de l’Empire ottoman, lequel a déjà conquis les Balkans et encerclé Constantinople (la capitale ottomane est à Andrinople jusqu’en 1453). Réduit à sa capitale, à quelques îles de l’Égée, à Mistra et à Trébizonde, l’Empire byzantin vit ses dernières années avant sa chute le 29 mai 1453. Les régions qui se situent entre les deux empires constituent le dernier rempart de la chrétienté (catholique et orthodoxe) contre les musulmans et sont le théâtre de batailles acharnées. Les sultans consolident leur contrôle sur les Balkans, balayant un à un les États chrétiens (Serbie, Bulgarie, despotat d’Épire, despotat de Dobrogée) et ne s’arrêtent qu’aux portes de la Hongrie.

Durant cette période, la Valachie est une principauté qui résiste encore à la pression ottomane. Ses relations avec l’empire turc oscillent entre guerres et périodes de vassalité envers le Sultan ottoman, qui offre la paix moyennant le paiement d’un tributN 1. Le Voïvode étant élu, le trône était disputé, à l’époque de Vlad Țepeș, entre les familles cousines Basarab des Basarab-Dǎnescu et des Basarab-Drǎculescu. Alors que les Drǎculea négociaient la paix avec les Turcs, les Dǎnescu appelèrent les Hongrois pour les aider à combattre le Sultan.

En 1447, le père de Vlad, Vlad II Dracul (« le Dragon », surnom dû au fait qu’il était membre de l’Ordre du Dragon), conclut une paix avec les Ottomans. Étant en guerre contre les Turcs, Jean Hunyadi, voïvode de Transylvanie et gouverneur de Hongrie depuis 1446, entreprend en novembre de la même année, en partant de Brașov, une expédition punitive contre Vlad II, considéré comme traître à l’ordre du Dragon. Ce dernier est capturé et tué à Bǎlteni, avec son premier fils Mircea II le Jeune. Parvenu à Târgoviște, Jean Hunyadi se proclame le 4 décembre 1447 « voïvode des régions transalpines » (c’est-à-dire, pour lui, « au-delà des Alpes de Transylvanie », en Valachie). Ce titre lui permet de faire élire au trône de la Valachie un des Dǎnești, le fils de Dan II, Vladislav II. Les Drǎculești sont alors évincés du pouvoir.

Légende

La plus petite infraction, du mensonge jusqu’au crime, pouvait être punie de mort (la légende dit « du pal », mais toutes les forêts du pays n’y auraient pas suffi). En fait, Vlad n’a empalé que quelques personnages, mais de haut rang : c’est ce qui a frappé les imaginations et lui a valu son surnom de Țepeș (l’empaleur). Il combat la corruption et l’intrigue en s’appuyant sur l’« Oastea domnească », l’armée princière, recrutée parmi les paysans libres. Sûr de l’efficacité de son système, Vlad place un jour une coupe en or en plein milieu de la place centrale de Târgoviște. Les voyageurs assoiffés auront le droit de se servir de la coupe, mais elle doit rester en place. Selon les sources historiques, celle-ci ne fut jamais dérobée, et resta à sa place tout le temps du règne de Vlad.

La légende veut que lors de la guerre contre les Ottomans, il empale ses propres soldats qui présentent une blessure dans le dos ou ordonne à un de ses généraux d’empaler un soldat sur douze parmi ceux qui refuseraient d’aller au combat. Le général refusant, Vlad le transperce sur le champ5.

Il dirige sa vengeance contre les boyards responsables de la mort de son père et de son frère Mircea. Le dimanche de Pâques 1457, il arrête toutes les familles de boyards qui faisaient la fête à la cour princière. Après avoir empalé quelques chefs des grandes familles, il oblige les autres à marcher une centaine de kilomètres, sur un difficile chemin de chèvres. Il ne permet pas aux survivants de se reposer à leur arrivée, il leur ordonne immédiatement de construire une forteresse sur les ruines d’un ancien avant-poste de son grand-père, avec vue sur la rivière. Cette place forte est bâtie au sommet du mont Poienari. Elle permet à Vlad d’avoir une vue au sud sur les terres de Valachie et au nord sur la Transylvanie. Il contrôle de cette manière la vallée qui mène de l’une à l’autre. Le chantier dure des mois et beaucoup meurent. Vlad crée une nouvelle noblesse d’armes parmi ses paysans, et réussit à se faire construire rapidement une forteresse avec l’ancienne. La légende dit que ce serait le château de Bran, mais celui-ci ne se situe pas en Valachie, mais en Transylvanie, et si ses fondations sont bien antérieures au règne de Vlad (elles datent de l’Ordre Teutonique, cantonné là entre 1211 et 1242), les murailles actuelles sont postérieures, datant des Habsbourg. La véritable forteresse de Vlad est identifiée aujourd’hui aux ruines de la citadelle de Poenari sur l’Argeș, en Valachie.

En 1457, les marchands saxons de Transylvanie de Sibiu et de Brașov essaient de le remplacer par un « prêtre des Roumains », identifié comme étant le futur souverain Vlad IV Călugărul (Vlad IV le Moine), qui leur promet des avantages douaniers. Les commerçants de Brașov choisissent un autre prétendant, Dan III Dănicu, le frère de Vladislav II. Vlad franchit alors les Carpates et, une fois en Transylvanie, punit ses ennemis, jusqu’au moment où Matthias Corvin, fils de Jean Hunyadi, intervient en négociant un accord, ce qui montre les limites de l’indépendance du pouvoir de Vlad Țepeș, même sur ses terres, en face du pouvoir hongrois. Dan III, soutenu par Matthias, passe les Carpates depuis Brașov vers la Valachie, où il est pris et exécuté par Vlad le 22 avril 1460. Les représailles envers les marchands saxons de Transylvanie établis en Valachie sont alors terribles, et, bien qu’aucun n’ait été empalé, Vlad acquiert ainsi sa réputation de monstre auprès des Occidentaux.

Représentation tirée des chroniques de Brodoc montrant Vlad Țepeș dînant devant des exécutions par empalement.

LA COMTESSE ELIZABETH BATHORY (1560-1614)

Biographie

Élisabeth Báthory naît dans une propriété familiale à Nyírbátor, en Hongrie, le 7 août 1560. Elle passe son enfance au château d’Ecsed.

Son père est György Báthory, un membre de la branche Ecsed de la famille Báthory, favorable aux Habsbourg. C’est l’un des frères d’André Báthory, gouverneur de Transylvanie de 1552 à 1553 pour le compte des Habsbourg. Par sa mère Anna, issue de la branche Somlyó de la famille Báthory, elle est la nièce d’Étienne Báthory, prince de Transylvanie, qui deviendra roi de Pologne.

Dès l’âge de onze ans, Élisabeth est promise en mariage à Ferenc Nádasdy3 et confiée à sa future belle-mère, Orsolya Nádasdy, née Kanizsay de Kanizsa, laquelle la prépare à son devoir d’épouse et de mère.

Elle emménage au château de Sárvár. Là, elle aurait eu une aventure avec un paysan et aurait accouché d’une fille, morte à la naissance. En 1575, à l’âge de quinze ans, elle se marie avec Nádasdy, à Vranov nad Topľou.

Ferenc lui offre comme cadeau de mariage le château de Čachtice, situé dans les Carpates, près de Trenčín, entouré d’un village et de champs. Nádasdy l’a acheté à l’empereur Rodolphe II du Saint Empire, ce qui en fait une propriété de la famille.

En 1578, Nádasdy devient commandant en chef des troupes hongroises, qu’il mène durant la guerre contre l’Empire ottoman4. C’est, comme la plupart de ses homologues du temps, un homme courageux et cruel. Pendant les absences de son mari, Élisabeth Báthory gère leurs affaires.

Pendant les dix premières années de leur mariage, Élisabeth n’a pas d’enfant. En 1585, une fille, Anna, naît. Une autre fille, Orsolya, et un fils, Andrei, suivent, mais tous les deux meurent en bas âge. Élisabeth donnera encore naissance à Katarina et à Pál, ce dernier étant né en 1598.

Durant la « Longue Guerre » contre les Ottomans (1593-1606), elle est chargée de la défense des propriétés de son mari6. La menace est sérieuse : le village de Čachtice a été pillé par les Turcs en 1599, et Sárvár, situé près de la frontière qui sépare la Hongrie royale et la Hongrie ottomane, est en plus grand danger encore.

Élisabeth est une femme cultivée, sachant lire et écrire en magyar, allemand, slovaque, roumain, grec et latin. D’après les lettres qu’elle a laissées, on connaît plusieurs cas où elle intervient en faveur de nécessiteux, notamment une femme dont le mari avait été capturé par les Turcs, ainsi qu’une autre dont la fille avait été violée et mise enceinte5.

Son mari meurt en 1604, à l’âge de quarante-sept ans. Son décès pourrait être lié à une blessure reçue au combat mais, selon d’autres sources, il aurait été assassiné par une prostituée, ou bien par le général Giorgio Basta, un condottiere italien au service des Habsbourg, combattant contre les Báthory en Transylvanie.

Légende et culture populaire

Élisabeth Báthory inspirera de nombreuses légendes au cours des XVIIIe et XIXe siècles. Comme évoqué plus haut, le motif le plus récurrent dans les récits la concernant est celui qui la représente se baignant dans le sang de ses victimes, afin de garder beauté et jeunesse. Cette légende est apparue pour la première fois en 1729 sous la plume de László Turóczi, un jésuite érudit, dans le livre Tragica historia, le premier écrit consacré à Báthory. Des historiens modernes comme Radu Florescu (en) et Raymond T. McNally (en) en ont conclu que les théories présentant la vanité comme motif des meurtres d’Élisabeth provenaient essentiellement de stéréotypes liés au rôle social des femmes à l’époque. On ne pouvait pas envisager que les femmes soient capables de violence gratuite.

Au début du XIXe siècle, la thèse de la vanité fut remise en question et le plaisir sadique fut considéré comme un motif plus plausible de ses crimes. En 1817, les rapports de témoignages, retrouvés en 1765, sont publiés pour la première fois prouvant que les histoires de bain de sang n’étaient que légende. Néanmoins, la légende a persisté dans l’imaginaire populaire, au point que certains motifs sont souvent pris pour des faits historiques. Certaines versions de l’histoire visaient clairement à véhiculer une morale dénonçant la vanité féminine, tandis que d’autres visaient à distraire et faire frissonner par le caractère sensationnaliste et macabre. Les croyances autour de la comtesse constituent, de nos jours, des sources d’inspirations importantes dans la culture populaire en musique, dans les films, les livres, les jeux et les jouets. Elle inspirera également de nombreux personnages fictifs d’après l’image macabre façonnée par les légendes.

Photo Credit: flexdreams/Deviant Art (c)

L’ŒUVRE DE BRAM STOKER (1897)

Dracula est un roman épistolaire de l’écrivain britannique Bram Stoker publié en 1897. Il raconte l’histoire du Comte Dracula, un vampire, c’est-à-dire une personne immortelle qui se repaît du sang des vivants et les transforme à leur tour en vampires.

La complexité du personnage de Dracula renouvelée par des thèmes modernes chers à la psychanalyse comme l’association d’Éros et de Thanatos — du désir sexuel et de la mort — ou le questionnement des limites (entre la bête et l’homme, entre la vie et la mort ou entre le Bien et le Mal…) en feront un mythe moderne que le cinéma contribuera à amplifier par le biais d’adaptations.

Couverture de la première édition anglaise de 1897

Les armes permettant de combattre les vampires selon Bram Stoker sont :

  • L’ail
  • Les pieux
  • Le soleil

Sources

L’on ne connaît pas avec certitude les documents auxquels Bram Stoker a eu accès, mais le rapprochement des éléments du roman avec les ouvrages disponibles au moment de sa conception indique, selon Denis Buican, Neagu Djuvara et Marinella Lörinczi que l’auteur a pu puiser aux sources suivantes :

–  Tout d’abord le thème du vampire apparaît dès 1819 en Angleterre, en pleine mode du roman gothique : John William Polidori (The Vampire inspiré d’une idée originale de Lord Byron), Sheridan Le Fanu (Carmilla) mais aussi, en Allemagne, Karl Von Wachsmann (L’Étranger des Carpathes en 1844, avec tous les ingrédients : château en Transylvanie, forêts sombres, personnage maudit, voyageurs effrayés…) et, en France, Charles Nodier (Histoires de vampire), Théophile Gautier (La Morte amoureuse), Paul Féval (qui fait de la goule la femelle du vampire dans La Vampire de 1856) et surtout, cinq ans avant Dracula, Jules Verne (Le Château des Carpathes)2, sans oublier le roman de Marie Nizet : Le Capitaine Vampire3.
– Bram Stoker a rédigé son roman en pleine horreur médiatique suscitée par son contemporain Jack l’Éventreur, qui sévit à Londres en 1888.
Le nom du comte Dracula est calqué sur le surnom de deux voïvodes de Valachie du XVe siècle : Vlad Țepeș et son père Dracul, le « Dragon », ainsi appelé parce qu’il était membre de l’Ordre du Dragon ; Vlad Țepeș fut qualifié dans certains libelles, publiés par ses ennemis, de Draculea : le « Dragonneau ». Dracul ne fut d’ailleurs pas le surnom du seul Vlad, mais aussi celui d’un autre voïvode plus tardif : Mihail Ier Șuțu (1730 – 1803, règne de 1783 à 1795). La vie de ces voïvodes valaques est décrite par des sources hostiles comme Histoires de la Moldavie et de la Valachie de Johann Christian Engel, publié au début du XIXe siècle, qui les présente comme des tyrans sanguinaires, s’appuyant, gravures effrayantes à l’appui, sur les libelles de leurs ennemis. Bram Stoker a pu y avoir accès soit directement en librairie ou en bibliothèque, soit par les articles d’Ármin Vámbéry, professeur à l’université de Budapest qui est probablement l’Arminius Vambery cité par le Dr Abraham Van Helsing (personnage du roman) comme « ami » et source de renseignements.
– Stoker a pu aussi avoir en mains l’une des nombreuses nouvelles du XIXe siècle inspirées par la Tragica historia4 de László Turóczi, un jésuite de 1729, relatant les supposées frasques sanglantes de la comtesse Élisabeth Báthory (dans l’actuelle Slovaquie).
– Puisqu’il place dans la bouche des paysans roumains des mots tels que « vrolok » et « vlkoslak », il semble que Stoker ait lu les ouvrages d’Emily Gerard sur le folklore de Transylvanie, notamment concernant les « vrykolakas » (ou « vârcolac » : mort-vivant en roumain). Outre l’orthographe approximative, Bram Stoker répète une erreur d’Emily Gerard : Nosferatu, écrivent-ils, signifierait « vampire » ou « non mort » en roumain, or dans cette langue, vampire se dit vampir et non-mort : strigoi (qui a la même étymologie que « stryge ») ; quant à Nosferatu, dont l’orthographe roumaine actuelle est nesuferitu, il désigne « l’innommable », le démon5.
– Sur les cartes disponibles à l’époque, Stoker a cherché les noms des lieux où Vlad Țepeș et ses contemporains ont fait campagne, et comme la Transylvanie était alors autrichienne, dans le roman les noms de lieux sont donnés dans leur forme allemande : cela a peut-être contribué au succès que le personnage de Dracula et son avatar Nosferatu connurent en milieu germanophone.
– Enfin, la zoologie de l’époque avait déjà porté à la connaissance d’un public friand d’animaux exotiques, l’existence en Amérique du Sud d’une famille de chauves-souris hématophages, aussitôt baptisées « vampires ».

DANS LA CULTURE MODERNE

Au cinéma

Nosferatu (film muet de 1922)

Nosferatu le vampire (Nosferatu, eine Symphonie des Grauens en version originale) est un film muet allemand réalisé par Friedrich Wilhelm Murnau sorti en 1922, adapté du roman Dracula, bien qu’il fût non autorisé par les ayants droit.

C’est pour cette raison que certains noms et détails ont été changés par rapport au roman. Le comte Dracula devient ainsi le comte Orlok. Le film fit l’objet d’un procès intenté par la veuve de l’écrivain, qui aboutit en 1925 à un jugement exigeant la destruction de toutes les copies illicites. Jugement qui ne fut pas appliqué ; plusieurs copies circulèrent dès les années 1930 aux États-Unis et en France.

Il ne s’agit pas de la première adaptation filmée du roman de Bram Stoker, une première adaptation du roman intitulée Drakula avait été réalisée auparavant par le cinéaste hongrois Karoly Lajthay (le film est considéré comme perdu). C’est un des premiers films d’horreur, genre dont Murnau est un des pionniers, et un des grands chefs-d’œuvre du cinéma expressionniste allemand.

Dracula (film de 1992)

Dracula, ou Dracula d’après l’œuvre de Bram Stoker au Québec (Bram Stoker’s Dracula) est un film américain romantico-fantastique d’horreur réalisé par Francis Ford Coppola, sorti en 1992. Il est adapté du roman de Bram Stoker et se démarque des adaptations cinématographiques antérieures en présentant Dracula plutôt comme la victime d’une malédiction que comme un monstre. Il met également en avant le côté érotique1 du roman et introduit une romance entre Dracula et Mina Murray. La distribution principale est composée de Gary Oldman dans le rôle du comte Dracula, de Winona Ryder dans le rôle de Mina Harker, d’Anthony Hopkins dans le rôle du professeur Abraham Van Helsing et de Keanu Reeves dans le rôle de Jonathan Harker.

Le scénario a failli être adapté sous forme de téléfilm avant que Winona Ryder ne manifeste son intérêt et le présente à Coppola, qui a décidé de le produire et de le réaliser. Le film a été un grand succès commercial et les critiques ont été plutôt favorables. Il a remporté plusieurs récompenses dont trois Oscars.

Entretien avec un vampire (film de 1994)

Entretien avec un vampire (Interview with the Vampire) est un film américain réalisé par Neil Jordan, sorti en 1994 et adapté du roman du même nom d’Anne Rice de 1976.

Synopsis
De nos jours, dans une chambre d’hôtel de San Francisco, un journaliste enregistre sur son magnétophone le récit d’un vampire vieux de plusieurs siècles.

Louis de Pointe du Lac était un jeune propriétaire de domaine agricole, la Pointe-du-lac, près de La Nouvelle-Orléans au XVIIIe siècle. Après le décès en couche de sa femme, il rencontre un vampire, Lestat de Lioncourt, qui lui offre l’immortalité, en échange d’une vie luxueuse de colon français. Après avoir profité de son dernier coucher de soleil, Louis est presque vidé de son sang par Lestat, qui lui offre ensuite sa propre substance de vampire. La vie de mortel de Louis est alors terminée. Ses sens sont décuplés, il découvre un monde aux senteurs, aux sons inédits, mais une vie fondée sur la mort des autres. Ceux qui font don de leur sang contre leur gré.

Les deux compagnons demeurent quelque temps à la Pointe-du-lac avant d’être découverts et chassés par les esclaves de l’exploitation. Ils partent se réfugier dans l’exploitation voisine pour une nuit, avant d’être à nouveau expulsés par la maîtresse des lieux, Babette, qui les avait pourtant accueillis. Ils élisent finalement domicile dans un hôtel de La Nouvelle-Orléans. Les deux vampires ne se sont jamais parfaitement entendus : Louis pose inlassablement des questions sur leur état, leurs origines, leurs pouvoirs, etc. auxquelles Lestat ne répond jamais. Louis éprouve également du dégoût envers leur manière de se nourrir, car il ne veut pas tuer d’humain, et préfère boire le sang des animaux pour subvenir à ses besoins. Lestat trouve cela absurde et le provoque souvent sur ce sujet, tuant de son côté au moins un humain par soir.

Une nuit, Lestat transforme en vampire une fillette, Claudia, pour s’assurer que Louis reste avec lui. Mais Claudia, très attachée à Louis, ne s’entend pas avec Lestat, lui reproche notamment de l’avoir transformée en vampire alors qu’elle était encore une enfant, ce qu’elle restera de ce fait pour toujours. Elle décide de supprimer leur maître-vampire à tous deux, lui faisant boire le sang de deux enfants morts (le sang d’un mort étant un poison pour leur espèce). Et avec l’aide de Louis, elle se débarrasse du corps dans les marécages bordant le lac Pontchartrain. Mais Lestat n’est pas mort et revient quelque temps plus tard, la veille du départ de Claudia et Louis pour l’Europe. La discussion n’a pas le temps de s’entamer que, déjà, Lestat est couvert de flammes, et une seconde fois laissé pour mort.

Après un voyage en Europe et en Egypte, Claudia et Louis ne trouvent pas trace de membres de leur espèce. Finalement, c’est à Paris qu’ils rencontrent Armand et son Théâtre des Vampires. Le groupe vit dans le sous-sol du théâtre où ils donnent des représentations à un public de mortels. Le plus ancien d’entre eux, Armand, se présente comme le doyen des vampires sur terre. Une liaison forte s’installe entre lui et Louis, mais Claudia constitue un obstacle à leur coexistence. Les autres membres de la troupe, dont Santiago, désirent la mort des nouveaux venus : celle de Claudia pour avoir tué leur maître-vampire, et celle de Louis pour avoir « fait » Claudia, car, comme le lui explique Armand, « il est interdit de les faire si jeunes ». Pour procurer un substitut à son absence lorsqu’il aura quitté sa fille pour Armand, Louis accepte d’offrir Madeleine, comme compagne, à Claudia. La vie de vampire de celle-ci sera de courte durée, car une nuit, la troupe de théâtre s’empare de Claudia, de Madeleine et de Louis. Ce dernier est enfermé dans un cercueil, emmuré, tandis que ses deux compagnes sont condamnées à mort par exposition aux rayons du soleil, dans un puits profond. Louis est libéré par Armand, et se rue vers le puits pour tenter de sauver Claudia. Mais hélas, il arrive trop tard et tombe sur les corps calcinés. Envahi d’une haine et d’une colère atroce, il décide de se venger en brûlant le théâtre juste avant l’aube, ce qui ne laisse aucune chance à ses occupants de s’en sortir. Puis il est rejoint par Armand qui le sollicite pour être son compagnon, proposition qu’il refuse. Il part ensuite faire un long voyage, et finit par revenir à La Nouvelle Orléans. Là, il retrouve Lestat, toujours vivant mais reclus, dans leur ancienne demeure qui a été délaissée depuis. Louis ne reste pas, malgré les supplications de son ancien maître.

Après ce récit, le journaliste demande à Louis de le transformer en vampire, ce qu’il refuse. Furieux, Louis tente de lui expliquer que la vie en tant que vampire n’est pas meilleure que celle des êtres humains, puis se volatilise. Finalement, c’est Lestat, à nouveau plein d’énergie, qui surprend le journaliste dans sa voiture et le mord, mais pas jusqu’à le tuer. Il prend le volant, et lui donne alors le même choix qu’a eu Louis : le choix qu’il n’a jamais eu.

Dans les série TV

Hemlock Grove et les Upyrs (2013-2015)

Hemlock Grove est une série télévisée américaine en 33 épisodes d’environ 45-59 minutes, développée par Brian McGreevy et Lee Shipman, produite par Eli Roth et adaptée du roman du même nom de Brian McGreevy, diffusée entre le 19 avril 2013 et le 23 octobre 2015 sur le service de vidéo à la demande Netflix aux États-Unis et sur Netflix Canada au Canada.

Dans les bois de la petite ville d’Hemlock Grove en Pennsylvanie, près de l’aciérie abandonnée de la société Godfrey, est retrouvé le corps mutilé et sans vie d’une jeune fille. Une chasse à l’homme s’ensuit mais une question demeure sur les lèvres des policiers : « Est-ce l’œuvre d’un homme ou d’un animal ? ». Ceux qui le savent préfèrent le garder secret.

Peter Rumancek, un jeune gitan cachant un sombre secret de famille, emménage dans la ville avec sa mère. Roman Godfrey est un garçon mystérieux, obsédé par le sang et héritier de la société de son père actuellement gérée par son horrible mère, Olivia Godfrey. Roman doit aussi faire face à de nombreux problèmes comme sa cousine, Letha, qui dit être tombée enceinte d’un ange ou encore aider sa petite sœur, Shelley, souffrant d’horribles difformités. Les deux garçons que tout oppose vont se rapprocher à la suite de ce meurtre, bien décidés à découvrir l’auteur du crime. Parallèlement, Olivia et son beau-frère Norman, tentent de cacher les étranges expériences scientifiques effectuées par le Dr Johann Pryce au sein de la société Godfrey.

Netfix (c)

Buffy contre les vampires (burlesque) (1997-2003)

Buffy contre les vampires (Buffy the Vampire Slayer) est une série télévisée américaine du genre fantasy urbaine, créée par Joss Whedon de 144 épisodes, répartis en sept saisons. Elle raconte l’histoire de Buffy Summers (interprétée par Sarah Michelle Gellar), une Tueuse de vampires issue d’une longue lignée d’Élues luttant contre les forces du mal, et notamment les vampires et les démons. À l’instar des précédentes Tueuses, elle bénéficie des enseignements de son Observateur, chargé de la guider et de l’entraîner, mais, a contrario des autres, est entourée par un cercle d’amis qui combat à ses côtés.

Le créateur Joss Whedon a déclaré que « Rhonda the Immortal Waitress était la première incarnation du concept de Buffy : une femme qui a l’air d’être totalement insignifiante et qui se révèle extraordinaire ». Cette idée s’est développée pour devenir l’inversion de la formule hollywoodienne de « la jeune fille blonde qui va dans une ruelle sombre et se fait tuer dans tous les films d’horreur ». Whedon voulait « subvertir ce cliché et créer quelqu’un qui serait un héros ». Il explique que « la mission première de la série, c’était la joie liée au pouvoir féminin : avoir le pouvoir, l’utiliser, le partager ».

Le concept a d’abord été exploité dans le film scénarisé par Joss Whedon, et sorti le 31 juillet 1992, Buffy, tueuse de vampires, avec Kristy Swanson dans le rôle titre. La réalisatrice, Fran Rubel Kuzui, décrit le film comme « une comédie de culture populaire sur ce que les gens pensent des vampires ». Whedon n’est pas d’accord « J’avais écrit un film effrayant à propos d’une femme qui s’est émancipée, et ils en ont fait une comédie légère. C’était à vous briser le cœur ». Le script reçut les éloges du milieu cinématographique, contrairement au film.

En 1996, Gail Berman, une cadre de la Fox, contacte Whedon afin qu’il développe le concept de Buffy dans une série télévisée. Whedon explique qu’il a pensé au « lycée comme un film d’horreur. Ainsi la métaphore est devenue le concept central de Buffy et c’est comme ça que je l’ai vendu ». Les éléments surnaturels de la série servent ainsi de métaphore aux angoisses associées à l’adolescence et au début de l’âge adulte. Whedon a alors écrit un pilote non diffusé de 25 minutes qui est montré aux chaînes de télévision. La NBC, ne croyant pas dans le succès d’une série qui serait à la fois comique, horrifique et féministe et dont le personnage principal était une adolescente dotée de super-pouvoirs, décline le concept, ainsi que la Fox, qui accepte de produire la série mais pas de la diffuser. C’est finalement The WB, une chaîne récente désireuse d’attirer un public jeune, qui signe le contrat de diffusion avec Joss Whedon et qui assure la promotion de la série avec des clips sur l’Histoire de la Tueuse16. Le premier épisode est diffusé le 10 mars 1997.

Dans les jeux vidéos

Vampire : LA Mascarade, du jeu de rôle (1991) au jeu vidéo (2000)

Le jeu de rôle

Vampire : La Mascarade (Vampire: The Masquerade) est un jeu de rôle contemporain-fantastique, publié en 1991 par White Wolf Publishing. Il est le premier jeu dans l’univers «gothique-punk» nommé Monde des Ténèbres. Le jeu devint célèbre comme l’un des plus symboliques de l’approche « narrative » des jeux du conteur. Il reste l’un des plus grands succès de cette catégorie de jeux, par sa simplicité d’accès au niveau des règles, son univers complexe et son côté sombre très prisé à tel point qu’il est devenu une référence forte chez les rôlistes occidentaux.

Le jeu propose de jouer des vampires, membres de sectes secrètes aux objectifs variés, les deux principales étant la Camarilla et le Sabbat. La première cherche principalement à préserver la clandestinité des vampires et à se dissimuler au milieu des villes humaines (la « Mascarade »), tandis que la seconde cherche à mettre à bas ce système. Certains vampires ne se réclament d’aucun des deux bords. Chaque buveur de sang appartient à l’un des « clans » existants, des familles de vampires rattachés par des liens de filiation …de sang ! Il en existe 13, chacun ayant des disciplines (pouvoirs vampiriques) propres, des idées et moyens d’actions privilégiés, ainsi que des faiblesses particulières. Le croisement entre appartenance de clan et appartenance de secte permet de mettre en scène des personnages extrêmement variés dans leurs identités et motivations.

Vampire s’inscrit dans le cadre de campagne du Monde des Ténèbres, base commune des jeux suivants : « Loup garou », « Mage », « Momie », « Kuei Jin » (Vampires d’Orient), « Changelin », « Wraith » et « Exterminateur ». Beaucoup de ces jeux ont été très incomplètement traduits sur le territoire français. La plupart de ces jeux, et notamment Vampire, Loup Garou et Mage, bénéficient aussi d’une version « l’Âge des Ténèbres », reprenant l’univers de ces créatures mais à l’époque du Moyen Âge (entre l’an 500 et 1500). Vampire possède également une version « Ère Victorienne » reprenant le même univers de la renaissance à la fin du XIXe siècle. Tous sont liés par un système de règles similaires et compatibles. Les luttes entre loup-garous, vampires et mages influencent le monde des hommes.

Le jeu vidéo

Vampire : La Mascarade – Rédemption (Vampire: The Masquerade – Redemption en anglais, aussi appelé simplement Vampire, parfois Redemption ou VTM:R) est un jeu vidéo d’action-RPG développé par Nihilistic Software et édité par Activision en juin 2000 en Europe et aux États-Unis sur PC, puis en novembre 2001 sur Mac. Le jeu s’inscrit dans l’univers de fiction du Monde des ténèbres de White Wolf Publishing. Plus précisément, il s’inspire du jeu de rôle papier Vampire : La Mascarade mais avec un style toutefois beaucoup plus orienté vers l’action et le combat, se rapprochant du porte-monstre-trésor en ne conservant de l’original que la toile de fond qui sert au scénario. À ce titre, il est souvent comparé aux deux premiers épisodes de la série Diablo.

Vampire : La Mascarade – Rédemption met en scène les aventures de Christof Romuald, un croisé français du XIIe siècle qui revit sous la forme d’un vampire après son décès. Le jeu suit ce personnage durant plusieurs siècles et sur plusieurs lieux, depuis Prague et Vienne au XIIe siècle jusqu’aux Londres et New York du monde moderne, à la recherche de son humanité perdue et de la religieuse Anezka, sa bien-aimée kidnappée.

Le joueur incarne le protagoniste dans une vue à la troisième personne. Le scénario est linéaire, offrant au joueur des missions qui lui permettent de progresser dans l’arc narratif, mais ne comporte aucune quête secondaire. Le jeu inclut aussi un mode multijoueur appelé Conteur, qui permet à un joueur de créer une intrigue et une quête complète pour un groupe de joueurs, laissant la possibilité au conteur de modifier le déroulement de jeu dynamiquement en fonction de leurs actions dans le jeu.

Le développement du jeu débute en avril 1998, puis s’étale sur une période de 24 mois, avec une équipe de douze personnes et un budget total avoisinant 1,8 million de dollars. Poussé par des contraintes de temps, Nihilistic Software livre un jeu imparfait à plusieurs niveaux.

Néanmoins, pendant son développement, Vampire est considéré comme le renouveau du jeu vidéo de rôle et reçoit la récompense du meilleur jeu de rôle au Game Critics Awards lors de l’E3 1999. Le jeu est ainsi très attendu mais il reçoit à sa sortie un accueil mitigé par la presse, les journalistes étant globalement déçus du résultat final, louant les graphismes du jeu et ses fonctionnalités multijoueur mais critiquant la qualité de l’histoire et des combats.

Vampire : La Mascarade – Rédemption connaît un succès assez important pour mériter la création d’une suite sortie en novembre 2004, nommée Vampire: The Masquerade – Bloodlines, suite indirecte qui partage le même univers fictionnel.

Vampyr (en prévision)

Vampyr est un jeu vidéo de type action-RPG développé par Dontnod Entertainment et édité par Focus Home Interactive, prévu pour fin en 2017 sur Windows, PlayStation 4 et Xbox One. Il est scénarisé par Stéphane Beauverger.

Jeu d’action-RPG, dans Vampyr le joueur incarne Jonathan Reid, un chirurgien devenu vampire. Dans un Londres délabré et envahi par la grippe espagnole, le joueur devra concilier son devoir de chirurgien et l’appétit vorace d’un vampire.

Vampyr E3 2016

Site officiel : http://www.vampyr-game.com/

 Article sur x-files saison 2 épisode 7 les vampires

 Article sur le film « Dracula  » d’après le livre de Bram stoker

Article sur le film « Entretien avec un vampire » d’après le livre d’Anne Rice

Article sur le film « Blade » d’après un comics

Article sur le film « Underworld  » de Len Wiseman

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