Symbolique du loup, animal totem

Symbolique

Les mythologies européennes, depuis les côtes de la Méditerranée jusqu’au nord de la Scandinavie, n’ont eu de cesse de relier le loup à la fécondité, à la protection, à la destruction, à la punition, au soleil et aux divinités héroïques qui incarnaient ces valeurs comme Apollon ou Belen.
L’aspect particulier de l’approche des peuples indo-européens par rapport aux Amérindiens du Nord est que le loup symbolise à la fois la protection et la destruction. Il existe donc à l’origine une dualité dans le culte ou la vision de cet animal. Le loup occupe une place dans toutes les religions d’Europe même monothéistes, il est respecté, vénéré ou craint.
Cette symbolique du loup se retrouve aussi chez les peuples turcs et mongols, originaires des steppes. Il est à rappeler que l’hypothèse kourgane (hypothèse majoritaire chez les spécialistes même si elle reste controversée), place l’origine des Indo-Européens dans la steppe pontique située au Nord de la Mer Noire et de la Mer Caspienne. On peut donc présumer une concurrence forte entre le loup et l’Homme dans ce biome.
Avant le développement de l’agriculture et de l’élevage, de nombreux peuples d’Europe se disaient descendants des loups et vouaient ainsi un culte au dieu-loup ancêtre.
Dans l’Antiquité, voir un loup avant le début d’une bataille était aussi présage de victoire, le loup étant l’animal symbolique du chasseur et du guerrier.

Photo de couverture : Wolf’s Rain (c)

Chez les Romains

Faunus Lupercus était le dieu des troupeaux, on le vénérait et invoquait sa protection contre les attaques de loups, il était particulièrement célébré pendant les Lupercales.

Dans la mythologie romaine il était également le symbole de Mars, dieu de la guerre. Chez les Sabins, peuple qui a fortement influencé la culture romaine, Mars (ou plus exactement Quirinus) était un dieu-loup ce qui a sans doute joué un rôle dans l’adoption du loup comme animal emblématique de Rome.

La Louve était et est toujours l’emblème de Rome, symbole de fécondité et de protection. Les jumeaux Romulus et Remus abandonnés au bord du Tibre furent recueillis, nourris et élevés par une louve, celle-ci devient donc l’emblème de la ville et sera par la suite vénérée par tous les citoyens de l’Empire. Le loup est à la fois le symbole du père Mars et de la mère nourricière du premier roi de Rome.

À Rome toujours, de la graisse de loup frottée sur la porte de la maison des nouveaux époux leur portait bonheur.
Il est également à noter que les prostituées romaines était appelées lupa : « les louves », terme qui donnera le mot lupanar désignant une « maison close ».

 

Rémus et Romulus la naissance de Rome

 

Statue de la louve allaitant Rémus et Romulus

 

Romulus et son frère jumeau Rémus sont les fils de la vestale Rhéa Silvia et du dieu Mars. Rhéa Silvia est la fille de Numitor, roi de la légendaire ville latine d’Albe-la-Longue (fondée par Ascagne, fils d’Énée) et dépossédé du trône par son frère Amulius. Celui-ci, craignant que ses petits-neveux ne réclament leur dû en grandissant, prend prétexte qu’ils sont les fils d’une vestale, qui avait fait vœu de chasteté, et ordonne qu’on les jette dans le Tibre.

Mais l’ordre est mal exécuté, les nouveau-nés sont abandonnés dans un panier sur le fleuve, survivent (par la probable protection des dieux), et sont découverts sous un figuier sauvage (le Ficus Ruminalis) situé devant l’entrée de la grotte du Lupercale, au pied du Palatin, par une louve qui les allaite. Un pivert, l’oiseau de Mars veille sur eux.

Tite-Live et Plutarque rapportent une autre explication de la légende : les jumeaux auraient été découverts dans la grotte du Lupercale par le berger Faustulus, gardien des troupeaux d’Amulius. Celui-ci les aurait confiés aux bons soins de sa femme Larentia, une prostituée — que les bergers appelaient lupa — Ce serait donc par un jeu symbolique que d’autres auteurs latins auraient créé le mythe de la louve biologique mère de Rémus et Romulus, tirant parti de la puissance redoutable de l’animal au profit de leur cité.

Selon une autre version rapportée par Plutarque dans La Vie de Romulus les jumeaux seraient les enfants d’une esclave et du dieu Mars. Une curieuse histoire du sexe viril du dieu Mars descendu par la cheminée et flottant dans la pièce est avancée, l’esclave remplaçant la princesse Rhéa Silvia qui refusait d’assouvir le désir du Dieu. En fait ils seraient d’Amulius, alors roi d’Albe-la-Longue, puis confiés au berger Faustulus.

Plus tard, les jumeaux, à qui est révélé le secret de leur naissance, tueront Amulius (égorgé par Rémus selon certains, transpercé par l’épée de Romulus selon d’autres) et restaureront leur grand-père Numitor sur le trône d’Albe.

Mythologie germanique et nordique

Quand Odin trônait dans son palais du Walhall, il était représenté avec deux grands loups qui étaient couchés à ses pieds comme dans le cas de Lug chez les Celtes. Dans la mythologie germanique, Fenrir le loup, le « Destructeur » est celui à qui incombe la destruction de l’ordre du monde, c’est l’exécuteur du Destin. Avant la fin du Monde deux autres loups (Managarm) devaient également dévorer le Soleil et la Lune ce qui serait le signe de la fin du monde et de l’affrontement final. Il semble que l’on retrouve ces thèmes dans la mythologie gauloise puisqu’un statère en or des Unelles représente un loup qui semble prêt à avaler une roue solaire. De même, une monnaie des Sylvanectes représente un personnage difforme dont le bras gauche est enfourné dans la gueule d’un monstre qui est vraisemblablement un loup.

Fenrir était le fils de Loki et d’une géante, il fut élevé par les Ases (dieux) mais il grandit si vite et devint si fort que ces derniers durent l’enchaîner.

Dans l’ancienne Germanie, comme chez les Gaulois, les guerriers se nourrissaient de loups pour acquérir ses qualités que sont la force, la rapidité et l’endurance. Ce rituel permettait de donner du courage aux combattants en les plaçant sous la protection des loups.

De nombreux anthroponymes germaniques (incluant les prénoms nordiques) sont composés avec l’élément vieux norrois ulfr, autrement ulfR, vieil anglais wulf, vieux haut allemand wolf (souvent réduits à -ulf, -olf comme deuxième éléments d’un composé), etc. signifiant tous « loup », par exemple : Gundulf, Arnulf, Rodulf, Hariulf, Wolfgang, Wulfram, Wulfila (ou Ulfila), Askulf, Thorulf, Ragnulf, Oddulf, Ingenulf, Haulf, Adolf, Thiudulf, Landulf, Pandulf, Gisulf, Wulfgar, Wulfstan, etc.

La plupart de ces anthroponymes sont tombés en désuétude en tant que prénom, mais il reste assez fréquents comme patronymes (cf. en Normandie : Renouf, Ingouf, Ouf, Surcouf, Ozouf, etc.) ou dans la toponymie.

Pierre runique représentant le loup Fenrir, Östergötland, Suède

Chez les Grecs anciens

Le loup était appelé « lycos » (rac. Λυκw terminée par une labio-vélaire évoluant en k- en gr. et p- en lat.)15. Dans la langue grecque primitive, les deux termes utilisés pour désigner la lumière et le loup étaient si proches qu’ils finirent parfois par se confondre : Apollon Lycien, selon les interprétations, désigne soit le dieu de la lumière soit le dieu-loup. Le loup étant également l’emblème du dieu solaire Apollon pour ses actes justiciers.

Zeus marié à Héra eut une aventure avec Léto qui était enceinte de celui-ci. Pour protéger Léto, Zeus la transforma en louve et la mena sur l’île de Délos, où elle mit au monde leurs deux enfants : Apollon et Artémis. Ayant une louve pour mère, ils furent surnommés Artémis Lycaea et Apollon lycien.

Dans Apollo the Wolf-god, Daniel E. Gershenson voit en Apollon un dieu d’origine indo-européenne, dont les attributs principaux seraient rassemblés dans l’expression Apollon dieu-loup. Cet auteur s’inscrit dans la lignée des travaux de Louis Gernet Dolon le loup et de Henri Jeanmaire Couroï et Courètes.

Par là, il faut entendre non pas le culte de l’animal en lui-même, mais de son symbolisme de loup mythique, pouvoir duquel est exercé par le vent considéré tant par ses vertus bénéfiques que destructrices. Les vents, comme Zéphyr le vent-loup, peuvent être favorables aux semences, mais sont aussi tenus pour issus des cavernes et cette origine souterraine les met en relation avec les Enfers. Le vent est ainsi le passage entre le chaos et le cosmos.

Ceci explique le rôle de la divinité comme tuteur des éphèbes, de jeunes guerriers qui accomplissent leur initiation d’adultes, sa fonction de protecteur du grain semé et enfin sa qualité de dieu de la prophétie qui révèle les mystères et initie les musiciens et les poètes. Le Lycée, créé par Aristote, est placé dans un gymnase jouxtant le temple d’Apollon Lykeios. Apollon Lykeios, le dieu-loup, serait le maître des passages, dieu qui transforme les forces chaotiques des confréries de loups-garous de l’adolescence vers l’âge adulte, qui dévoile par la prophétie ou la Pythie le monde caché vers le découvert.

Gershenson présente de nombreux témoignages dans le monde européen qui pourraient montrer que ce dieu-loup et dieu-vent remonte à une période antérieure à la séparation des peuples européens qui ont pénétré en Europe centrale et méridionale. Ses déductions ont été confirmées plus tard par Bernard Sergent, un auteur qui a notamment souligné le lien d’Apollon avec les loups et son rôle joué dans les initiations, ainsi que son origine indo-européenne. Apollon est particulièrement associé à Borée, le Vent du Nord. Lug, son équivalent celtique, est un « chevaucheur de tempêtes ». Sergent a cependant accusé Gershenson de donner une vision trop réductrice d’Apollon, ce dieu ayant une personnalité beaucoup plus riche que celle décrite dans cette thèse

À Delphes, le temple d’Apollon était gardé par un loup de bronze, en souvenir d’un vrai loup qui aurait protégé les trésors du temple contre un voleur. Dans la mythologie grecque, le dieu Hadès, maître des Enfers apparaît également vêtu d’une peau de loup.

En Égypte

De tous les Égyptiens, les habitants de Lycopolis (Assiout) et du nom Lycopolite étaient les seuls qui se permissent de manger de la chair de brebis et de mouton; aussi avaient-ils beaucoup de respect pour les loups; ce que signifie le nom que les Grecs leur ont donné (lycos = loup). Elien rapporte même que, dans toute l’étendue de leur district, ils avaient eu soin d’arracher une plante du genre des aconits, connue sous le nom vulgaire d’étrangle-loup, de peur qu’il n’en arrivât quelque accident funeste à l’animal objet de leur vénération. Il est bon d’observer que le loup d’Égypte n’était autre que le chacal noir, emblème ordinaire d’Anubis; c’est pourquoi ce dieu était ordinairement représenté avec une tête de loup ou de chacal. De plus, Osiris, qui avait souvent échappé aux poursuites de Typhon en prenant la figure de divers animaux, paraît avoir affectionné particulièrement la forme du loup, car il se métamorphosait souvent en cet animal.

Animal totem selon amérindiens

Souvent associé avec le pouvoir spirituel que l’homme devait acquérir afin de devenir un bon chasseur. Le loup symbolise la famille, l’endurance, l’Intuition, l’Apprentissage. C’est l’éclaireur , celui qui va au-devant des autres pour choisir la meilleure route. Il est aussi celui qui innove, qui découvre les nouveaux secrets et les partage. Comme le chien, il est de nature solitaire. Nous apprendrons le détachement tout en conservant des liens serrés avec notre entourage.

Le symbole animal du loup est le douzième esprit totem de la roue de la vie des chamans amérindiens. Il correspond en occident à notre signe astrologique des Poissons auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.
Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du chaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.

Ce n’est qu’avec l’avènement du christianisme que le loup, comme nombre d’autres animaux nocturnes, a été diabolisé. Animal de meute ou loup solitaire, ce noble habitant des forêts fut longtemps respecté à juste titre : on pensera entre autre à « la louve romaine » qui fut la nourrice des fondateurs de Rome, Romulus et Remus et qui à ce titre à un rôle civilisateur de premier ordre dans la mythologie latine.

Un peu plus tard, le loup fut assimilé à l’idée de sauvagerie. Encore que ce terme mérite d’être discuté : s’il est regrettable que le loup soit devenu le symbole de la cruauté ou de l’agressivité gratuite (surtout à travers les contes pour enfants), il est plus intéressant et surtout plus juste de le considérer comme la figure animale de la sauvagerie positive (à rapprocher de l’idée de « bon sauvage »), c’est-à-dire de ce qui ne peut être domestiqué, asservi.

Car quand le loup est domestiqué, il devient chien mais n’est plus loup. Et n’est-ce pas précisément le fait que le loup refuse toute intégration dans la société humaine, dans la civilisation des hommes, qui l’a conduit à devenir une bête effrayante ? On sait bien en effet à quel point les attaques de loups contre l’homme sont rares, voir inexistantes en dehors des cas de rage lupine.

Il faut donc voir dans la phobie de l’homme à l’égard du loup quelque chose de plus profond, de plus caché : la peur de ce qui échappe au contrôle humain, de ce qui reste profondément libre. On évoquera d’ailleurs à ce sujet plusieurs cas où des loups, pris par de cruels mâchoires de piège ont préféré s’arracher la patte entravée plutôt que de rester prisonniers.
Car le loup, c’est avant tout un symbole de liberté spirituelle, de cette part de notre âme que tous ceux qui ont été confronté à la torture ou à l’emprisonnement savent inaliénable. Et n’est ce pas cette part d’âme que rien ne peut nous retirer qui se reflète dans l’œil du loup, à la nuit tombée, en argentant son regard ? Plutôt souffrir, plutôt se mutiler soi-même qu’accepter de perdre sa liberté, voilà un des messages communs à la fois au loup totémique et au signe des Poissons.

D’ailleurs, Fenrir, le loup géant de la mythologie scandinave ne véhicule pas d’autre message : enchaînés par les dieux (parce que dérangeant l’ordre divin, le dogme civilisateur), la prophétie annonce qu’il ne se libérera qu’à la fin des temps, à la fin du cycle.
Le loup comme les Poissons constituent la dernière étape des roues de vie amérindienne et zodiacale : ils sont la fin du cycle, ceux qui brisent l’ordre monotone des choses et inaugurent un ailleurs, une nouvelle époque car ils sont par excellence reliés à une autre réalité, une autre dimension (plus spirituel à n’en pas douter) et c’est précisément ce qui les rend si différents. Les natifs du loup comme les natifs du Poissons vivent dans leurs mondes et quiconque essaie de les en arracher les condamne à mourir ou à se sentir aussi enchaînés que Fenrir.

Les chamans amérindiens ne manquèrent pas non plus de noter l’aspect de dévouement et de sacrifice propre au loup. Animal grégaire, sa vie sociable est d’une grande richesse et d’une grande complexité tout comme celle des Poissons et, surtout jeune, il est prêt à payer de lui-même pour le bien de tous.
En vieillissant, il n’est pourtant pas rare que, las des concessions sociales et de la hiérarchie, il finisse par s’isoler, s’exclure lui-même du groupe sans doute parce qu’il sent le temps de découvrir l’au-delà venu et qu’il sait devoir s’y préparer.
Cela lui valu d’être très justement considéré comme un initiateur au sacré, un passeur entre le monde terrestre et le monde spirituel. Sa connaissance de l’âme humaine et des secrets de l’au-delà le fit même régner sur les morts, chez les algonquins par exemple. On se rappellera bien sûr du cri déchirant du loup qui hurle à la mort…ce qui est sans doute sa façon de parler avec les forces invisibles.

Source : A2L Astrologie

 

Dans le monde des animaux totems, le loup peut symboliser :

  • Une intelligence vive
  • L’appétit de liberté
  • Une connexion profonde avec nos instincts
  • Un sentiment de menace, le manque de confiance en quelqu’un ou en vous-même

Les significations positives soulignent un lien profond avec votre intuition et instinct. Sur le plan négatif, le loup pourrait représenter une menace perçue ou un manque de confiance en quelqu’un ou dans vos actes. Cet animal totem reflète aussi une forte intelligence et la capacité de gérer des questions importantes stratégiquement et avec tact.

Source : Animal-totem

Le loup solitaire

Lydie Martin auteure/illustratrice (c)

« Les chercheurs ont compris qu’ils contribuent à créer des connections génétiques entre les différentes meutes et à repeupler l’Europe centrale. »

Source : Loups solitaires en toute liberté

Petite parenthèse, le terme de « loup solitaire » est une traduction de l’expression anglaise « lone wolf ». Selon la Anti-Defamation League (Ligue antidiffamation), le terme aurait été popularisé par les suprémacistes blancs Alex Curtis et Tom Metzger dans les années 1990. Ensuite ce terme fut adopté par les agences gouvernementales américaines et par les médias pour désigner des individus utilisant cette stratégie. Le FBI et la police de San Diego nommèrent leur opération de surveillance des activités de Curtis « Operation Lone Wolf » largement à cause du fait que Curtis encourageait d’autres suprémacistes blanc à suivre l’activisme de type « loup solitaire ». Un loup solitaire est une personne qui commet des actes violents en rapport avec un groupe, un mouvement ou une idéologie mais le fait seul, en dehors de toute structure de commandement.

Cette expression a injustement été utilisée, car on ne saurait comparer la barbarie humaine à la pureté de la nature. Alex Curtis et Tom Metzger sont des imbéciles, esprit plat sans aucun respect pour la nature, pour les loups et pour eux même.

Informations complémentaires :

« Plus longtemps que nous, les Indiens ont gardé un mode de vie semblable à celui du loup, c’est-à-dire en clans nomades vivant de chasse, de pêche et de cueillette. »

« Bien plus qu’une « vénération« , c’est un profond respect qui habite l’Indien à l’égard du loup. L’inverse est probablement vrai également. Plusieurs tribus ont, en effet, uni « le loup et l’Indien », d’égal à égal. »

« Tout était bon pour tuer cette bête malfaisante, et l’église n’a pas été en reste en diabolisant cet animal. « 

« Les loups vivent donc en meute, une cellule familiale qui peut regrouper entre 5 et 15 individus  »

« Loups gris, loups rouges, à crinière, loups d’Éthiopie, de Tasmanie… il existe 32 sous-espèces de loups que les scientifiques répertorient en fonction de leur taille, leur couleur, leur localisation géographique et leur environnement écologique. Un loup mesure entre 1,10 mètre et 1,50 mètre de long et peut peser jusqu’à 80 kilos. »

« L’image du loup pâlit à mesure que les populations de cueilleurs et de chasseurs se sédentarisent. Agriculteurs et bergers lui deviennent hostiles. »

En zoologie, le mâle dominant ou mâle alpha est l’individu d’un groupe d’animaux que les autres membres suivent, auxquels ils obéissent ou se soumettent. Chez certains animaux, l’individu dominant est une femelle. On parle alors de femelle dominante. Le mâle dominant a la priorité pour manger ou s’accoupler, voire, chez certaines espèces, le mâle dominant a l’exclusivité des femelles et est le seul mâle qui peut s’accoupler. Le mâle dominant peut avoir des prérogatives fortement ritualisées telles que le droit de prendre la tête d’une procession.

 » Je dirais plutôt un couple alpha. Il s’agit des meneurs qui prennent toutes les décisions nécessaires pour le bien-être de leur meute tout entière et sont les seuls à se reproduire.
Les individus alphas sont par définition les plus hauts dans la hiérarchie d’un groupe. Ils ont pour missions instinctives l’organisation des repas, l’initiative des départs en chasse et guident la meute pendant la chasse. Ils sont  aussi les premiers à manger lors de la capture d’une proie.
Ils jouent un rôle très important dans l’initiation et l’organisation des déplacements de la meute. Ils assurent la défense du territoire par des marquages olfactifs, voire double marquage qui constituent d’ailleurs l’un des meilleurs indicateurs du statut de reproducteur dominant,  en plus de l’initiation aux hurlements. Le couple alphas s’attribue les meilleurs endroits de repos, une zone d’isolement spécifique au couple dominant. Les autres membres du groupe n’y ont pas accès et la dominance du mâle alpha est totale. C’est là que se déroulent les accouplements. L’un des rôles les plus importants du couple alphas est de réguler les activités reproductrices de la meute. Cette régulation empêche ainsi de détruire les proies par surconsommation, ce qui signifierait la mort de la meute à plus ou moins long terme. On les reconnaît à leurs postures, oreilles droites, regard fixe, queue dressée. « 

 

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