Symbolique de la lame et du Calice (Da Vinci Code)

Symbolique

LE CALICE

Dans certaines sociétés traditionnelles, c’est le symbole de la femme, car c’est la forme de la pilosité pubienne ; par exemple, le foyer (feu) entretenu par la femme est constitué de trois pierres. Dans le film Da Vinci Code, Robert Langdon, symbologiste américain évoque la figure du triangle inversé comme le code de la fécondité, de la féminité en parlant de Marie Madeleine. Très controversée, cette théorie a été anéantie par l’église mais revient dans le film La Passion du Christ où Marie Madeleine est une ancienne prostituée et devient chrétienne dévote.

Cène avec Marie-Madeleine à l´Église de saint Pierre, martyr et de saint Nicolas, évêque de Valencia dans cette ville.

Sur ce tableau, on aperçoit Marie Madeleine à droite de Jésus, entourés de leurs apôtres. Devant Marie Madeleine se tient une coupe sur la table. On retrouve ici le symbole féminin à travers les symboles chrétiens, Jésus qui tient l’Ostie et le verre au premier plan rempli de vin (sang du Christ) ainsi qu’un repas partagé. Les apôtres portent tous une auréole divine qui marque les saints,  mais n’est pas présente sur la tête de Marie Madeleine. Ce tableau est une peinture non revendiquée par l’église comme les nombreux travaux de Léonard de Vinci. La coupe présente sur la table pourrait être en vérité le Saint Graal du mythe.

On peut également noter que le triangle inversé est un symbole ésotérique de l’eau, élément féminin. (Voir lien sur la symbolique des éléments) La coupe est aussi présent dans les tarots de Marseille :

Représentent le principe passif ou féminin qui permet la germination. Les Coupes sont associées au cœur, aux sentiments, aux émotions, aux affections, aux amours et aux amitiés, aux liens de sang, à la famille, au foyer, à la parenté, à l’âme humaine et à ses secrets, à l’empathie (parfois, intuition), à la compassion sous-jacente de l’action, au mystique, au religieux (parfois, au spirituel), aux valeurs et au code moral, aux Arts, à la créativité, aux petits et grands plaisirs de la vie. Cette suite parle aussi de bonnes relations, de nouvelles romances, d’amis et d’amants, de nouvelles relations, d’insatisfaction face au statu quo, des tourments de l’âme, d’éventuelle perte affective, des peines de cœur, de la perte de ses illusions, des relations passées qui affectent les relations actuelles; puis de la recherche et même de la quête de quelque chose, parfois d’un sens à la vie.
* Les personnages des Coupes sont considérés comme des gens au grand cœur, souvent sages, ayant une prédisposition naturelle pour prendre soin et soutenir les autres (ex: thérapeute, prêtre, psychologue, infirmière, etc).

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Le saint Graal

Le Graal est un objet mythique de la légende arthurienne, objet de la quête des chevaliers de la Table ronde. À partir du XIIIe siècle, il est assimilé au Saint Calice (la coupe utilisée par Jésus-Christ et ses douze disciples au cours de la Cène, et qui a recueilli le sang du Christ) et prend le nom de Saint Graal. La nature du Graal et la thématique de la quête qui lui est associée ont donné lieu à de nombreuses interprétations symboliques ou ésotériques, ainsi qu’à de multiples illustrations artistiques.

Le Graal est un objet mystérieux :

– c’est un objet sacré aux pouvoirs puissants : seul un être pur pourra le trouver et en prendre possession ;
– selon certaines légendes, sa découverte annonce la fin des Temps Aventureux.

Pourtant, tous les chevaliers le cherchent, et le monde n’aura de paix qu’après sa découverte, mais, paradoxalement, c’est à celui qui ne le cherchait pas qu’il sera donné de le trouver, selon Wolfram. On peut ainsi donner plusieurs interprétations à la quête des chevaliers :

– l’énergie dépensée et les épreuves rencontrées font grandir ou révèlent les qualités des chevaliers, éventuellement leur permettent d’en acquérir de nouvelles. Il s’agit donc d’une quête initiatique.
– la recherche d’un objet sacré comme but dans la vie, et même au risque de sa vie, montre que la finalité peut être plus importante que sa propre existence : vision chrétienne de la vie terrestre, vécue comme un passage avant un monde meilleur.
– le Saint Graal déposé au centre de la Table Ronde, lieu de rencontre des puissants, marque symboliquement l’instauration du christianisme grâce aux pouvoirs temporels (politiques ou militaires). Il montre aussi la primauté du religieux sur le temporel, puisqu’il justifie les efforts accomplis par les chevaliers.
– l’ancienne civilisation celtique druidique puis médiévale païenne, chaotique, faite de magie, de sorcellerie et de superstition, se termine pour laisser place à la civilisation chrétienne.

Le Saint Graal, par Dante Gabriel Rossetti

Le Graal est un symbole multiformes qui renferme en lui différentes significations. C’est un intermédiaire pour la divinité et il représente la multiplicité de la puissance de Dieu. Parmi ses différents attributs il y a celui de représentant du principe créateur, et en général tous ce qui est lié à la vie : guérison, naissance et régénération. Ses chantres lui ont fait assumer différentes formes, calice, pierre, vase, mais ses propriété régénératrice sont constantes. La forme principale sous laquelle est connu le Graal est celle d’un calice ou plus généralement d’un conteneur.

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LA LAME

La lame est associée au masculin dans le film Da Vinci Code. Ce symbole est également associé à celui du triangle.

Lien vers la symbolique du triangle ou forme pyramidale

Le triangle est une figure particulièrement intéressante, car toute forme aux contours brisés (c’est-à-dire dont le contour est constitué de traits droits) peut être découpée en triangles (c’est un des sens du terme « triangulation ») ; si l’on connaît les propriétés des triangles, on peut en déduire les propriétés de cette figure quelconque. Si la figure a un contour courbe, on peut l’approcher par une ligne brisée et se reporter au cas précédent.  Le triangle est également le symbole de la stabilité, utilisé par exemple dans le symbole de la Sécurité civile. C’est le profil spontané que prend un tas de sable ou de gravier. Il est de ce fait à la base des constructions traditionnelles (hutte, tipi, wigwam…) et a été largement adopté par les architectes : c’est le profil des pyramides égyptiennes, mais aussi celui des toitures, des flèches de cathédrale…

Le triangle est aussi le profil de la pointe de flèche, le symbole de la direction, de la détermination, de la pénétration. C’est le profil de l’aile d’un deltaplane ou du Concorde, des avions de chasse modernes.

Jeanne d’Arc en armure (miniature du XVe siècle). Portrait imaginaire et idéalisé

Lame ou épée sont présentes partout dans les mythes et histoire du monde, depuis la lame du samouraï jusqu’aux symboles franc-maçonniques (purification).

Coutumes liées à la lame au Japon

Il existe de nombreuses coutumes liées au sabre japonais. Cela peut s’expliquer selon différents points de vue. D’une part, le sabre représente un symbole religieux et social et d’autre part, le sabre est une œuvre à la fois dangereuse et relativement fragile.

– Ne jamais sortir entièrement la lame de son fourreau (saya) pour le présenter : à l’origine, cette coutume servait à garantir la sécurité des personnes alentour. Toutefois, cette coutume est restée très présente de nos jours pour les mêmes raisons. En général, on se doit de demander l’autorisation du propriétaire pour dégainer entièrement la lame, et surtout, on doit se tenir à bonne distance de celui-ci. La lame ne doit jamais être pointée vers le sol car en cas de chute, sa pointe risquerait d’être endommagée. De plus, lors de déplacement, la lame ne doit jamais être à l’horizontale. En général, on la tient verticalement, pointe vers le haut, tranchant vers celui qui le tient.

– Ne jamais toucher la lame avec ses doigts. Il arrive souvent que certaines personnes veuillent vérifier le tranchant ou la surface de la lame. Malheureusement, une lame est très sensible à l’acidité de la sueur et s’en trouvera endommagée, c’est pourquoi il ne faut jamais se laisser aller à un tel acte. L’œil reste le meilleur outil d’observation.

– Saluer discrètement la lame lorsqu’on la sort de son fourreau (dans la mentalité japonaise, un objet d’art mérite d’être reconnu pour ce qu’il est).

Franc-maçonnerie

Symboles maçonniques sur l’épée de La Fayette.

L’épée est le symbole de la noblesse et de l’adoubement initiatique pour les chevaliers. C’est un passage initiatique ;

On peut également noter que le triangle est un symbole ésotérique du feu, élément masculin. (voir article sur la symbolique des éléments) Les lames sont aussi présentes dans les tarots de Marseille :

Les Épées représentent l’union des principes actif et passif, symbolisant la lutte constructive pour réaliser l’action. Réfèrent au monde de la pensée et de l’esprit, de la Vérité qui rend libre, des défis à relever et des difficultés à surmonter (luttes, conflits, santé, affaires de justice, gouvernants, etc); de même qu’à l’intelligence, à la puissance transformatrice de la pensée, à la communication. Cette suite évoque la lutte parfois difficile ou douloureuse, mais requise, pour réaliser l’action; car elle implique la nécessité de faire le tri entre l’ivraie et le bon grain, pour remettre de l’ordre dans les affaires et pouvoir progresser librement de nouveau. Ce combat sous-tend la possibilité de blessures, la potentialité de la mort, la coupure de relations, le changement drastique qui transforme une vie, le risque à prendre d’une victoire ou d’une défaite, l’éventuelle intervention du Pouvoir qui décide et qui tranche (telle l’épée de la Justice, le scalpel du médecin, les mots incisifs qui saisissent et font cesser les obstacles, etc). Les Épées sont donc associées au monde de l’intelligence – qui inclut la faculté de discernement –, de la gouvernance, de la parole et des mots, des communications efficaces et sans appel; mais aussi aux polémiques, à la nécessité de faire éclater la vérité pour se libérer et avancer, aux luttes et litiges qui peuvent amener coupure de contact et rupture de relation. Sur Terre, chacun aspire à une vie où règne l’ordre, l’équité, la liberté, la sécurité et la paix de l’esprit. Cette suite exprime donc les petits ennuis de la vie (manque ou excès de l’énergie des Épées) et les impacts d’un vécu relié aux conflits, aux épreuves, aux souffrances, aux frustrations, au surmenage et au burn-out, aux malheurs, aux déprimes et dépressions, à la maladie et aux accidents, au veuvage ou à la mort éventuelle, aux contrats et paperasses officielles (dont les diplômes), aux problèmes divers, aux escroqueries ou aux faillites, aux ennemis (cachés ou non), aux mauvais sorts et sortilèges, aux égrégores (forme-pensée négative), aux sciences occultes, aux choses secrètes, aux scandales, aux abus de pouvoir, aux procès et litiges, etc.

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Lien vers la symbolique des éléments

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