Planète X, Sedna, Nibiru noms donnés à un mystérieux corps caché dans le système solaire

Para Sciences

 

  • Sedna ou planète X

https://science.nasa.gov/science-news/science-at-nasa/2004/16mar_sedna

La planète X est le nom donné à une planète hypothétique située au-delà de Neptune, qui pourrait donc être considérée comme la neuvième planète du Système solaire.

À la suite de la découverte de la planète Neptune en 1846, sur la base des perturbations observées sur la trajectoire d’Uranus, la septième des planètes alors connues, de nombreuses spéculations sur l’existence d’une autre planète pouvant exister au-delà de son orbite commencèrent à émerger. La recherche a commencé dès le milieu du XIXe siècle, et a culminé au début du XXe siècle quand l’astronome Percival Lowell présenta l’hypothèse de la planète X pour expliquer des contradictions apparentes dans les orbites des planètes géantes gazeuses du système solaire, en particulier Uranus et Neptune1. Cette planète invisible aurait une période orbitale de 25000 ans et perturberait Uranus, et causerait ces irrégularités.

La découverte de Pluton, par Clyde Tombaugh en 1930, a semblé valider l’hypothèse de Lowell, et Pluton est alors officiellement considérée comme la neuvième planète… jusqu’en 2006. Dès 1978, Pluton a été jugée trop petite pour que sa gravité puisse affecter les planètes géantes gazeuses, ce qui entraîna une brève recherche d’une dixième planète, mais cette recherche a été généralement abandonnée dans les années 1990, quand une étude des mesures effectuées par la sonde spatiale Voyager 2 a montré que les irrégularités constatées dans l’orbite d’Uranus s’expliquaient par une légère surestimation de la masse de Neptune. Après 1992, la découverte de nombreux petits objets glacés ayant des orbites semblables ou même plus grandes que celle de Pluton a conduit la communauté des astronomes à débattre du maintien de Pluton dans le même statut que les autres planètes solaires, ou si elle et les autres corps transneptuniens voisins devaient, comme les astéroïdes, avoir leur propre classe. Bien que certains des plus grands membres de ce groupe aient été décrits lors de leur découverte comme des planètes, l’Union astronomique internationale a reclassé en 2006 Pluton et ses grands voisins comme planètes naines, ne gardant donc que huit planètes dans le système solaire.

Aujourd’hui, la communauté astronomique accepte largement que la planète X n’existe pas telle qu’envisagée initialement, mais ce concept de Planète X a été repris par un certain nombre d’astronomes pour expliquer d’autres anomalies observées à la périphérie du Système solaire. Dans la culture populaire, et même pour certains astronomes, la Planète X est devenue un symbole de la planète inconnue dans le Système solaire externe, indépendamment de sa relation avec l’hypothèse de Lowell. Des hypothèses sur l’existence d’autres planètes transneptuniennes ont également été émises, en s’appuyant sur des preuves différentes, la plus récente étant la Planète Neuf.

2003 : La présence de Sedna

En 2003, (90377) Sedna fut découverte. Elle possède une orbite extrêmement excentrique, qui n’est pas influencée par Neptune ou par un autre corps du système solaire interne, car elle en est trop éloignée. Cette orbite a intrigué John Matese qui décida de poursuivre ses calculs avec l’aide de Rodney Gomes et Jack Lissauer. Les caractéristiques de l’orbite de Sedna pourraient confirmer la théorie d’une autre planète éloignée et excentrique dans la zone externe du système solaire42.

Si elle a la masse de :

la Terre, elle se trouverait vers 1 000 ua ;
Neptune, elle se trouverait à 2 000 ua ;
Jupiter, elle se retrouverait à 5 000 ua ;
5 Jupiter, elle se trouverait à plus de 8 000 ua, ce qui se rapproche des premiers calculs de Matese.

D’autres corps ayant une orbite excentrique pourraient renforcer l’intérêt de cette théorie, comme 2000 CR105 ou 2006 SQ372.

Pour la plupart des astronomes, il est très difficile d’imaginer que Sedna ait pu maintenir une telle orbite excentrique et elliptique durant ces derniers milliards d’années. La mécanique céleste impose que cette excentricité se réduise progressivement au fil du temps, et que le corps céleste finisse par avoir une orbite plus circulaire. Donc « il est logique de supposer que l’existence de Sedna puisse s’expliquer par un effet d’attraction inconnu en périphérie du Système Solaire, dû à un compagnon obscur du Soleil ». Sedna subirait donc une perturbation gravitationnelle périodique par un objet massif, ce qui aurait empêché son orbite d’évoluer vers une forme plus normale43. John Matese poursuivit ses recherches sur ce corps hypothétique, et publia un communiqué en avril 2010.

Lexicon — Image:EightTNOs.png from Wikimedia Commons, made and upload by Lexicon, released as GFDL+cc-by-sa-2.5,2.0,1.0 Image:EightTNOs.png into French.

2005 : La découverte d’Éris

Divers objets de grande taille (plus grands que Cérès) tels que Sedna et Orcus, plus petits que Pluton/Charon mais aussi Éris, ont été découverts, mais ils ne correspondent pas aux critères de la recherche, la plupart des astronomes s’accordant à dire qu’ils sont trop petits pour être considérés comme suffisamment perturbateurs. Ils ont même provoqué le déclassement de Pluton, qui est maintenant officiellement une planète naine, réduisant du coup à 8 le nombre de planètes de notre système solaire.

Eris sera d’abord mesuré comme 4 % plus grand que Pluton, il est finalement estimé 30 à 40 % plus gros. Eris comme Pluton, sont actuellement qualifiés de « plutoïdes », des corps sphériques, avec une orbite autour du Soleil et une distance moyenne au soleil supérieure à celle de Neptune.

Eris a pu être quelquefois qualifiée de dixième planète, après sa découverte.Les médias lui attribuèrent massivement, et lui attribuaient à l’époque le nom de « Xéna », (choisi pour le X ! ). Éris ne reçut son nom qu’après clarification de son statut, et c’est finalement l’obligation de trancher sur le statut d’Éris qui poussa à l’adoption d’une définition plus précise des planètes. L’objet qu’on présentait comme la dixième planète fut finalement responsable du déclassement de celle qu’on avait longtemps classée neuvième.

2008 : la Super-Pluton

Selon le magazine Ciel et espace de mars 2008, une planète de la taille de la Terre aurait des chances d’exister dans la zone externe du Système solaire, au-delà de la ceinture de Kuiper. L’existence de cette planète est proposée par Patryk Lykawka, de l’université de Kobe au Japon, et Tadashi Mukai. D’après des simulations numériques, cette planète de taille comparable à la Terre resterait à découvrir.

Le diamètre de ce « super-Pluton » a été évalué, à partir des simulations, entre 10 000 km (au minimum) et 16 000 km (au maximum). Son diamètre pourrait donc se comparer à celui de la Terre (12 756 km), et serait plus grand que celui de tous les corps déjà découverts au-delà de Neptune mais sa masse ne serait que de 0,3 à 0,7 masse terrestre.

En comparaison des planètes du Système solaire, l’orbite de Super-Pluton devrait être fortement inclinée par rapport au plan de l’écliptique (entre 20° et 40°). Les orbites des planètes sont quasi-circulaires et coplanaires (seule Mercure possède une orbite inclinée (7°) et excentrique (0,2) de manière significative). Alors que ce corps posséderait une orbite extrêmement excentrique, se situant au minimum à 80 UA (ce qui représente déjà une distance importante, que peu d’objets épars connus atteignent) pour dépasser les 270 ua à son aphélie.

D’après Lykawka, cette planète hypothétique aurait été assez éloignée pour laisser la plupart des autres objets en orbite de résonance intacte, mais suffisamment près pour que sa gravité influe sur certains corps, et pour engendrer la population des objets détachés comme Sedna. Lykawka et Mukai croient que les mêmes interactions gravitationnelles, qui façonnent les orbites de petites lunes autour des planètes, ont joué un grand rôle dans l’évolution de l’orbite de super-Pluton. Ces interactions ont été trouvées en 1962 par l’astronome japonais Yoshihide Kozai en regardant les orbites des astéroïdes. Il a montré qu’un groupe de gros objets en orbite dans le même plan peut réduire l’inclinaison relative de la trajectoire d’un objet plus petit; et la rendre plus circulaire. Le même effet a pu jouer pour l’orbite de la Planète X.

Vu sa distance supposée du Soleil, il devrait ressembler à ses congénères (les KBO et les Épars). Il s’agirait d’un monde glacé, avec une surface ayant beaucoup de ressemblances avec la planète naine Pluton, principalement composée d’un mélange d’hydrocarbures légers (comme le méthane), d’ammoniac et de glace d’eau (composition de la majorité des corps de la ceinture de Kuiper).

D’après Patryk Lykawka, cette planète serait en réalité constituée « d’un corps rocheux entouré de plusieurs couches de glace ». Il a ajouté que « comme elle était très froide, sa surface devrait être composée de glaces d’eau, d’ammoniac et de méthane ».

Sa température de surface ne pourrait dépasser 50 kelvins.

Un tel corps devait se trouver, 8 millions d’années après la naissance du Système Solaire, dans la zone des géantes gazeuses, plus précisément à proximité de Jupiter. À l’époque cependant, cette dernière était plus petite mais, en se formant au sein du nuage de poussière qui régnait alors dans le Système solaire, sa masse augmenta, et elle aurait finalement éjecté Super-Pluton au-delà même de la ceinture de Kuiper.

Cette déstabilisation aurait perturbé l’organisation de la ceinture de Kuiper vers 40 à 50 UA et aurait donné naissance à la falaise de Kuiper. Il est difficile d’expliquer pourquoi plusieurs corps ont des orbites tout à fait inclinées et allongées (plus excentriques) dans des distances entre environ 40 et 50 UA. En fait, en considérant l’architecture du Système solaire (8 planètes, la dernière étant Neptune), les astronomes s’attendaient à trouver des corps de Kuiper dans cette région surtout dans des orbites presque circulaires et couchées autour du même plan. Une autre remarque est que ces corps dans la région 40-50 ua peuvent représenter les restes de planétésimaux qui se seraient formés localement il y a plus de 4 milliards d’années. Ces objets pourraient donc offrir des indices uniques sur l’origine et l’évolution du Système solaire. Et en prenant en compte la perturbation gravitationnelle d’une planète extérieure, Patryk Sofia Lykawka avait constaté que cette planète pourrait remarquablement bien expliquer les orbites de ces épars pendant la première phase du Système solaire (il y a plus de 4 milliards d’années). Autrement dit, la planète a perturbé les orbites de plusieurs objets de Kuiper dans la région dite aujourd’hui de la « falaise de Kuiper » et ces derniers auraient acquis des orbites plus excentriques et inclinées.

2011 : Les calculs via WISE

John Matese et Daniel Whitmire ont calculé qu’une nouvelle planète de très grande taille pourrait se trouver dans la partie extérieure de notre système solaire, la périphérie externe du nuage d’Oort. Cette planète gazeuse serait quatre fois plus massive que Jupiter, la plus grosse planète orbitant autour du Soleil actuellement.

Les astrophysiciens John Matese et Daniel Whitmire ont prédit l’existence de ce corps en étudiant la trajectoire particulière qu’empruntent certaines comètes à leur entrée dans le système solaire.

L’orbite de la supposée planète baptisée Tyché, en l’honneur de la divinité grecque responsable de la prospérité des cités, se situerait à une distance de 15 000 ua, soit 375 plus grande que celle de Pluton.

Les scientifiques croient que de nouvelles données fournies par le télescope spatial Wide-Field Infrared Survey Explorer (WISE) de la Nasa permettront d’en déterminer l’existence d’ici deux ans.

Selon John Matese, cette planète a pu se former auprès d’une autre étoile, pour être ensuite captée par le champ gravitationnel du Soleil.

Les scientifiques estiment que Tyché serait presque entièrement composée d’hydrogène et d’hélium. Son atmosphère serait très semblable à celle de Jupiter.

Mais la conclusion de cette étude est très controversée. Après l’annonce de la découverte par le magazine britannique The Independent, l’équipe réunie autour du télescope Wise, dont les observations pourraient permettre de confirmer ou démentir l’hypothèse de John Matese et Daniel Whitmire, s’est empressée de publier un démenti catégorique sur sa page Facebook, parlant seulement d’une rumeur.

 2012 : Les calculs de Rodney Gomes

NASA/JPL-Caltech — http://www.nasa.gov/topics/universe/features/pia14093.html Vision d’artiste d’une planète vagabonde. Illustration utilisée par de nombreux sites pour illustrer la planète hypothétique.

Selon une étude de Rodney Gomes, une planète de quatre fois la taille de la Terre pourrait se trouver au-delà de Neptune. Trop lointaine pour être facilement repérée par des télescopes basés sur Terre, la planète invisible pourrait être gravitationnellement influente sur les petits objets de la ceinture de Kuiper, aidant à expliquer le mystère des orbites particulières de certains de ces objets.

Astronome de l’Observatoire national du Brésil à Rio de Janeiro, Gomes a présenté ses modèles informatiques récemment achevés suggérant l’existence de la lointaine planète lors d’une réunion de l’American Astronomical Society à Timberline Lodge, Oregone, en mai 2012. Les astronomes qui ont assisté à l’exposé trouvèrent les arguments de Gomes convaincants, mais ils dirent que beaucoup plus de preuves sont nécessaires avant que la planète hypothétique puisse être considérée comme réelle.

Dans son étude, l’astronome a analysé les orbites de 92 objets de la ceinture de Kuiper dont Sedna, puis a comparé ses résultats à différentes simulations de leur distribution, avec la présence et en l’absence d’une nouvelle planète. S’il n’y a aucun monde distant, conclut Gomes, les modèles ne produisent pas d’orbites suffisamment allongées pour six des objets étudiés.

Néanmoins, le diamètre de ce corps hypothétique n’est pas certain. Gomes pense qu’une planète de la taille de Neptune, environ quatre fois plus grosse que la Terre; et située à environ 260 milliards de kilomètres du Soleil (soit à peu près 1500 fois la distance Terre-Soleil), pourrait être suffisante. Mais une planète de la taille de Mars ou de la taille de la Terre, avec une orbite très excentrique conviendrait également. Dans ce cas, la planète se trouverait occasionnellement à quelque 8 milliards de kilomètres de notre étoile. Gomes imagine qu’il pourrait s’agir d’une planète vagabonde éjectée de son système solaire, puis capturée par l’attraction gravitationnelle du Soleil. Ou celle-ci aurait pu se former beaucoup plus près de notre étoile, avant d’être éjectée aux confins du système solaire.

Cependant, il sera très difficile de trouver ce corps car il pourrait être très sombre, et les calculs de Gomes ne permettent pas de déterminer la position de cette possible planète, elle pourrait se trouver n’importe où.

2014 : limites apportées par WISE

Selon un article de Kevin Luhman publié début 2014, le relevé WISE a permis d’exclure toute planète de masse similaire à celle de Jupiter à moins de 82 000 ua (~ 1,3umière a.l.), toute planète de masse similaire à celle de Saturne à moins de 28 000 ua (~ 0,42 années lumière) et toute naine brune de la masse de Jupiter à moins de 26 000 ua.

2014 : un nouveau signe dans l’orbite de 2012 VP113

Quand Sedna fut découverte, son périhélie exceptionnellement lointain a soulevé des questions quant à son origine. La solution la plus évidente pour déterminer l’orbite particulière de Sedna serait de trouver un certain nombre d’objets dans une région similaire, dont les configurations orbitales différentes fournirait une indication sur leur passé. Si Sedna avait été perturbée dans son orbite par une planète transneptunienne, d’autres objets trouvés dans la région auraient un périhélie similaire à Sedna (environ 80 unités astronomiques). En 2014, les astronomes ont annoncé la découverte de 2012 VP113, un objet de grande taille avec une orbite aussi excentrique que celle de Sedna, à une distance de 80 unités astronomiques, ce qui en fait le corps connu du Système solaire ayant le périhélie le plus grand. Les chercheurs pensent, comme le rapportent le Guardian et Science.com, qu’il serait possible qu’un objet de la taille de Mars, de la Terre ou même beaucoup plus gros se trouve aux confins du système solaire, ce que démontreraient des anomalies dans les orbites à la fois de 2012 VP113 et de Sedna, mais aussi d’autres objets de la ceinture de Kuiper.

En calculant l’orbite de 2012 VP113 avec le télescope de 6,5 mètres de l’observatoire de Las Campanas, au Chili, ainsi que celle de Sedna et de dix autres « objets de Kuiper extrêmes » (c’est-à-dire ayant un périhélie de plus de 30 unités astronomique et un demi-grand axe de plus de 150 unités astronomiques : 2010 GB174, 2004 VN112, 2000 CR105, 2005 RH52, 2003 HB57, 2007 TG422, 2002 GB32, 2007 VJ305, 2010 VZ98, 2001 FP185), les astronomes ont fait une découverte inattendue. Les douze astres « ont exactement la même configuration orbitale : ils passent tous au plus près du Soleil quand ils franchissent l’écliptique du sud au nord », déclara l’astronome qui a découvert 2012 VP113, Scott S. Sheppard. Or, pour Alessandro Morbidelli, les astres auraient dû changer peu à peu d’orientation et les orbites devraient avoir des orientations différentes. La probabilité qu’elles se trouvent dans la même configuration est de une sur dix millions. Et ces corps sont trop lointains pour être influencés par Neptune et en même temps pas assez pour l’être par les forces de marée galactique. D’après cet astronome, « pour verrouiller les orbites de la sorte », il faut l’influence « d’une grosse planète » ayant les caractéristiques orbitales observées et qui maintiendrait les petits astres dans son sillage. Les simulations à l’observatoire de Nice seraient compatibles avec l’hypothèse d’une nouvelle planète.

MagentaGreen — Ce fichier est dérivé de Planet-Nine-related-clustering-of-small-objects-detected.png: by user Prokaryotes sur Wikipedia anglais Orbite de la Planète 9 perturbant celle des autres objets de la ceinture de Kuiper.

2016 : Phattie, la Planète Neuf, une super-Terre vingt fois plus éloignée que Neptune ?

Le 20 janvier 2016, Konstantin Batygin et Michael E. Brown publient un article dans l’The Astronomical Journal où ils évoquent la possible existence d’une planète supplémentaire à grande distance du Soleil. De manière provisoire et officieuse, ils la baptisent « Phattie ». Cet article a par ailleurs été relu par Alessandro Morbidelli, astronome dynamicien de l’Observatoire de Nice. L’étude ayant abouti à cet article repart du constat, déjà évoqué par Trujillo et Brown en 2014, de l’orientation semblable de l’orbite de plusieurs objets transneptuniens : leurs périhélies ont des arguments (position angulaire par rapport au Soleil) proches. Selon cet article, il n’existe que 0,007 % de probabilité que ce regroupement soit dû au hasard. « Phattie », la planète annoncée, également appelée la planète Neuf (« Planet Nine » en version originale ; d’après son numéro d’ordre en termes de distance au Soleil) par les auteurs, serait située entre 300 et 600 unités astronomiques du Soleil, ne s’en approcherait jamais à moins de 200 unités astronomiques, et aurait une période orbitale de quinze à vingt mille ans. Elle aurait une masse de quelques fois celle de la Terre et serait donc une super-Terre ou une planète comparable à Neptune.

 Atour de Nibiru

Nibiru est un nom de l’astrologie babylonienne parfois associé au dieu Marduk. Nibiru apparaît comme un personnage mineur dans le poème de la création babylonien Enuma Elish de la bibliothèque d’Assurbanipal, roi d’Assyrie (668-627 av. J.-C.).

De fait, il s’est répandu la croyance que dans la mythologie babylonienne, Nibiru, Neberu ou Neburu était le nom par lequel on désignait :

– soit un astre associé au dieu Mardouk ;
– soit le dieu Mardouk lui-même.

De nos jours, une théorie veut en faire une planète inconnue dans le système solaire.
Textes anciens

Plusieurs théories ont été avancées quant à l’objet céleste en question. D’après les études archéologiques, il s’agit du nom akkadien de la planète Jupiter. Cependant, la Tablette 5 de l’Enûma Elish suscite des controverses : cette dernière se démarque en effet d’autres textes du fait qu’elle présente une Nibiru qui pourrait avoir été l’étoile marquant le pôle nord céleste — à l’époque α Draconis (Tauban) ou peut-être β Ursae Minoris (Kochab).

L’hypothèse de Zecharia Sitchin

Certains auteurs comme Zecharia Sitchin et Burak Eldem (en) soutiennent une toute autre théorie, jugée pseudo-scientifique par les astronomes, qui inclut l’idée que Nibiru serait un objet céleste encore non identifié par l’astronomie moderne. Cet astre supposé inconnu, la planète X, passerait à proximité de la Terre tous les 3 600 ans, et serait actuellement situé au-delà de Pluton. On l’assimile parfois à l’hypothétique planète Perséphone (astre supposé par certains astronomes sur base d’anomalies dans l’orbite de Neptune).

Sitchin3 suppose qu’une ancienne légende, L’Épopée de la Création, découverte dans les ruines de la bibliothèque d’Assourbanipal à Ninive, ne décrit pas des combats célestes symboliques opposant les divinités, mais des faits astronomiques réels, chaque divinité représentant une planète. Ce faisant, il remarqua qu’une planète inconnue était mentionnée en tant que Tiamat. Il affirme qu’une collision de Tiamat et de Nibiru, aussi nommée Mardouk, engendra la Terre et la ceinture d’astéroïdes ; Tiamat aurait été complètement détruite durant la collision.

Suivant son orbite, Nibiru ne passerait au voisinage de la Terre que tous les 3 600 ans, causant à chaque fois d’importantes perturbations et destructions4, une combinaison de facteurs aux effets dramatiques : séismes, tsunami, éruptions volcaniques, basculement de l’axe des pôles, terres englouties, changements climatiques, disparitions de certaines espèces animales, végétales et communautés humaines.

Autres théories

La théorie de Sitchin a été reprise par plusieurs mouvements New Age, qui associent la succession des différentes « ères » au passage de la planète Nibiru près de la Terre, et pour lesquels l’avènement du « Nouvel âge » correspondra donc à un nouveau rapprochement entre notre planète et l’astre mythique. La date de décembre 2012, présentée comme correspondant à un changement de baktun dans le compte long du calendrier maya, a été souvent avancée.

Marshall Masters, dans un de ses livres, appuie la théorie de l’existence de la planète X, Nibiru, dans le système solaire6. Il pense que le South Pole Telescope américain en Antarctique a été construit pour observer cette hypothétique planète.

À noter que l’écrivain et chercheur Anton Parks démonte cette théorie dans ses différents ouvrages.
Source: Wikipédia
Articles spéculateurs :

Définition :

  • Périhélie : Le périhélie est le point de la trajectoire d’un objet céleste en orbite héliocentrique qui est le plus proche du Soleil autour duquel il tourne.Cela se dit aussi de l’époque où l’objet a atteint ce point.

    L’antonyme de périhélie est aphélie.

    Le périhélie est une dénomination particulière du terme générique astronomique périapside

 

Image de couverture : NASA/JPL-Caltech/R. Hurt (SSC-Caltech)http://www.spitzer.caltech.edu/images/1144-ssc2004-05b-Artist-s-Conception-of-Sedna http://www.spitzer.caltech.edu/Media/releases/ssc2004-05/ssc2004-05b.shtml (OLD)

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