Piste 2 : Ile de Pâques – (Rapa Nui et Rapa Iti) Chili

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 L’Île de Pâques (Rapa Nui) a été découverte un 5 avril 1722 par le navigateur néerlandais Jakob Roggeveen.

Ce petit îlot de 118 km 2 est situé dans l’océan Pacifique et à 3700 km du Chili. Son climat  est semi- tropical, l’été débute en

décembre et fini en février. Sur place, les européens ont mis à jour une civilisation autarcique et avancée.

En effet, du point de vue de sa situation géographique, Rapa Nui est une des îles les plus isolées au monde.

Les polynésiens pensaient qu’au delà de leur territoire, il n’y avait rien.

•La Légende de Rapa Nui•

Les premiers migrants avaient réussi à construire, à partir de ressources assez limitées, une société technologiquement avancée. Ils avaient dressé des centaines de statues. Les importantes ressources en arbres dont ils disposaient le long de la côte furent épuisées en quelques siècles. Dès les années 1500 à 1600, l’île aurait perdu la majeure partie de sa végétation ; l’agriculture souffrant alors de l’érosion des sols. On suppose que les habitants auraient subi les effets des luttes tribales ; à partir de cette époque la construction des statues et des plateformes cérémonielles diminue considérablement. Puis les maladies apportées par des nouveaux venus (européens) et les déportations (l’esclavage pratiqué par les blancs) réduisirent encore la population.

À l’époque de la découverte par Jakob Roggeveen, neuf vai’hu (clans familiaux) se partageaient l’île : Aka’hanga, Anakena, Heiki’i, Mahetua, Taha’i, Tepe’u, Tongariki, Va’i Mata et Vinapu. Leurs territoires se rencontraient au centre de l’île, en un lieu (sacré, et réservé aux palabres) appelé Te pito o te fenua (« le nombril de la terre » souvent traduit à tort comme « le nombril du monde »). Les ahu (plate-formes à moaï) étaient aussi appelés Mat’a kite u’rani (les yeux qui regardent le ciel ou du ciel, ce qui est logique pour des représentations d’ancêtres divinisés, mais a été interprété par les européens de manière parfois très fantaisiste).

Les statues proviennent de la carrière de Rano Raraku, située sur les flancs et dans le cratère d’un volcan. On peut y voir un très grand nombre de moaïs (près de 400). Certains sont terminés et dressés au pied de la pente et d’autres non terminés, de l’ébauche à la finition. Le plus grand qui ait été érigé mesure 10 m de haut et pèse 75 t. Un des derniers resté inachevé fait 21 m de hauteur pour une masse estimée à 270 t. L’île de Pâques est surtout connue pour le mystère, longtemps inexpliqué, qui entourait la fabrication, mais surtout le transport, de blocs de basalte allant de 2,5 à 10 m de haut et l’élévation des moaïs. Un mystère qui ne fut éclairci que lorsque l’on comprit que l’île avait été boisée, et après que des reconstitutions des méthodes probablement employées eurent été faites sur le territoire.

 

 

 

AH2B07 Chili

Les sept découverts

D’autres interrogations portaient sur la découverte des plaquettes de bois couvertes de signes (les plaquettes Rongo-Rongo) qui restent en partie indéchiffrables malgré la traduction partielle de Steven Fischer, contestée par les linguistes spécialisés dans la langue austronésienne (qui voient des groupes verbaux, nominaux ou des phrases là où lui trouve des symboles conceptuels). Ces plaquettes ajoutent au mystère de l’île de Pâques car elles sont uniques dans la sphère culturelle polynésienne.

Les premières civilisations pascuanes ont laissé des tablettes et des sculptures en bois, des pétroglyphes dont la signification précise n’est pas encore déchiffrée, mais dont les répétitions de symboles (par exemple : oiseau-pénis-poisson-vulve-humain) ont été rapprochéesdes refrains traditionnels des hymnes généalogiques polynésiens (« les oiseaux ont copulé avec les poissons et ainsi ont été engendrés les premiers hommes »). L’origine des différentes vagues de peuplement est controversée (il semblerait, d’après les analyses génétiques, qu’ils soient d’origine polynésienne) mais il est acquis que la langue māori est austronésienne, avec toutefois des mots communs aux langues d’Amérique du Sud (par exemple « kumara », la patate que les pascuans sont allés chercher sur le continent).

 

 

Partie de la légende, les polynésiens envoyèrent sept éclaireurs qui ont découvert l’île.

Peu après, un roi (Hotu Matua) arriva avec son épouse, accompagnés d’une minorité de personnes et d’animaux afin d’assurer leur survie.

 

Les sept découvreurs orientés vers le déclin de Tautoru (la Ceinture d´Orion) au début de l´année Rapa Nui. « Ceci est un des exemples les plus significatifs d´orientation astronomique qui peut s´expliquer de forme raisonnable à travers l´utilisation d´informations ethnographiques pertinentes. » Belmonte dans Lull et al 2006.

 

La photo de M. Sanz de Lara, montre le déclin des étoiles d´Orion dans la direction vers laquelle regardent les moais de l´Ahu Akivi.

 

Source photo et théorie

Histoire complète de l’île de pâques

 

•Rapa iti – Des collines découpées en terrasses

Sur l’île de Rapa, également connu sous le nom de Rapa Iti (petit Rapa) pour le distinguer de Rapa Nui (grand Rapa, c.-à-d. l’île de Pâques). Les collines sont découpées avec des terrasses envahies de végétations et de pyramides mystérieuses. On ne le connaît pas qui a fabriqué ces structures…
« De même que les habitants de Rapa Nui, ceux de Rapa Iti aussi furent emmenés comme esclaves sur des navires péruviens, pour travailler dans les mines et dans les plantations de guano. Seulement 11 revinrent amenant des maladies et plus de la moitié des personnes de l´île moururent. »

source photo

 

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