Piste 1 : Santorini (Thera) – Crète

Atlantis

Photos de l’île volcanique, Cgeo (c)

Santorin, en grec  Σαντορίνη / Santoríni, aussi appelée Théra ou Thíra, Θήρα / Thíra, est une île de Grèce située en mer Égée. Elle est l’île la plus grande et la plus peuplée d’un petit archipel volcanique comprenant quatre autre îles, auquel on donne parfois son nom (voir archipel de Santorin). L’île, ainsi que celles de Thirassía et Aspronissi, est un vestige d’une ancienne île partiellement détruite vers 1600 av. J.-C. au cours de l’éruption minoenne . Santorin constitue l’un des principaux lieux touristiques de la Grèce, avec ses villages blancs à coupoles bleues perchés au sommet des falaises, ses panoramas sur les autres îles et la caldeira et ses sites archéologiques, notamment ceux de la ville antique de Théra et d’Akrotiri où furent retrouvées des ruines minoennes.

Voir galerie ruines d’Akrotiri

Thera theorie site (EN)

•Le site D’Akrotiri•

Akrotiri (en grec Le Cap) est une localité du sud de l’île de Santorin  (une des Cyclades en mer Égée), abritant un célèbre site archéologique. Durant la domination latine, Akrotiri constituait un des château de Santorin, sous le nom de La Ponta. Au centre du village se trouve la forteresse du Goulas (du turc «kule», tour) qui a été détruit en grande partie par le séisme de 1956. Akrotiri fut donné en fief en 1336 à la famille bolognaise des Gozzadini par le duc Nicolas Sanudo. Cette origine non-vénitienne leur permit de conserver leurs propriétés après la conquête turque, jusqu’en 1617.

Xeste 4 : Un magnifique bâtiment à trois étages, le plus grand qui a été mis à jour jusqu’à présent. Toutes ses façades sont revêtues de blocs rectangulaires en pierre de taille ou de tuff. les fragments de fresque qui ont été mis à jour jusqu’ici font partie d’une composition qui ornait les murs de chaque côté d’un escalier à l’entrée du bâtiment, dépeignant des personnages masculins de taille nature grimpant les marches en procession. C’était de toute probabilité un bâtiment public, à en juger de ses dimensions anormalement grandes, de son extérieur impressionnant et de la décoration de ses murs.

Une chambre du bâtiment Est est décorée par la fresque du printemps : l’artiste représentait avec une sensibilité particulière un paysage rocailleux, planté de fleurs de lys, entre lesquelles des hirondelles volent de diverses manières. Des tablettes de l’écriture Linear A ont été récemment découvertes dans le même bâtiment. Tous les quatre bâtiments ont conduits à des découvertes intéressantes comme des poteries importées abondantes, des pierres précieuses et des objets en bronze.

On doit la découverte des premiers vestiges d’Akrotiri à l’ouverture d’une carrière à l’occasion des travaux du canal de Suez, en 1860. En effet, les pierres ponces de l’île avaient été choisies par les ingénieurs de Ferdinand de Lesseps pour réaliser les parois du canal. Les fouilles systématiques ne démarrèrent cependant qu’en 1967 sous la direction de l’archéologue grec Spyridon Marinatos. Il mit à jour l’une des plus grandes sociétés égéennes du IIe millénaire avant notre ère, société qui apparaît avoir été fortement influencée par la civilisation minoenne présente en Crète à la même époque. Des fouilles partielles avaient été réalisées entre 1895 et 1903, par l’archéologue allemand Hiller von Gaertringen, qui a dirigé une étude remarquable de la ville de Théra. À l’écart de la ville, il exhuma le principal édifice pré-héllénique de la ville, le temple d’Apollon Karnéios, ainsi que la palestre et l’aire sacrée qui les relie, remontant au VIe siècle av. J.-C..

Les signes les plus anciens d’occupation humaine remontent au néolithique tardif (IVe millénaire av. J.-C. ou plus tôt), et vers 2000 – 1650 av. J.-C. Akrotiri devint un des ports égéens (2) majeur de l’âge du bronze. Certains des objets archéologiques qui y furent retrouvés provenaient en effet non seulement de la Crète voisine, mais également d’Anatolie, de Chypre, de Syrie, d’Égypte, du Dodécanèse et de Grèce continentale. Il a quelque 3 600 ans, une éruption désintégra le centre de ce territoire jadis circulaire. Elle ensevelit sous des tonnes de cendres la cité cosmopolite d’Akrotiri et provoqua un raz de marée qui détruisit les villes crétoises, anéantissant pratiquement la civilisation minoenne. Akrotiri est-elle à l’origine de la légende de l’Atlantide ?

Depuis le début des fouilles en 1967, le site a révélé des détails fascinants sur la vie urbaine pendant la période minoenne. Cette cité, dont l’architecture élaborée et les fresques remarquables (3) démontrent un haut niveau de civilisation, fut figée dans le temps par la terrible éruption du volcan de l’île (comme Pompéi et Herculanum lors de l’éruption du Vésuve en -79 )

Beaucoup d’objets et d’installations, abandonnés par leurs propriétaires, demeurent visibles : l’absence de restes humains semble indiquer que les habitants eurent amplement le temps de fuir avant la catastrophe(4).

On pénètre dans la ville par son artère principale bordée de boutiques et d’entrepôts commerciaux (5) : de grands vases de terre cuite, ou pithos, ont été découverts à cet endroit. Certains contenaient encore des traces d’huile d’olive, de poisson ou d’oignon. Près de la sortie, la grande place triangulaire, dont les bâtiments sur deux étages délimitent un vaste espace de rassemblement, donne un aperçu de la taille et du caractère très urbain d’Akrotiri.

Infos Akrotiri

 

 

 

 

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