Peur bleue (1985) de Daniel Attias

Cinéma

Peur bleue (Silver Bullet ou Stephen King’s Silver Bullet) est un film d’horreur américain réalisé par Daniel Attias sur le scénario de Stephen King d’après son roman L’Année du loup-garou (Cycle of the Werewolf, 1983), mettant en scène Corey Haim, Gary Busey, Megan Follows et Everett McGill. Ce film est sorti le 11 octobre 1985 aux États-Unis et le 15 janvier 1986 en France.

L’histoire se passe dans la petite ville de Tarker’s Mill (Maine) où vit la famille Coslaw. Jane, la fille aînée, a des rapports difficiles avec son jeune frère Marty qui est paraplégique. Depuis quelque temps, des meurtres sanglants ont lieu dans les environs à chaque pleine lune : un travailleur des chemins de fer, une jeune femme, un vieux jardinier alcoolique et un adolescent ami de Marty. Celui-ci soupçonne un loup-garou d’en être la cause. Ayant assez de tous ces meurtres, une quarantaine d’hommes venant de la taverne décident alors de partir à la chasse au monstre une nuit de pleine lune dans la forêt. Plusieurs d’entre eux trouveront la mort cette nuit-là mais le monstre ne sera pas tué. Les soupçons de l’enfant deviennent une certitude lorsqu’il aperçoit le monstre un soir de pleine lune. Il s’en tire de justesse en lançant une fusée d’artifice en plein visage du loup-garou, lui crevant l’œil.

Marty demande alors à sa sœur Jane de l’aider à retrouver le monstre sous sa forme humaine avant la prochaine pleine lune. Plutôt sceptique, Jane accepte de lui venir en aide. Elle s’aperçoit bientôt qu’une personnalité importante de Tarkers’ Mill est devenu borgne ! Les enfants demandent alors l’aide à leur oncle Red, un homme dépravé mais attentionné, et lui donnent chacun leur chaîne afin d’en faire une balle d’argent…

Avis auteur allociné : Peur bleue est l’adaptation d’un court roman, peu connu, de Stephen King. Manifestement, Daniel Attias n’a pas la carrure de Stanley Kubrick, John Carpenter, David Cronenberg ni même de Fred Darabond, auteurs de très bonnes adaptations des livres du maître du Maine. Le film regorge de quelques scènes prévisibles et le loup garou, vu en entier à la fin, ressemble plus à un gros nounours en peluche. Sur le plan de la réussite esthétique des transformations, même si il y a de belles choses (la régression du loup garou en curé à la fin), Hurlements et Le loup garou de Londres étaient plus impressionnants et mieux maîtrisés du point de l’originalité filmique. Pourtant, le film est agréable à voir. Tout d’abord, de belles idées scénaristiques : l’enfant héros cloué sur son fauteuil roulant muni d’une petite voiture sympa (belle image qui renvoi au vélo de Ça ou au tricycle de Shining – Stephen King affuble les enfants fragiles de différents pouvoirs surhumains ou mécaniques), la structure familiale en lambeau est bien représentée (le père absent, quasi taiseux durant tout le film, c’est la mère qui gère aidé par un oncle limite « cas social »), et le prêtre en loup garou… Puis, certaines scènes de terreur sont bien amenés (avec une dérision apportée aux personnages ploucs de cette petite communauté américaine qui apporte une relative forme d’humour). Parfois limité dans le déroulement de cette histoire, Peur bleue n’en reste pas moins un honnête divertissement et une correcte adaptation d’un roman méconnu de Stephen King.

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