« l’Exorcisme d’Emily Rose » de Scott Derrickson (2005)

Cinéma

L’Exorcisme d’Emily Rose (titre original : The Exorcism of Emily Rose) est un thriller horrifique américain réalisé par Scott Derrickson, sorti en 2005.

Emily Rose, une jeune femme, quitte sa province pour aller étudier à l’université. Une nuit, seule dans sa chambre d’étudiante, elle est la proie d’hallucinations et d’une rencontre surnaturelle qui la laissera épouvantée. Convaincue qu’elle est harcelée par les forces démoniaques, Emily sombre peu à peu, victime de symptômes de plus en plus spectaculaires. Perdue et terrifiée, Emily demande au prêtre de sa paroisse, le père Richard Moore, de l’exorciser. Au terme du combat contre sa possession, la jeune fille trouve la mort. Accusé d’homicide par imprudence, le père Moore se retrouve au cœur d’un procès qui va ébranler les convictions de tous. Défendu par Erin Bruner, une célèbre avocate qui ne croit pas au surnaturel, Moore n’a plus l’ambition d’être innocenté et veut simplement que tout le monde sache ce qui est réellement arrivé à Emily…

Avis : film pas mal du tout s’il ne souffrait pas des mêmes lenteurs que certains films d’horreur (The Rite) où la jeune femme possédée prend des poses qui se ne sont pas sans rappeler celles de l’exorciste. Hormis ceci, le film ne fait preuve d’aucune originalité.

L’ Histoire vraie

L’Exorcisme d’Emily Rose est une libre adaptation de la véritable histoire de la jeune allemande Anneliese Michel. En 1976, elle succomba à la suite d’une série d’exorcismes pratiqués par deux prêtres catholiques romains. Outre une « américanisation » complète des faits, ce titre diverge sur de nombreux points majeurs avec la véritable affaire (notamment concernant la médication suivie de l’exorcisée, ainsi que son jeûne). Il se démarque par ailleurs du film de William Friedkin par une dramaturgie plus ouvertement judiciaire que véritablement fantastique. Moins concerné par l’aspect purement surnaturel de son sujet, il concentre, en effet, son action et son émotion dans le cadre supposé objectif et pragmatique d’une cour de justice, pour mieux en renforcer la crédibilité. Sur certains détails, cependant, des flash-backs contradictoires, alternativement insérés au montage, ménagent une certaine ambivalence ne réfutant jamais l’interprétation scientifique des événements.

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