Le triangle ou la forme pyramidale

Symbolique

•Le Chiffre 3•

Le nombre TROIS (3=2+1), symbolisé par le triangle équilatéral, première figure à s’inscrire dans un cercle, est la conscience de la dualité, symbole du temps et de l’espace.
Il réalise l’unité de la trinité que l’on retrouve dans le Père, Fils et St Esprit ou encore dans Brahma, Vishnou, Shiva.
Premier des nombres impairs (UN est unique, en dehors), il est nécessaire à la création.
Trois dimensions créent l’espace, et avec ce nombre commence la série des zomes.

Mikhaël Aïvanhov a dit que « le triangle est le principe masculin et le principe féminin qui s’unissent pour donner naissance un troisième principe » comme le père et la mère donnent naissance à un enfant, comme l’acide et la base donnent le sel, et comme l’intellect et le cœur donnent naissance à la volonté. Le triangle est parfait s’il est équilatéral, car il représente l’équilibre entre l’intellect, le cœur et la volonté. Le triangle peut aussi représenter les trois attributs de la Divinité: Puissance, Amour et Sagesse, ou pour prendre un parallèle divin chrétien, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, ou encore chez l’homme, toujours dans la conception chrétienne, le corps, l’âme et l’esprit.  Il est repris dans ce sens dans l’imagerie de la franc-maçonnerie.


A l’endroit, le triangle symbolise le genre masculin ; à l’envers, il symbolise le genre féminin (la coupe). L’entremêlement des deux triangles donne un pentacle.

 

•Sens général•

Le triangle est une figure particulièrement intéressante, car toute forme aux contours brisés ( c’est-à-dire dont le contour est constitué de traits droits ) peut être découpée en triangles (c’est un des sens du terme « triangulation ») ; si l’on connaît les propriétés des triangles, on peut en déduire les propriétés de cette figure quelconque. Si la figure a un contour courbe, on peut l’approcher par une ligne brisée et se reporter au cas précédent.

Le triangle est également le symbole de la stabilité, utilisé par exemple dans le symbole de la Sécurité civile. C’est le profil spontané que prend un tas de sable ou de gravier. Il est de ce fait à la base des constructions traditionnelles (hutte, tipi, wigwam…) et a été largement adopté par les architectes : c’est le profil des pyramides égyptiennes, mais aussi celui des toitures, des flèches de cathédrale…

Outre cette stabilité verticale, on peut aussi remarquer qu’un tabouret à trois pieds n’est jamais bancal : le triangle représente aussi la stabilité horizontale. En fait, trois point sont toujours sur un même plan (on peut mettre une plaque parfaitement plane en contact avec les trois pieds), alors que si l’on ajoute un quatrième point, il peut être au-dessus ou en dessous de ce plan. Ainsi, une des positions de travail stable est la position dite du trépied (un genou au sol, l’autre relevé) ; c’est la figure formée par les roues et la béquille d’un vélo ; en premiers secours, la stabilité de la position latérale de sécurité (PLS) est assurée par deux triangles, l’un formé par l’avant-bras posé au sol et la main sous la tête, l’autre formé par la partie du bassin posée au sol, le genou de la jambe pliée et le pied de la jambe allongée. C’est aussi cette propriété de planéité qui fait qu’en informatique pour la synthèse d’images 3D, ou en CAO lors de calculs par éléments finis, les surfaces sont décomposées en triangles.

Le triangle est aussi le profil de la pointe de flèche, le symbole de la direction, de la détermination, de la pénétration. C’est le profil de l’aile d’un deltaplane ou du Concorde, des avions de chasse modernes.

Dans certaines sociétés traditionnelles, c’est le symbole de la femme, car c’est la forme de la pilosité pubienne ; par exemple, le foyer (feu) entretenu par la femme est constitué de trois pierres.
Les triangles de couleurs différentes étaient aussi un système de marquage nazi des prisonniers. Par exemple, le triangle rose pointé vers le bas est un des symboles de la communauté homosexuelle.

la pyramide

 

Dans la culture égyptienne, la pyramide servait avant tout de demeure d’éternité pour le pharaon ; mais elle avait aussi un rôle plus subtil, plus symbolique.
Selon les Textes des Pyramides, la forme des pyramides serait en étroite relation avec le dieu solaire, Rê et avec le soleil lui-même. En effet, ces textes relatent que lorsque le pharaon mourait, le soleil durcissait ses rayons pour permettre au pharaon de s’en servir comme d’une rampe et de s’élever vers le ciel. Dès lors, on peut considérer que la pyramide est la représentation matérielle de cette rampe sur terre. Le temple funéraire constitue, avec la pyramide, le complexe mortuaire du pharaon. Il est joint à la partie Est de la pyramide et il est relié par une longue chaussée à un second temple en contrebas, à la lisière du désert. Ce dernier sert à réceptionner les offrandes funéraires du roi, acheminées par bateau à partir des domaines agricoles rattachés à son culte.

La pyramide participe du symbolisme du tertre dont le corps des défunts était recouvert. Vue sous un autre angle, la pyramide est aussi un symbole ascensionnel, tant par son apparence extérieure  (particulièrement pour une pyramide à degrés), que par ses couloirs intérieurs figurant les rayons du soleil. Convergence ascensionnelle, conscience de synthèse, le symbole de la pyramide est aussi lieu de rencontre entre deux mondes : le sens magique que créé la forme, la fusion du ciel avec la terre, le rationnel et l’irrationnel, la géométrie et les modes de construction, une connotation divine, sacrée, étroitement liée à la justification de la magie par les mathématiques, symbole des alchimistes (on sait que le périmètre du carré de base d’une pyramide est sensiblement égal à la longueur d’une circonférence de rayon égal à la hauteur, ce qui revient à dire que le rapport de la base carrée et du cercle est exprimé dans l’élévation.
Quand au sommet de la pyramide, il symboliserait le Verbe démiurgique, gouvernant de toute chose créée, symbole de fécondité et de perfection.

La forme pyramidale du tombeau royal se rapporte également au dieu Rê. Selon la tradition égyptienne, le phénix, appelé benou chez les Egyptiens, était l’incarnation de Rê sur Terre. Or il se fait que le phénix divin était représenté perché sur un tertre pyramidal, nommé benben, symbole du dieu soleil. Le benben symbolisait la colline originelle qui avait émergé de l’océan primordial et représentait donc l’existence. La pyramide avait pour rôle de rendre le pharaon immortel dans les cieux et sur terre parmi les hommes.

Il est aussi intéressant de s’interroger sur l’étymologie du mot pyramide,  » m(e)r  » en égyptien. Autrefois on désignait souvent les éléments constitutifs des temples et des enceintes sacrées par des noms représentant leur fonction. Par exemple la maison d’Héliopolis abritant le benben était appelée  » Maison du benben « , les tombeaux étaient quant à eux nommés  » demeures d’éternité « . A la suite d’une étude étymologique, on a conclu que  » m(e)r  » équivaudrait à  » la place de l’ascension « , ce qui paraît logique au vu des révélations faites ci-dessus. Malheureusement, il ne s’agit pas d’une certitude car de nombreux mystères enveloppent encore actuellement la langue des hiéroglyphes.

Les pyramides dans le monde

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