L’âme, la première étincelle à la complexité du cerveau humain

VIA NEGATIVA

Étymologie

Le terme original en hébreu Nèphèsh [נפׁש] est employé dans la Bible et montre qu’une « âme » est une personne, un animal, ou la vie dont jouit une personne ou un animal. Nèphèsh vient vraisemblablement d’une racine qui signifie « respirer ». Dans un sens littéral, Nèphèsh pourrait être rendu par « un respirant ». Le terme français provient du mot latin anima, qui a donné « animé », « animation », « animal ».

Le concept d’âme a été étudié dès l’Antiquité en philosophie ; selon le Phèdre de Platon, l’âme est « ce qui se meut soi-même » ; selon les Lois de Platon, l’âme la meilleure est celle du monde8. Aristote, en accord avec Les Lois de Platon, et qui a écrit un ouvrage De l’âme, l’a définie comme « cause du mouvement vital chez les vivants ». Al-Kindi rapporte qu’Aristote considère l’âme comme une substance simple dont les actions se manifestent dans les corps. L’âme est personnifiée dans la mythologie grecque par Psyché. Le poète Virgile fait allusion à la métempsychose, selon laquelle l’âme change souvent de sexe.

On voit généralement L’âme comme quelque chose d’insoluble, de dématérialisé. Voire même quelque chose de « pur », d’originel, avec des tons blanchâtres. Dans la plupart des religions convaincues que l’âme existe, le corps ne serait qu’un outil, une coquille nous rattachant à la réalité terrestre.

Même les plus grands chercheurs dans l’histoire de l’humanité n’ont pu répondre à la grande question métaphysique qui nous anime tous : comment arrive la première étincelle de vie  ? ce qui revient aussi à dire, que sommes nous et pourquoi sommes nous là.

Au cinéma, le sujet a été maintes fois abordé, surtout le thème de la transmigration.

Je pense qu’une âme si elle existe, est une chose naturelle qui a un début et une fin. Elle s’incarnerait si elle naît, et se réincarnerait si son cycle de vie n’est pas achevé. On pourrait penser donc à une sorte « d’énergie » naturelle : on serait ainsi « lié » à la Nature. Idée mise en avant, dans les films final fantasy, les créatures de l’esprit mais aussi plus récemment dans la création de James Cameron, Avatar. Les bouddhistes pensent que l’âme est le contenu et le corps, le contenant. (explication tirée du film little Buddah) A vrai dire, je crois davantage à cette idée qui me parait plus logique, que l’image d’une faucheuse venue récupérer son dû, l’heure venue.

Religions dans le monde

 

La notion d’âme joue un grand rôle dans les croyances religieuses. Avec ce concept vitaliste, la mort devient moins mystérieuse : lorsqu’une personne meurt, son âme la quitte, raison pour laquelle son corps devient inerte ; cette âme pourrait alors aller vers un au-delà (un paradis ou un enfer). Concentrant la fonction vitale essentielle, l’âme est alors porteuse d’un espoir de vie éternelle et rien ne s’oppose même à sa réincarnation.

Par extension, tout élément naturel, par exemple une montagne, est considéré dans certaines cultures comme investi d’une âme avec laquelle il serait possible d’interagir. Cette perception est propre à l’animisme.

Égypte

La culture égyptienne antique, de l’époque des premières pyramides à l’invasion hellénique sous Alexandre le Grand, utilisait un ensemble de notions spécialisées pour décrire l’entité psychosomatique du Pharaon.

Christian Jacq a énuméré les composantes de l’âme selon les croyances de l’Égypte pharaonique : « L’initié égyptien prend conscience des neuf éléments essentiels de l’être :  le corps [djet], image matérielle du grand corps céleste ;  ka, dynamisme créateur ;  [l’âme], ba, possibilité d’incarner le divin sur cette terre ;  l’Ombre [shut], reflet de la vérité ;  l’akh, lumière de l’esprit ;  le Cœur [ab], siège de la conscience ; le sekhem, puissance de réalisation ; le Nom [rèn], vérité ultime de toute création ;  le sakh, corps spiritualisé. (…)

Inde et Extrême-Orient

Védisme, brahmanisme, hindouisme
Appelée Atma, jivatma, anu-atma, ou encore vijnanam brahman dans l’hindouisme, l’âme est définie comme une infime parcelle d’énergie, partie intégrante du Jiva ou du purusha. Elle serait logée dans le cœur, « siège de la conscience ». Dans cette perspective, l’âme demeure cependant toujours distincte du Brahman ou de l’Âtman et ne l’égale jamais, car si elle en possède des attributs, ce n’est pas en raison de sa délivrance ou de sa libération par rapport à la souffrance. Elle constituerait l’énergie marginale de śakti liée à prakṛti de nature insensible, car, en tant qu’énergie marginale, elle pourrait pencher soit vers l’énergie matérielle, soit vers l’énergie spirituelle en raison de Māyā.

Bouddhisme
Le concept le plus proche de celui de l’âme est celui de citta, l’esprit au sens le plus général, dans ses aspects intellectuels et émotionnels (« mental-cœur »). L’esprit dans le bouddhisme recouvre les aspects du mental au sens général (nāma), du mental propre à l’espèce humaine (manas), de la conscience (vijñāna), voire de l’inconscient (bhavaṅga srota, ālayavijñāna). La différence essentielle avec les autres doctrines religieuses est que cette « âme », bien que de nature différente du corps et des objets matériels, est de nature conditionnée et non transcendante, selon l’enseignement bouddhique de l’impersonnalité et de la vacuité des phénomènes. Sans nature propre ultime, changeant à chaque instant, soumise aux lois de la causalité, il n’est pas question pour elle d’une quelconque survie après la mort, la « réincarnation » dans le bouddhisme n’impliquant pas une âme « immortelle » (voir Punarbhava).

Cependant et alors que dans le bouddhisme Zen, on ne se préoccupe pas de concept d’âme ou de ce qui survit après la mort du corps physique, le bouddhisme tibétain, quant à lui, estime que l’âme se confond avec les vies successives (Saṃsāra) liées à la loi de la cause et de l’effet (Karma). Ainsi, et indépendamment de la notion de corps ou de ré-corporation physique, celle-ci n’a d’existence dans l’esprit (Buddhi) que pour finir par embrasser ou par se résorber dans la vacuité (Śūnyatā) des phénomènes.

Religions nées au Moyen-Orient

Judaïsme
Dans la Bible hébraïque Nephesh est l’un des mots traduits par âme. L’équivalent en grec dans la Septante et le Nouveau Testament est Psyché en grec. Le mot Nephesh, (נֶפֶשׁ), qui peut être traduit de plusieurs autres façons, le plus souvent être vivant, souffle. Les autres « vies animales » (traduction approximative de nefesh ‘hayim) sont également pourvues d’un nefesh.

Ce n’est qu’à propos de la Création de l’homme que la Bible mentionne la neshama que Dieu lui a insufflée (traduit par âme, mais litt. « souffle de vie ») dans ses narines, faisant de lui un être vivant. (Gn 2,7.). Dans le texte Biblique, l’homme ne possède pas une âme, il est une âme. À sa mort, l’homme retourne au Shéol, le néant, jusqu’à la résurrection. Selon le Guilgoul haneshamot, issu de thèses kabbalistiques, il existe cinq niveaux d’âme.

Pour le judaïsme, l’âme est pure à la naissance; les gens naissent avec un yetzer haTov (יצר הטוב), une tendance à faire le bien, et un yetzer haRa (יצר הרע), un penchant au mal. Chacun jouit donc du libre arbitre, y compris en matière de mener sa vie.

La mystique juive, depuis le IIe siècle, considère que l’homme possède, en plus du corps physique, plusieurs âmes. Les néo-platoniciens juifs Abraham ibn Ezra (vers 1150) et Abraham bar Hiyya distinguent trois parties : nêfesh, ru’ah, neshamah ; les kabbalistes ajoutent hayyah, yehidah. « Les cinq noms de l’âme, sont, dans un ordre ascendant : la nêfesh (esprit), le ru’ah (souffle, anima), la neshamah (âme, spiritus), la hayyah (vie), et la yehidah (union). Si on groupe en un acronyme les initiales de chacun de ces termes on obtient le mot naran-hai, NaRaN-HAI. C’est la doctrine du kabbaliste Isaac Louria, vers 1570, à Safed.

Christianisme

Pour la plupart des courants chrétiens, l’âme est un principe de vie, distinct du corps, établi doctrinalement par le pape Zosime en 418 au concile de Carthage. L’âme est marquée par le péché originel. Cependant ce péché est racheté de deux façons : d’une manière collective via la Passion et la Résurrection du Christ ; et d’une manière individuelle par le baptême. Tout comme dans la religion juive, l’individu jouit d’un plein libre arbitre.

L’Église catholique enseigne que chaque âme spirituelle est immédiatement créée par Dieu et qu’elle est immortelle : elle ne périt pas lors de sa séparation du corps dans la mort, et elle s’unira de nouveau au même corps lors de la résurrection finale. Pour les catholiques, l’âme est immortelle et le jugement après la mort fait en sorte qu’elle va au ciel, au purgatoire ou en enfer en attendant le Jour du jugement, principalement en fonction du péché originel et des autres péchés mortels qu’ils ont commis pendant leur vie. Il n’y a cependant qu’une seule vie, partagée chronologiquement en trois : l’une terrestre, liée au corps, l’autre céleste, où l’âme jouit de la Vision de Dieu (la Béatitude), et enfin la vie de la Résurrection des corps. Le dogme dit en effet que Jésus va revenir sur la terre et que les corps de tous les humains seront ressuscités et jugés pour une vie éternelle avec son corps.

Les grands penseurs chrétiens médiévaux, comme saint Thomas d’Aquin, récupèreront les conceptions aristotéliciennes de l’âme en les incorporant à la théologie chrétienne. Ainsi la thèse de l’hylémorphisme ou de l’âme comme « réalisation (entéléchie) première d’un corps naturel organisé » deviendront des thèses défendues par l’Église.

Ce concept est parfois remis en question, y compris au sein de l’Église catholique, comme le rappelle Jean-Michel Maldamé.

Islam

Le Coran compare, à l’instar de la Bible, la mort à un sommeil.

    Sunnisme :

Dans le dogme sunnite, l’âme est l’une des plus grandes créations de Dieu. Ce dernier particularisa l’âme avec son ultime savoir lorsqu’il dit dans la sourate 17 (Al-isra) :
« وَيَسْأَلُونَكَ عَنِ الرُّوحِ قُلِ الرُّوحُ مِنْ أَمْرِ رَبِّي وَمَا أُوتِيتُمْ مِنَ الْعِلْمِ إِلَّا قَلِيلًا »

85: « Et s’ils t’interrogent au sujet de l’âme, – Dis : « l’âme relève de l’Ordre de mon Seigneur ». Et on ne vous a donné que peu de connaissance. »

Traduction erronée de « ROUH' » qui renvoie à Esprit plutôt qu’à Âme. L’âme en arabe est la Nefs (à comparer avec la psyché grecque). Le coran donne par ailleurs quelques notions de l’âme ce qui ne peut être le cas de l’Esprit (voir Esprit saint et Jésus toujours dans le Coran).

    Chiisme :

Dans le chiisme, l’âme est l’attribut animé qui habite un corps matériel durant la vie, puis reçoit son jugement lors du passage vers l’au-delà, la deuxième mort où elle est arrachée du corps matériel existant tant que l’esprit n’a pas été renouvelé ou détruit.

L’âme est chargée selon les capacités de chaque être. Elle est éternelle épurée et muable purifiée.

L’esprit quant à lui est le sujet muable dans l’existence où il est discontinu tout comme dans l’essence où il est continu. Tout objet existant est doué d’esprit partiel relatif à sa substance. L’esprit de toute partie est la qualité abstraite de toute partie des scènes réelles soumises aux règles de la logique.

Tout objet sans âme et sans esprit est figé.

En plus des âmes et des esprits, Dieu éternel immuable est l’unique juge des mondes.

Animisme

L’animisme, (du latin animus, originairement « esprit », puis « âme ») est la croyance en un esprit, une force vitale, animant les êtres vivants, les objets mais aussi les éléments naturels, comme les pierres ou le vent, ainsi qu’en des génies protecteurs.

Ces âmes ou ces esprits mystiques, manifestations de défunts ou de divinités animales, peuvent agir sur le monde tangible, de manière bénéfique ou non. Il convient donc de leur vouer un culte. Ainsi défini, comme « croyance à l’âme et à une vie future et, corrélativement, croyance à des divinités directrices et des esprits subordonnés », l’animisme peut caractériser des sociétés extrêmement diverses, situées sur tous les continents.

À moins d’être redéfini dans le champ de l’anthropologie, par exemple à la manière de Philippe Descola, ou limité à un processus psychique, par exemple dans la psychanalyse ou dans la conception piagétienne, l’objet « animisme » ne correspond à aucune réalité religieuse se revendiquant comme telle. Il n’est qu’un objet créé historiquement pour distinguer des croyances et des pratiques n’entrant pas dans le cadre des paradigmes des religions dites universalistes.

Comment la présence de cette âme pourrait – elle se manifester ?

Par les yeux, « les yeux sont le miroir de l’âme ».

Mais peut être également par les émotions. Par L’aura qui serait alors une sorte de signature  » bio chimique  » de l’âme sur le corps…On pourrait même aller  »plus loin » dans ce sens, en expliquant la double personnalité, par la présence de deux âmes dans un seul corps, j’aurais appelé ce processus les âmes doubles. Dans la trilogie Matrix, les machines utilisent les êtres humains comme source d’énergie : ils les font rêver afin que leurs produisent ainsi de l’énergie….Une âme n’aurait alors sans corps, ni parole, ni oreille, ni toucher mais pourrait survivre. Elle pourrait peut être s’exprimer par les ondes électro-magnétiques.

Qu’en est- il alors du cerveau et du corps humain?

L’idée que nous n’utilisons que 10 % de notre cerveau est fausse selon Catherine Vidal neurobiologiste et directrice de recherche à l’Institut Pasteur.

«C’est n’importe quoi» «Ça fait partie des idées reçues sur le cerveau» . Cette théorie remonte au début du siècle dernier. «La neurologie progresse alors grâce aux études réalisées sur des personnes qui ont des lésions cérébrales, notamment les blessés des différentes guerres.» Les médecins observent que des lésions de certaines régions du cerveau entraînent des handicaps de différentes fonctions: vision, sensation, motricité, etc.

«Mais curieusement, pour les lésions dans la partie frontale du cerveau, on ne remarquait pas de répercussions majeures. Les patients pouvaient marcher, parler. On a alors pensé que ces zones du cerveau n’étaient pas utilisées».

Source : Article 20 minutes, « N’utilise-t-on vraiment que 10% des capacités de notre cerveau? sur Le dernier film de Luc Besson, «Lucy», réanime cette vieille idée. » Publié en 2014 

Le problème corps-esprit pose la question des relations entre le corps humain, le cerveau en particulier, et l’esprit. Bien que ce problème existe quasiment depuis l’origine de la philosophie (cf. Platon), il est reconnu depuis le XXe siècle comme une question fondamentale, voire comme la question centrale de la philosophie de l’esprit sous l’expression anglaise de Mind-body problem. On parle aussi de dichotomie corps-esprit.

Le problème corps-esprit est lié à la difficulté d’expliquer les relations entre les états ou processus physiques qui se réalisent dans le cerveau, et les états ou processus mentaux, en particulier ceux relevant de la conscience. Il est attesté scientifiquement que nos expériences sensorielles sont causées par des stimuli qui nous parviennent du monde extérieur par le moyen de nos organes des sens. Il est également attesté, à l’inverse, que nous pouvons mouvoir notre corps en sorte de satisfaire un besoin ou un désir de l’esprit. Le corps et l’esprit interagissent. Le principal obstacle théorique à la compréhension de cette interaction est celui de l’« exclusion causale » du domaine physique : si les processus physiques, comme ceux qui se réalisent dans notre corps ou notre cerveau, n’ont de causes ou d’effets que physiques, alors ils ne peuvent avoir d’effets sur l’esprit ou de causes proprement mentales.

La question de l’interaction entre le corps et l’esprit est l’une des principales questions auxquelles se sont confrontés les philosophes de l’esprit, depuis Descartes. Une autre question essentielle concernant la relation corps-esprit se pose dans le cadre du matérialisme : comment concevoir la spécificité de l’esprit par rapport au corps si l’esprit n’est rien d’autre qu’un processus physique ? Cet article présente les principaux axes de réponses à ces questions.

Il existe de nombreuses variantes, qui soulèvent toutes des problèmes plus ou moins spécifiques. Cette thèse, d’une manière générale, a de grandes répercussions pour les problèmes du libre arbitre, de la réalité de nos états mentaux, etc. Les diverses variantes de cette thèse métaphysique selon laquelle tout est physique, peuvent être ainsi représentées :
Branches du matérialisme   

  • Comportementalisme : Logique   et  Méthodologique
  • Physicalisme :  Identité type-type,  Identité token-token, et  Fonctionnalisme
  • Éliminativisme : Rien à réduire : le problème n’existe pas

Définitions :

  • Physicalisme : Le physicalisme est la thèse, ou doctrine, selon laquelle toutes les connaissances sont réductibles, au moins théoriquement, aux énoncés de la physique. Les sciences humaines et sociales, tout comme les sciences de la nature, qui ont chacune leur vocabulaire et leurs concepts spécifiques, pourraient être retranscrites dans la langue de la physique. Dans la première définition du physicalisme, qui est celle du Cercle de Vienne, une telle langue consiste en un ensemble d’énoncés se rapportant à des objets physiques, à leurs propriétés ainsi qu’à leurs caractéristiques spatio-temporelles.
  • Identité type-type : La théorie de l’identité esprit-cerveau est une forme de matérialisme philosophique concernant la nature de l’esprit. Elle constitue l’une des principales versions de la théorie de l’identité psychophysique (mentale/cérébrale) avec laquelle elle ne doit donc pas être confondue.
  • Identité token-token : l’identité psychophysique désigne l’équivalence logique supposée entre les expressions ou descriptions relevant du vocabulaire de la psychologie et les concepts relevant du vocabulaire des sciences physiques et naturelles. Dans sa formulation la plus simple, la thèse de l’identité psychophysique affirme que les états mentaux ne sont rien d’autre que des états physiques du cerveau.
  • Fonctionnalisme :  Le terme fonctionnalisme est un ensemble de courants de pensée, des domaines de l’anthropologie, de la sociologie, de la psychologie, de la politique, etc. qui privilégient et mettent en avant les différentes fonctions d’un système pour leur analyse et leur compréhension. En particulier, la société constitue un système intégré dans lequel chaque composante joue un rôle essentiel par rapport à l’ensemble (ex : rôle de la famille dans la société).
  • Éliminativisme : (ou matérialisme éliminativiste) est, en philosophie de l’esprit, la thèse — portant sur les entités et le vocabulaire mentaux —, selon laquelle la compréhension du mental par le sens-commun (ou dans une théorie psychologique du sens-commun) est une conception entièrement erronée sur laquelle ne peut reposer aucune recherche scientifique. Autrement dit, il n’existe aucune base neurologique aux divers concepts psychologiques que nous utilisons quotidiennement, tels que «croyance», «désir», etc. L’éliminativisme a été fortement critiqué, sinon supplanté, par le computationnalisme dans les années 1980.

Petite parenthèse :

Idéalisme

Selon l’idéalisme, et en particulier, l’idéalisme subjectif, tout ce qui est, est un phénomène mental. Telle qu’elle fut développée par Berkeley6, cette thèse dit que tout ce qui existe, existe en tant que perçu. Dès lors, ce qui n’est pas perçu n’existe pas. La force de cette thèse, selon Berkeley, repose sur l’argument qu’il nous est impossible de désigner une réalité existante qui ne serait pas en même temps une réalité perçue. Il s’ensuit, par exemple, qu’en l’absence d’esprit percevant, le monde n’existe pas ; ainsi, en fermant les yeux, le percevant fait réellement disparaître l’ensemble des entités existantes en tant qu’elles sont perçues.

Arthur Schopenhauer nuance cet idéalisme à partir de l’apport kantien. Il ne s’agit pas de nier la réalité du monde extérieur, mais d’affirmer simplement que cette réalité n’est pas absolue (à rebours de ce que pense le « réalisme naïf » qui voit le phénomène comme absolument réel) :

« L’idéalisme transcendantal ne conteste nullement la réalité empirique du monde présent devant nous. Au contraire, il dit simplement qu’il n’est pas inconditionné, puisqu’il a pour condition nos fonctions cérébrales, d’où naissent les formes de la perception intuitive, à savoir temps, espace et causalité ; en conséquence, cette réalité empirique elle-même n’est que la réalité d’une apparence phénoménale. » (Parerga et Paralipomena, Fragments sur l’histoire de la philosophie)

Par ailleurs, pour Schopenhauer le problème corps-esprit est un faux problème, corps et esprit étant les deux faces d’une même réalité, l’un renvoyant à l’autre, l’esprit ne pouvant exister sans le corps (c’est-à-dire le cerveau), et le corps ne pouvant être connu que par l’esprit.

 

L’esprit est la totalité des phénomènes et de facultés mentales : perception, affectivité, intuition, pensée, concept, jugement, morale…

Dans de nombreuses traditions religieuses, il s’agit d’un principe de la vie incorporelle de l’être humain. En philosophie, la notion d’esprit est au cœur des traditions dites spiritualistes. On oppose en ce sens corps et esprit (nommé plus volontiers conscience par la philosophie et âme par certaines religions). En psychologie contemporaine, le terme devient synonyme de l’ensemble des activités mentales humaines, conscientes et non-conscientes.

En métaphysique et dans les religions, le mot esprit désigne normalement l’élément immatériel incarné en l’être humain1.
Par extension se dit aussi de tous les êtres immatériels supposés doués d’intelligence : Dieu, les anges, les démons, etc. : voir esprit (surnaturel).
En psychologie, le mot esprit désigne les processus mentaux et la faculté de penser propre à l’homme. Ce terme fut parfois rejeté pour les connotations religieuses ou spiritualistes qu’il convoyait, les auteurs, en particulier dans l’école psychanalytique, lui préférant celui, plus neutre, de psyché. Depuis la fin du XXe siècle, sous l’influence des écrits anglophones, le mot esprit a retrouvé un usage plus fréquent comme traduction du terme mind. On retrouve, par exemple, l’expression dans le titre français d’un ouvrage de vulgarisation par Steven Pinker, Comment fonctionne l’esprit.
Dans le langage ordinaire, le mot esprit renvoie non seulement à l’activité mentale mais aussi à certaines facultés ou dons intellectuels, particulièrement de vivacité, de finesse, d’humour.
Le mot esprit vient du latin « spiritus » (dérivé de spirare = souffler) qui signifie souffle, vent. Il a aussi notamment donné les mots inspirer (lat. inspirare) et expirer (lat. expirare). Esprit, ou spiritus, est aussi la traduction du grec pneuma et de l’hébreu ruach.

La pensée

Au sens large, la pensée est une activité psychique, consciente dans son ensemble, qui recouvre les processus par lesquels sont élaborés, en réponse aux perceptions venues des sens, des images, des sensations, des concepts que l’être humain associe pour apprendre, créer et agir.

Fonctionnement des hémisphères gauches et droit :

Comme indiqué plus haut, il y a donc deux hémisphères : le droit et le gauche. Généralement on parle de cerveau droit et de cerveau gauche.

Pendant longtemps, et même encore aujourd’hui, on allie chaque hémisphère à quelques particularités particulières. On dit que l’hémisphère gauche est celui de la raison, il contrôle la logique, le sérieux tandis que l’hémisphère droit est celui de l’artiste, du musicien et de l’intuition.

Mais la réalité est toute autre. Ce qui se passe réellement c’est que les deux hémisphères se complètent, même s’ils fonctionnent parfois chacun de leur côté. De plus, chaque hémisphère contient des propriétés de l’autre ce qui fait qu’ils œuvrent ensemble. Par contre, même s’ils fonctionnent ensemble, ou en partie, ils restent asymétrique.

Ce qui est sûr en tout cas c’est que l’hémisphère gauche contrôle toute la partie droite du corps et que l’hémisphère droit contrôle toute la partie gauche.

Les hémisphères contrôlent l’ensemble de nos fonctions mentales supérieures comme l’apprentissage, la mémoire, la pensée ainsi que les mouvement volontaires. Ils sont connectés entre-eux via le corps calleux composé de millions de fibres myélinisées laissant les messages nerveux passer très rapidement d’un hémisphère à l’autre.

De plus, chaque hémisphère est divisé en 4 lobes distincts : le lobe frontal, pariétal, temporal et occipital.

« Les lobes et systèmes limbiques :

  • Le lobe frontal : parole et langage, raisonnement, prise de décision et mémoire, personnalité et jugement.
  • Le lobe pariétal : sensibilité, lecture, repérage dans l’espace.
  • Le lobe temporal : langage, mémoire et émotions.
  • Le lobe occipital : vision. »

Article sur l’Aura et les fibres

Conférence sur ce que le cerveau peut penser ! Denis Le Bihan novembre 2004

Article France tv info : comment notre cerveau crée-t-il de la pensée

 » Yves Agid, neurologue, membre de l’Académie des sciences et fondateur de l’Institut du cerveau et de la moelle épinièrenous explique que pour penser correctement , quatre fonctions du cerveau sont essentielles : la motivation, l’attention, la vigilance et l’humeur .  Si ces quatre « éclaireurs »  fonctionnent séparément dans notre cerveau, ils sont interconnectés. Ils dépendent de cellules nerveuses situées à la base du cerveau appelée le tronc cérébral d’où prennent naissance des neurones qui vont les moduler au sein de différentes structures qui existent depuis très longtemps dans la philogenèse. On les retrouve en effet chez les poissons, les crustacés… Pour en savoir plus : « Le cerveau » un CD audio de 60 minutes par Yves Agid publié dans la collection « L’Académie raconte les sciences » éditée en partenariat avec les éditions « De vive voix » pour un scénario captivant qui nous entraîne sur les chemins  de la mémoire , de la pensée , de la conscience et de l’émotion , ces facultés immatérielles  » sécrétées  » par l’organe le plus complexe que nous connaissons. »

Atelier pour augmenter sa productivité et son énergie créative : tous droits réservés par L. Marcoux 12 décembre 2009

« Créer c’est: Transformer, Concevoir et Imaginer « 

« Ces deux hémisphères (gauche et droit) sont liés par des connexions et ils échangent des informations. L’école et le travail sont des milieux de vie rationnels et ils sont les milieux de vie dans lesquels on consacre généralement le plus de son temps à l’état d’éveil. Le côté rationnel/ordonné/structuré, c’est ce qu’on valorise le plus du détriment du côté émotionnel/désordonné/spontané. Par conséquent, le côté E du cerveau est souvent moins demandé et par définition, frustré par l’environnement. Par expérience, je dirais que 90% des gens ont une créativité frustrée en raison de leur dévalorisation du côté émotionnel de leur cerveau. Comme les interactions entres les deux hémisphères du cerveau sont directement liés à la rapidité et l’élégance avec laquelle le cerveau fonctionne, plus on renforce les connexions entre hémisphère gauche et hémisphère droit, plus on fait de son cerveau un outil performant.

Certaines personnes sont naturellement plus Rationnelles et d’autres sont plus Émotionnelles. Comme chaque être humain est différent, il n’existe pas de modèle parfait d’équilibre Rationnel/Émotionnel. »

Article sur « comment le cerveau apprend » par Caroline, 2015 avec la question « Qu’est-ce qui se passe dans mon cerveau quand j’apprends ? »

« Apprendre, c’est créer des connexions entre des neurones. »

Article de ICM Institut.org (recherche) : comprendre le cerveau et son fonctionnement, mars 2014, tous droits réservés pour aller plus loin

Source principale : wikipédia

S’il existe une âme, elle se traduit dans l’action, la mémoire, l’apprentissage et la création à travers nos émotions et nos pensées. La recherche scientifique démontre encore une fois les incroyables potentiels du cerveau humain, tellement complexe, que la science n’a pas fini de comprendre.

 

 

 

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