La véritable histoire du film l’Exorciste

Cinéma Faits Divers

L’Exorciste (The Exorcist) est un film d’horreur américain réalisé par William Friedkin, sorti en 1973.

Il s’agit de l’adaptation cinématographique du roman du même nom de 1971, écrit par William Peter Blatty. Il raconte l’exorcisme de Robbie Mannheim1,2 faisant face à la possession d’une jeune fille et des tentatives désespérées de sa mère pour la guérir grâce à un exorcisme pratiqué par deux prêtres. Le film, avec Ellen Burstyn, Max von Sydow, Jason Miller et Linda Blair, met en scène un « enfant démoniaque » à la suite de Rosemary’s Baby de Roman Polanski et avant La Malédiction.

Résumé

Le film s’ouvre sur des fouilles archéologiques en Irak, effectuées notamment par le père Merrin (Max von Sydow), un vieux prêtre, fatigué de la vie. Il découvre dans ses fouilles une petite tête de statuette du démon Pazuzu et s’interroge sur la nature du Mal au sein de l’Humanité. À la fin de la séquence en Irak, le prêtre contemple une grande statue du démon Pazuzu.

L’intrigue s’ouvre alors aux États-Unis, à Georgetown, un quartier de Washington. Chris MacNeil (Ellen Burstyn) est une actrice célèbre qui semble mener une vie heureuse avec sa fille Regan Legland (Linda Blair), son « très bon ami » Burke et ses nombreux domestiques. Elle a avec son mari, en déplacement à Rome, des relations tendues malgré ses sentiments.

Chris s’inquiète lorsque Regan commence à être la proie de spasmes violents et d’étranges symptômes. Elle fait suivre des traitements médicaux à sa fille : les médecins voient en elle de simples troubles nerveux dus à la préadolescence. Au cours d’une soirée à la maison des MacNeil, Regan descend dans la salle de réception et, adresse à l’un des invités, un astronaute, avec une conviction froide et inquiétante, ces mots étranges : « Vous allez mourir là-haut », puis urine sur le tapis.

À la suite de cet incident, Chris MacNeil décide d’accélérer les analyses médicales. Chris reçoit, dans un premier temps, l’avis très incertain des médecins. Selon leurs explications physiologiques, Regan est atteinte de troubles purement nerveux. Mais les spasmes continuent, s’intensifient, et deviennent de plus en plus spectaculaires. Regan parle avec une voix rauque et grave, dévale les escaliers sur les mains et les pieds, le visage tourné vers le plafond, crache du sang (cette scène est dans la version restaurée), tient des propos violents et scatologiques, son visage devient de plus en plus hideux.

Un soir, Burke Dennings est retrouvé mort au bas des longs escaliers donnant sur la fenêtre de la chambre de Regan ; tout le monde présume alors la thèse d’un alcoolisme fatal mais il est fortement présumé la responsabilité de Regan puisque Dennings était passé à la maison pendant la soirée.

Parallèlement aux événements, un inspecteur mène l’enquête et interroge le Père Karras (Jason Miller), dont le parcours est difficile pendant le début du film, et la mère de Regan. Dans un deuxième temps, Chris, pensant avoir affaire à un cas de dédoublement de la personnalité, fait appel à un psychiatre. Mais l’expérience tourne court : non seulement Regan abrite en elle une autre personnalité, mais celle-ci est en plus un être indubitablement démoniaque et violent. Une seule conclusion s’impose à elle : sa fille est possédée et elle doit solliciter malgré elle (parce que nous sommes au XXe siècle et qu’elle n’est pas croyante) l’aide d’un exorciste. Elle contacte alors le père Karras, dont nous avons pu connaître les difficultés dans sa foi personnelle et la terrible mort de sa mère, dont il se sent responsable : sur son lit de mort, sa mère lui avait reproché de l’avoir abandonnée, et depuis le père Karras a des visions d’elle, exacerbant sa culpabilité et son chagrin.

Le père Karras rencontre donc Regan (ou plutôt le démon qui a pris corps en Regan) et une chose le surprend : le démon connaît les circonstances de la mort de sa mère (alors que Regan ne pouvait rien savoir), mais ignore son nom de jeune fille. Karras commence alors à comprendre que le véritable démon est non seulement l’incarnation diabolique dans le corps de la jeune fille, mais aussi la manifestation du Mal qu’abritent en eux ceux qui tentent de l’approcher. Ici, le père Karras doit affronter le démon en affrontant le Mal qui est en lui : le démon au nom du Mal veut le pousser au désespoir suprême en décuplant son sentiment de culpabilité. Karras commence alors le travail d’exorcisme. Il écoute des enregistrements de la voix de Regan non possédée, regarde ses dessins d’enfant. Un soir, il est appelé d’urgence à la maison des MacNeil pour observer un étrange phénomène : sur le ventre de la fillette possédée apparaissent ces mots : « Aidez-moi ».

Karras effectue alors les démarches auprès de l’Église pour obtenir le droit de pratiquer un exorcisme. Cette dernière accepte mais confie le rôle de l’exorciste au Père Lankester Merrin, prêtre expérimenté revenant d’Irak (il s’agissait donc du prêtre rencontré au début du film) et ayant déjà pratiqué un exorcisme en Afrique. Le Père Karras devra l’assister en tant que prêtre et que psychiatre expert (puisque diplômé d’Harvard). Merrin et Karras commencent donc leur exorcisme sur le démon en suivant le protocole religieux. Les prêtres récitent des prières et des « formules d’exorcisme » devant le monstre, lui jettent de l’eau bénite, mais le démon résiste, crache un étrange vomi vert, se met à léviter au-dessus du lit, pivote la tête de l’enfant à 360 degrés. L’exorcisme prend du temps, les prêtres décident de faire une pause. Karras est toujours hanté par le souvenir de sa mère défunte : le démon se sert de cette hantise pour conduire Karras au désespoir. Merrin le fait sortir de la chambre, et continue seul. Karras ressasse au fond de lui sa culpabilité envers sa mère, puis retourne dans la chambre et découvre le père Merrin mort d’épuisement.

Dans un excès de rage, il s’en prend alors violemment et physiquement au démon en le rouant de coups, puis, dans sa rage, l’exhorte à « le prendre », c’est-à-dire à prendre possession de son propre corps plutôt que celui de Regan. Le démon passe alors du corps de la fillette à celui du prêtre et celui-ci, comprenant que le monstre entre en lui, se jette par la fenêtre et meurt pour éviter que le démon perdure en lui et pour expier sa culpabilité de fils. La fillette est alors découverte dans d’inextinguibles sanglots mais « délivrée », tandis que la dépouille de Karras, retrouvée au bas des escaliers, reçoit les derniers sacrements par l’un des proches amis prêtres.

Des jours plus tard, la famille MacNeil déménage. Regan est redevenue normale, malgré les marques physiques de violence.

Dans la réalité

Extrait traduit du Washington post, Maryland 1949

« Le 20 août 1949, un article fût publié en première page du Washington Post, et porta pour la première fois cette histoire à la connaissance du grand public. Le compte-rendu est simple et direct (…) : ‘Hier, selon des sources catholiques, dans ce qui constitue peut-être une des plus remarquables expériences en son genre dans l’histoire religieuse récente, un garçon de quatorze ans habitant à Mount Rainier et possédé par le diable a été libéré par un prêtre catholique’. Ce n’était pas le genre de chose que vous vous attendiez à voir à la une d’un journal américain aussi important. L’article décrivait ensuite les manifestations vécues par le garçon et sa famille ».

Article Sciences et Avenir publié le 16 janvier 2017 à la mort du romancier William Peter Blatty

Si tout le monde connait le fabuleux film L’Exorciste (The Exorcist) que William Friedkin réalisa en 1973 beaucoup ignorent que le film fut adapté d’un roman qui s’inspirait d’une histoire vraie , celle de Roland Doe.
En 1949 , alors qu’il n’était encore qu’un étudiant , William Peter Blatty découvrit un article du Washington Post relatant l’histoire d’un jeune garçon de 14 ans , baptisé Roland Doe par l’église Catholique , qui avait été possédé par le démon avant d’être exorcisé et fasciné , il se mit alors à écrire sur le sujet.
En 1971 , lorsque L’Exorciste fut publié , Blatty était surtout connu en tant que journaliste et scénariste mais son livre se vendit à plus de 13 millions d’exemplaires , uniquement aux États-Unis.
La plupart des informations que nous possédons concernant cet étrange cas de possession proviennent de Raymond Bishop , l’un des prêtres ayant assisté à l’exorcisme.
Les événements ont ensuite été retracés par l’ancien pasteur de la famille , le révérend Luther Miles Schulze .
Bien plus tard , en 1991 , le jeune garçon possédé fut renommé Robbie Mannheim par l’écrivain Thomas B . Allen , qui écrivit un livre concernant l’affaire , reprenant tous les éléments du drame à travers les articles , les documents et les témoignages qui s’y rapportaient : Le Possédé,
La véritable histoire d’un exorcisme (Possessed).

Robbie Mannheim était un jeune garçon de 13 ans , l’enfant unique d’une famille ouvrière sans histoire. Il fut décrit par ses connaissances comme un enfant calme , réservé , pas vraiment populaire et très studieux.
Il habitait avec ses parents et sa grand-mère une petite maison à Mont-Rainier , dans le Maryland , et il était très proche de sa tante Harriet qui vivait à Saint-Louis mais qui venait leur rendre visite régulièrement. Sa tante se disait medium et elle se servait pour ses séances de spiritisme d’une planche de Ouija qui fascina rapidement le jeune garçon.
Elle lui apprit à s’en servir , à sa demande , durant l’été 1948. Malheureusement , le 26 janvier 1949 , Harriet succomba à une terrible maladie et Robbie en fut profondément affecté.
Le jeune garçon devint taciturne et renfermé et l’on suppose qu’il essaya alors de contacter sa tante par l’intermédiaire de la planche de Ouija. Les événements étranges commencèrent peu après la disparition d’Hariett. Au début , il y eut des bruits dans les murs , des sortes de grattements et la famille Mannheim , pensant que la maison était peut-être envahie par des rongeurs , fit appel à une société de dératisation.
Malheureusement , les spécialistes ne trouvèrent pas de traces de nuisibles et ces grattements demeurèrent inexpliqués. Rapidement , la maison fut la proie de phénomènes inexplicables.
Des coups sourds s’élevaient de pièces vides , des objets se déplaçaient tout seuls , le lustre se balançait et l’image du Christ cognait contre le mur. La famille commença par penser que ces manifestations étaient peut-être produites par Hariett qui essayait de communiquer avec eux depuis l’au-delà mais ils abandonnèrent rapidement cette idée.
Les bruits se faisaient de plus en plus intenses et , chaque nuit , la maison résonnait du vacarme qu’aurait fait une troupe de soldats marchant au pas. Le lit de Robbie était agité de vibrations , alors qu’il se trouvait à l’intérieur , des objets volaient à travers la pièce , toujours en sa présence , et la fiole d’eau bénite placée près de lui se fracassa sur le sol. Des meubles se mirent aussi à bouger mystérieusement , des commodes , des tables de nuit , des tables basses etc .
Mr Kagey , le père d’un ami de Robbie , fut le premier témoin extérieur à la famille d’une de ces manifestions. Il se trouvait alors dans la maison des Mannheim , Robbie était assis sur une chaise , quand soudain , brutalement , il vit le jeune garçon se faire éjecter de la chaise et projeté à plusieurs mètres.
Depuis peu , à la nuit tombée , le comportement de Robbie changeait. Il devenait étrange , inquiétant.

Puis des marques , des ecchymoses et des traces de coups commencèrent à apparaître sur le corps de l’enfant sans aucune raison. Terrifiée , la famille Mannheim demanda alors de l’aide à leur pasteur luthérien , le Révérend Luther Miles Schulze.
Selon un rapport établi par le Révérend Schulze et relayé par l’Evening Star , un journal de Washington , le garçon fut examiné par divers médecins et psychiatres qui ne purent offrir aucune explication , quand aux manifestations. Schulze , qui était extrêmement sceptique , proposa d’héberger Robbie pour une nuit , afin de pouvoir observer par lui-même les phénomènes qui l’accablaient .
Le révérend , qui entretenait des liens étroits avec un parapsychologue , le Dr Rhein , lui écrivit ce communiqué.
« La nuit du 17 au 18 février , je pris l’enfant avec moi pour la nuit , pour constater de moi-même les phénomènes en question.
L’enfant s’endormit dans un fauteuil qui peu de temps après se mit à glisser seul sur le plancher de la pièce.
je mis alors l’enfant sur le lit , qui lui aussi se mit à vibrer , le matelas fut jeté à terre et glissa latéralement , sous le lit … »
Dans l’interview qu’il accorda anonymement au Washington Post le 10 août 1949 , le pasteur expliqua que lorsque le garçon s’était endormi dans le lit placé près du sien , il avait entendu le lit vibrer et des bruits de grattements s’étaient élevés des murs .

Pendant le reste de la nuit , il avait été témoin d’événements étranges. Un fauteuil dans lequel le garçon s’était assis s’était incliné tout seul et les couvertures sur lesquelles il s’était assoupi avait inexplicablement glissé autour de la salle.
Il avait ensuite appelé un médecin , qui avait prescrit un barbiturique à toute la famille. Après cette nuit passée en sa compagnie , Miles Schulze fut convaincu que Robbie Mannheim était possédé et un exorcisme fut effectué suivant les rites de l’église anglicane , sans résultat .
Les phénomènes se succédaient , de plus en plus violents , de plus en plus effrayants et le pasteur Schulze conseilla alors aux Mannheim de se tourner vers l’église catholique.
Il les mit en contact avec le père Albert Hughes qu’ils rencontrèrent à l’Église Saint James. Le Père Hughes , qui mourut en 1980, raconta que lorsqu’il avait rencontré le garçon en février 1949 , il avait remarqué que celui-ci avait un regard sombre et vide.
En rentrant dans son bureau , Robbie avait jeté un regard dur aux livres de prière que le Père avait sur la table.
C’était à ses yeux un symptôme classique de possession .

Les personnes affectées souffraient d’une profonde aversion pour toutes les choses sacrées , les Saintes Écritures , les crucifix , les membres du clergé , les statues , les icônes , les médailles , etc.
Au même moment , alors que le garçon regardait les livres , la chaise du Père Hughes s’était littéralement soulevée , avec lui assis dessus , et elle avait foncé contre le mur juste derrière lui.
A ce moment là Hughes comprit qu’il avait à faire à quelque chose de surnaturel et de diabolique et il avait abordé la situation aussi bien qu’il le pouvait.
Il lui avait immédiatement demandé, en latin , « Quel est ton nom ? ».La réponse du garçon avait été sans équivoque , il avait clairement déclaré , « Je suis légions ». Le Père Hughes était alors un jeune prêtre peu familier avec les rites d’exorcisme.
Ce jeune garçon était même le premier cas qu’il rencontrait. Le 27 février 1949 Robbie fut admis à l’hôpital de Washington. Cet hôpital était dirigé par des frères jésuites et ils supervisèrent les rituels d’exorcisme.
L’adolescent se montrait déjà violent et instable , il s’agitait , tournait , crachait et criait. Il était tellement agressif que les infirmières n’eurent d’autre choix que de l’entraver afin de pouvoir le contrôler.
Le Père Hughes récita les prières d’exorcisme durant trois nuits consécutives , sans résultat.
En fait , le garçon devenait même de plus en plus violent. Il écumait , criait , insultait le prêtre et tentait de briser ses liens.
A force de tirer il réussit à libérer une de ses mains qu’il la glissa sous lit afin d’arracher un des ressorts du matelas puis , se servant du ressort comme d’une arme , il infligea au Père Hughes une entaille qui allait de l’intérieur de son poignet au recoin de son coude.
La blessure du Père était sérieuse et elle nécessitait de nombreux points de sutures. Il fut contraint d’abandonner le rituel afin de se soigner et Robbie retourna chez lui.
Les parents du jeune garçon vivaient dans un état de peur constante pour la santé de leur fils. Son corps se recouvrait toujours de coupures inexpliquées , de contusions , d’égratignures et d’ecchymoses.

Une nuit , la mère du garçon crut distinguer les mots Saint Louis inscrits dans sa poitrine et elle vit là un message. Les Mannheim partirent s’installer chez des parents qui habitaient la ville de Saint-Louis en prétextant qu’ils déménageaient afin d’obtenir un traitement médical pour leur fils.
Malheureusement , une fois sur place , les médecins ne leur furent d’aucune aide et ils se tournèrent une fois encore vers l’église . Un des cousins de Robbie contacta un de ses professeur de l’Université de Saint-Louis , le révérend Raymond J. Bishop , qui lui conseilla de s’adresser au pasteur William S. Bowderne, le doyen du diocèse St. Louis , un prêtre qui avait passé du temps au sein de l’armée américaine , et qui était connu pour être un homme intelligent , attentif et peu influençable.
Les deux prêtes vinrent visiter l’enfant ensemble à son domicile .Ils purent constater son aversion pour les choses sacrées , le lit qui vibrait , les objets qui volaient et ils entendirent Robbie parler d’une voix gutturale.
Le Père Bowdern déclara qu’il pensait que le garçon était possédé et il demanda alors la permission de chasser les démons qui affligeaient le garçon à l’archevêque dont il dépendait .La permission de pratiquer un exorcisme lui fut accordée par l’archevêque sous condition qu’un journal détaillé des événements soit tenu. Connaissant l’issue de l’exorcisme précédent durant lequel le Père Hughes avait été gravement blessé , il décida toutefois d’aborder la situation avec prudence .Il avait de sérieux doutes à ses capacités.
Il ne savait pas si il réussirait à accomplir le rituel avec succès mais tout ce qu’il souhaitait , c’était aider l’enfant à combattre les démons qui prenaient possession de son corps. Afin de le seconder au cours de ses rituels il sollicita l’aide de plusieurs prêtres et d’un séminariste .Parmi eux se trouvaient un jésuite , Fr. Walter Halloran , et le Révérend William Van Roo.

Le Père Bowdern et Walter Halloran.

Très rapidement Robbie manifesta une forte hostilité envers les membres du clergé. Il crachait sur les prêtres , les menaçait , leur ordonnait de quitter la pièce , et leur faisait toutes sortes de propositions sexuelles vulgaires. Les prêtres avouèrent avoir parfois maintenu un oreiller sur son visage afin de l’empêcher de jurer. Le Père Bowdern et ses prêtres ne se laissèrent pas décourager et tous les soirs , durant trois semaines , ils récitèrent des prières d’exorcisme. Ils devaient souvent attacher le garçon à cause de ses accès de violence et l’un des prêtres écrivit dans son journal que les coups qu’il assénait étaient bien plus puissants que ceux qu’aurait pu donner un garçon ordinaire de son âge. Il n’était d’ailleurs pas rare que des hommes soient blessés. A ce moment là, ils décidèrent de faire interner l’adolescent à Saint-Alexius, un hôpital géré par un ancien ordre de moines catholiques , afin de laisser sa famille respirer. Robbie fut confiné dans une pièce où personne ne pouvait l’entendre lors de ses crises et où ils pouvaient opérer en toute tranquillité , sans se soucier des passants. C’était le même type de chambre que celle que l’on aurait pu trouver dans un hôpital psychiatrique. Les fenêtres étaient scellées, les portes ne s’ouvraient pas de l’intérieur et tous les objets à l’intérieur de la pièce étaient considérés comme inoffensifs pour le garçon.

L’hôpital St-Alexius

La santé du Père Bowdern déclinait et les gens commençaient à s’en émouvoir. Il faut comprendre que les prêtres continuaient à assumer les taches quotidiennes qui leur incombaient et qu’ils prenaient part à toutes sortes de missions.
Bowdern arrivait souvent en début de matinée , puis il passait la plus grande partie de la journée à diriger la paroisse dont il s’occupait. Les choses ne se passaient pas vraiment comme il l’avait espérer et il était épuisé aussi bien physiquement que moralement.
Une nuit , un des prêtes qui assistait au rituel d’exorcisme eut le nez cassé par Robbie. Le découragement les gagnait, ils se sentaient envahis par le doute et le désespoir. Ils décidèrent alors que la meilleurs chose à faire était probablement de baptiser l’enfant afin de renforcer sa résistance à travers les sacrements.
Ils espéraient qu’une fois qu’il serait converti au catholicisme il serait soumis au pouvoir de l’église et à ses prêtres , ce qui les aiderait grandement à le libérer. Lorsqu’ils tentèrent de forcer Robbie à communier , ils connurent alors le plus féroce combat de résistance que le garçon n’ait jamais livré.
Ils réussirent pourtant à lui faire accepter l’hostie, mais le résultat ne fut pas celui qu’ils avaient prévu , les démons qui le possédaient semblaient avoir gagné en détermination. Quelques jours plus tard eut lieu un événement qui bouleversa tout ceux qui y assistèrent.
Robbie était déchaîné , il se montrait plus violent et plus haineux que jamais quand soudain , pour la première fois depuis bien des jours , il déclara d’une voix claire et ferme.
« Satan ! Satan ! Je suis Saint-Michel , et je vous ordonne , Satan et les autres esprits mauvais , de quitter ce corps maintenant ». Le Fr. Halloran souligna que durant cette scène les mots tels que « le mal » et « l’enfer » ainsi que d’autres marques diverses étaient apparues sur le corps de l’adolescent.

Lettre du Père Bowdern et
Statue de Saint-Michel
dans la chambre de Robbie

Après l’intervention de ce que l’on pensa être l’archange Saint-Michel, Robbie put retourner à la messe. Il semblait enfin apaisé. Quelques jours plus tard , sa famille le ramena dans leur maison de Mont-Rainier et ils reprirent leur ancienne vie. Robbie , qui est aujourd’hui marié, père et grand-père, n’a aucun souvenir des événements, ce qui arrive souvent aux victimes de possession. Par la suite, Halloran affirma à maintes reprises que le Père William S. Bowdern, le Père Bishop et lui-même étaient tous trois persuadés que le cas de possession était réel. Les médecins qui examinèrent Robbie Mannheim au moment des faits ne découvrirent aucune preuve d’une quelconque maladie et les nombreux experts qui étudièrent son cas se révélèrent incapables de trouver une explication quand aux surprenants phénomènes dont il avait été victime.

Source : Wikipédia

Cette source qui a pompé sur cette source. Pas de sources de la part des auteurs donc pas de citation.

 

 

 

 

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