« la nuit des morts vivants » de George A. Romero (1970)

Cinéma

La Nuit des morts-vivants (Night of the Living Dead) est un film d’épouvante américain réalisé en 1968 par George A. Romero.

C’est le premier volet de la Saga des zombies. Plus tard, le scénario sera repris maintes et maintes fois ; la version la plus connue est celle de Tom Savini, de même titre que le film de Romero, sortie en 1990.

Un cimetière de Pennsylvanie. Barbara et son frère Johnny ont fait une longue route pour venir se recueillir sur la tombe de leur père enterré dans leur ville natale. Ce rite annuel irrite Johnny, qui se moque de Barbara, et lui rappelle comment il lui faisait peur lorsqu’elle était enfant. Il cherche à nouveau à l’effrayer, en lui affirmant que les morts vont venir la chercher. Barbara, énervée, s’isole, et se fait agresser par une personne à la démarche mécanique et au visage ravagé. Son frère la défend, mais meurt dans la lutte, la tête fracassée contre une pierre tombale. Barbara s’enfuit, et se réfugie dans une maison isolée. Un routier afro-américain, Ben, la rejoint, et bloque portes et fenêtres avec des planches de bois alors que de nombreux morts, revenus à la vie, se dirigent vers la demeure. Barbara s’évanouit, et restera en état de choc à son réveil.

Avis auteur allociné : A présent que je vous ai parlé des second, cinquième et quatrième épisodes de la saga des morts-vivants de George Romero, je vais me pencher avec plus de détails sur ce film à l’origine d’un mythe qui fait aujourd’hui encore frissonner des millions de spectateurs dans les salles du monde entier. Vous l’aurez compris, je vais vous faire la critique de « La Nuit des morts-vivants », mythique long-métrage qui resta gravé dans les annales dès le jour de sa sortie, et qui n’en finit plus de nous faire peur et de nous dégouter, car oui, la scène où l’on voit sans aucune censure les zombies se régaler de la chair des humains est réellement répugnante,il faut bien le dire, et contient encore toute son intensité, et ce même plus de 45 ans après sa sortie. Et même si elle est tournée en noir et blanc, on imagine facilement la chose en couleur, augmentant encore plus l’horreur dans notre imagination. « La Nuit des morts-vivants » est donc bel et bien un chef d’œuvre, il n’y pas de doute là dessus, et je me demande encore aujourd’hui si l’on a fait mieux dans le genre, tant celui ci est unique et novateur. Au tout début, alors que le film ne faisait que commencer, on pouvait remarquer un élément important : il faisait très film amateur! Mais lorsque le tout prend des racines profondes et bien ancrées, il devient tellement bien filmé que cela tranchera énormément avec ce que l’on a pu voir au début, à un point tel qu’on pourrait venir à se demander si c’est le même homme qui l’a réalisé. Le métrage est d’ailleurs accompagné d’une musique oppressante, terrifiante et étouffante qui en fait une œuvre aussi atypique qu’horrifique. Là où « La Nuit des morts-vivants », c’est principalement par son côté gore, comme je l’ai déja laissé entendre. En effet, il est vraiment très violent pour l’époque, et pour vous situer la chose, « La colline à des yeux », sortit en 1977, avait créé un scandale et, personnellement, je le trouve bien moins atroce que ce « Night of the living-dead ». Autre fait qu’on pourrait relever, le héros est un afro-américain! Oui, début des années 70, et George A. Romero, alors jeune visionnaire, engageait un noir pour jouer son personnage le plus charismatique et le plus important, rappelant sans mal le message de la série « Star Trek ». Les acteurs sont d’ailleurs tous excellents, bien qu’il soient peu, le tout étant comblé par des personnages attachants à la personnalité très bien approfondie. On s’inquiète réellement pour eux, rendant le huis clos encore plus saisissant et terrifiant qu’il ne l’est. Sans déconner, « La Nuit des morts-vivants », c’est bel et bien le renouveau des films d’épouvante et d’horreur de l’époque! Vous aviez déja vu pareille oeuvre avant celle ci, vous? Pas moi, en tout cas! Vous l’aurez compris, ce long-métrage est un chef-d’œuvre intemporel. Pourquoi? Parce que sa bande-son est toujours aussi bonne, son suspens toujours aussi intense et ses scènes d’épouvante toujours aussi efficaces et éprouvantes qui fonctionnent encore! Et si je devais lui trouver un unique défaut, je pense que ce serait sa longueur! Il est vraiment beaucoup trop rapide! Alors oui, je sais très bien que moyens obligent, mais quand même, nous pondre un si grand film en 1h36, c’est un peu court, il faut l’avouer. Peut-être que c’est sa rapidité qui en fait son intensité, mais je l’aurai beaucoup plus aimé avec ne serait-ce que dix minutes en plus. Outre une idée de base réellement novatrice et inédite, on ne va pas se le cacher, « Night of the living-dead » possède un scénario aussi parfait que le film possède une excellente mise en scène. Alors oui, surement qu’il n’est pas le premier huis-clos, mais il est le seul que j’ai vu, pour l’instant et à cette époque, qui nous fournit autant de scènes cultes que de séquences mémorables. Cette idée est très bien exploitée, le film ne possédant pas la moindre longueur, détail que je n’aurai surement pas relevé s’il avait duré un peu plus longtemps, donc je retire en partie ce que j’ai déjà dit. Certes, comme tous films, il a vieillit, sauf que lui, il a prit des rides dans le bon sens, gagnant toujours plus de charme et d’impact à mesure que les années passent. D’ailleurs, j’ai complètement oublié de le dire plus haut, mais l’héroïne m’agace au plus haut point! Elle est d’une inutilité et d’une bêtise réellement lassantes! Objectif réussi donc, celui de nous rendre ce personnage antipathique et agaçant. Et ce sera notamment lors de la séquence finale que l’on verra toute la maestria du réalisateur, cette dernière séquence étant atroce et horrible, à l’image du reste de l’œuvre. Cet homme visionnaire nous y posera une unique question, aussi pertinente que divinement bien amenée, qu’il nous reposera dans un autre de ses chef-d’œuvre, « Land of the dead » : « En fin de compte, qui du zombie ou de l’homme est le méchant, et lequel d’entre eux est le plus sanguinaire et le plus cruel? A méditer, donc!

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