La Dame blanche

Légendes urbaines

La dame blanche annonciatrice d’une mort prochaine est la transposition continentale de l’ancien mythe irlandais de la banshee, repris dans la légende de la fée Mélusine au XIVe siècle : attachée à la puissante lignée des Lusignan, son apparition sur une des tours du château de Lusignan, accompagnée de hurlements lugubres et de sifflements, annonçait la mort d’un membre de la famille dans les trois jours.

Quand on est môme, on entend des histoires étranges ; la curiosité et l’imagination sont très aiguisés. Des histoires qui font peur, où on ne peut pas dormir sans lumière. Gamine, j’ai souvent entendu parler des mystérieuses apparitions de la Dame Blanche. Des enfants qui prétendaient l’avoir croisé ou un de leur ‘ami’ l’aurait croisée….La version qui revient le plus souvent est qu’en voiture, on peut apercevoir une dame blanche près d’un indicateur de la route : panneau, feux de signalisation…. ce qui est symbole d’accident. Mais également des versions, où si elle te voit une fois, elle te pourchasse : avec un miroir elle peut pénétrer dans ta chambre.

La légende de la Dame blanche a plusieurs sources.

Celles des fées, des nymphes, ou ange de la mort aussi bien chez les Celtes que chez les Romains qui s’apparentaient à une augure funèbre. (messagères de mort). Mais aussi en Angleterre et aux USA (White Lady), en France dans le Languedoc (Damas blancas), en Allemagne (Weisse Frauen), en Hollande (Witte Wieven) et en Europe centrale (Bilà pani)….Mais la source la plus officielle est qu’en fait la dame blanche serait une transposition moderne du mythe irlandais de la Banshee. Des apparaitions de dames blanches dans les châteaux, spectres rattachés à des familles princières.

 

Historique des Apparitions

Au début du XVIe siècle de nombreuses grandes familles aristocratiques européennes avaient leur dame blanche attitrée. Plus stylées que leurs ancêtres, elles ne hurlent pas et peuvent même parfois se montrer protectrices, telle la « dame blanche de Krumlov », attachée à la puissante famille Rožmberk (Rosenberg) de Bohème qui apparut plusieurs fois en 1539 auprès de l’héritier nouveau-né. La dame blanche attachée à la maison germanique des Neuhaus est ambivalente, elle annonce une mort si elle porte des gants noirs, mais aussi un heureux présage si ses gants sont blancs. On trouve des dames blanches attachées aux Habsbourg, aux Hohenzollern, aux Brunswick, aux Brandebourg, aux Bade, aux Pernstein. Une dame blanche serait aussi apparue à l’empereur Charles Quint en 1558, la veille de sa mort, au monastère de Yuste où il s’était retiré. C’est cette dame blanche qui a donné lieu à la personnalité de la « Nonne Sanglante ».

 

Le Père Lachaise – Juillet 2004

Il y a quelques années de cela (environ 14 ans) je suis allé au cimetière du Père Lachaise, vers les midi.Je travaillais alors et n’avait que peu de temps, pendant la pause du déjeuner, pour trouver le mur des fédérés.Or, n’étant jamais venu dans ce cimetière (qui est grand), le temps passait et, n’ayant pas de plan, je n’ai pas été jusqu’au fameux mur ce jour là. Mais, en revenant (sans jeu de mot), alors que je me trouvais près d’un curieux monument représentant un homme allongé, sur le dos, tenant dans ses mains un visage de femme (le tout en bronze), alors que je regardai devant moi, il faisait grand soleil, je vis soudain une grande jeune femme brune, aux longs cheveux d’un noir de jais, vêtue d’une longue robe blanche et….tenant dans sa main droite(?) une rose…….noire, rose haut perchée sur une longue tige…Elle semblait se diriger en direction de l’entrée principale (située, de mémoire, à environ 400m.).Sur l’instant, je n’en ai rien pensé, on m’avait dit qu’il y avait pas mal d’originaux dans ce cimetière…Plus tard, j’y ai repensé et un détail m’est revenu: cette femme, dont je n’ai jamais vu les pieds à cause des tombes qui se trouvaient entre elle et moi(en plus je me trouvais légèrement en contrebas), semblait avancer comme sur des roulettes, peut-être est-ce là ce qu’on appelle une démarche aérienne? J’en ai parlé à mon épouse mais plus jamais je n’ai revu cette femme, si curieusement habillée (une sorte d’aube de mousseline)et qui regardait droit devant elle..Bien plus tard, j’ai entendu parler de la « Dame du Père Lachaise » mais je n’ai pu en savoir plus. Pourriez vous m’éclairer sur cette anecdote ?

         Un article paru dans l’express du mois de juin 2004
Les nuages noirs, percés comme des passoires, jettent de l’eau glacée sur le Père-Lachaise. Il fait nuit en plein jour. Pardessus noir corbeau et faces blêmes, un couple de «gothiques» en goguette rêve son spleen crépusculaire, posé en haut d’une volée de marches. Ici, les tombes chuchotent mille secrets bizarres. Celle de Victor Noir, en tête. Le gisant verdâtre de ce jeune journaliste qui officiait sous la IIIe République est victime des assauts d’un défilé de jeunes filles – et d’hommes? – ravies de la protubérance de son entrejambe, gage de fertilité, dit-on. Les fortes marques d’usure ne mentent pas.

Drôles de gus, les locataires de ce cimetière. A la limite du fréquentable. Comme ce Robertson, décédé en 1837, qui se livrait à des expériences de «fantasmagorie et d’aéronautique». C’est le titre exact qui est sculpté sur sa stèle, à côté de crânes humains et de l’envol d’un aérostat. Aussi réjouissant que le fantôme de Mme Raspail qui se meurt d’amour sous les barreaux de la prison qui retiennent son mari. Un fait historique autant qu’un cauchemar magnifique, œuvre du sculpteur Etex. Un vol de corbeaux croassant gravement rase la pointe des stèles. Côté spirite, on n’a que l’embarras du choix. Le patron de cette «science» des esprits, Allan Kardec (1804-1869), est enterré là, sous son buste doré. Les fans lui touchent le nez. Et restent des heures «en contact» avec lui. Quand ils sont partis, Kardec a tout loisir de converser avec Mlle Lenormand, allongée non loin, dans un lit fleuri de frais. Une sorte d’Elizabeth Teissier du premier Empire. En 2004, le public y va encore de sa rose rouge et de sa requête. Plus étrange, la tombe de Sintzheim, rabbin et délégué à la Constituante, qui accueille en son cœur un arbre centenaire. L’arbre a poussé un jour, pile sur les restes du bonhomme, et s’est tendu vers le ciel. Du monde entier, on vient lui demander des miracles. Cette partie juive du cimetière, effacée des archives sous Vichy, est peu connue du grand public. D’où un petit aspect fouillis et silencieux. Reposant ou inquiétant, selon le réglage de votre trouillomètre. Impossible de ne pas signaler deux autres «spots» de l’étrange, au sommet de la colline. Une enfilade de tombes d’adorateurs du Dieu Mazda (comme la pile, oui), culte du soleil célébré en Inde et en Iran. Et, pas loin, le temple de Marie-Elisabeth Demidoff, une aristocrate russe, meringue au mauvais goût néo-antique (le temple, pas l’aristocrate), sur lequel flotte une excitante légende: celui qui parviendra à s’y laisser enfermer héritera de la fortune familiale. Ce qui éclaire d’un jour nouveau l’histoire de ce visiteur qui a failli se faire happer par une tombe, l’an dernier – la stèle sur laquelle il avait posé le pied aurait cédé. Tout près de chez la Demidoff.

 

Cimetière du Père-Lachaise, 16, rue du Repos (XXe). Circuit «Croyances et légendes», au 01-55-25-82-10.

 

L’affaire Palavas – 20 mai 1981

Le 20 mai 1981, quatre jeunes montpelliérains âgés de 17 à 25 ans vers 0h30, après s’être promené sur les quais de Palavas et avoir bu un coup, aperçoivent sur le bord de la route, une auto-stoppeuse d’une cinquantaine d’années portant un imperméable ainsi qu’un foulard blancs. Ils lui proposent de l’amener jusqu’à Montpellier. Elle ne répond pas mais opine de la tête, monte à l’arrière, et s’assied entre les deux passagères. La voiture repart. La mystérieuse auto-stoppeuse ne dit toujours pas un mot. Un kilomètre après, elle s’exclame « Attention au virage, attention au virage ! ». Le conducteur, surpris, lève le pied, et passe le virage sans encombre. C’est alors au tour des passagères de crier : le mystérieux personnage a disparu ! La voiture roule toujours à 90 km/h, les portes fermées… D’abord abasourdis, les quatre amis décident d’aller tout raconter à la police. Qui, après avoir cru à une plaisanterie, se rend sur place, sans rien trouver ! Plusieurs convocations plus tard, la police, comme toutes les personnes qui les interrogent, concluent à la sincérité des jeunes.

Sources :
La Gazette de Montpellier, 21 juillet 1995.
Légendes urbaines, rumeurs d’aujourd’hui , Jean-Bruno Renard et Véronique Campion-Vincent. Documents Payot.
Rumeurs. Jean-Noël Kapferer. Points actuels, 1990.
http://www.zetetique.ldh.org/palavas.htm

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