Gizeh & Orion

Para Archeologos

La corrélation d’Orion est une théorie proposée par certains égyptologues (comme Selim Hassan) ou archéo-astronomes (comme Robert Bauval), selon laquelle il existerait une corrélation entre la position des pyramides d’Égypte et la position des étoiles, notamment entre les trois pyramides de la nécropole de Gizeh (pyramide de Khéops, pyramide de Khéphren, pyramide de Mykérinos) et les trois étoiles centrales de la constellation d’Orion– constitutives de l’astérisme appelé Baudrier d’Orion.

Le nom de la constellation d’Orion était Sah en Egypte antique : d’Orion dérivent Sahara ou Sah-Hor-Râ, « Orion-Horus-Soleil », Sah-Ka-Râ, la célèbre pyramide de Memphis, « Orion-Cœur-du-Soleil ».

 

•La théorie de Robert Bauval•

En 1994, Robert Bauval  réalise que les trois étoiles centrales de la constellation d’Orion sont positionnées comme les trois pyramides de Gizeh, à un tout petit décalage près. Par ailleurs,il montre que le Nil est le reflet de la Voie lactée, comme si les bâtisseurs avaient voulu représenter au sol une sorte de carte du ciel. Avec l’aide d’un logiciel astronomique (skyglob), il resitue le ciel tel qu’il était à l’époque de Khéops, et réalise alors que le conduit sud de la chambre du roi, de pente 45°, pointe sur le Baudrier, au moment où Orion est au plus haut sur le méridien, tandis que le conduit nord pointe lui vers l’étoile polaire de l’époque (α Draconis), et le conduit sud de la chambre de la reine (39° environ) pointe sur l’étoile Sirius  (α Canis Majoris). Grâce à des ordinateurs plus modernes, il affine en cela des données déjà avancées par Virginia Trimble et Mary Bruck de l’université d’Edimbourg, en 1964.

Tout aussi étonnant, en remontant encore dans le temps, il retrouve la position exacte qu’ont les pyramides avec le Nil, et les étoiles du Baudrier d’Orion avec la Voie Lactée, 10 500 ans av. J.-C. Cette date correspond au moment où Orion était au plus bas dans son cycle processionnel.

Robert Bauval cherche par ailleurs à montrer que deux autres pyramides pourraient correspondre à deux étoiles d’Orion, mais la précision de la corrélation est nettement moins importante que pour le Baudrier d’Orion.

Par ailleurs, Bauval et Hancok ont établi une série de liens troublants :

PYRAMIDES DE GIZEH
1. Elles sont orientées le long d’un méridien et alignées en diagonale vers le sud-ouest
2. La pyramide de Mykerinos est légèrement décalée vers l’est par rapport à la diagonale des deux autres.
3. La pyramide de Mykerinos est plus petite que les deux autres.
4. La pyramide de Khephren est équidistante des deux autres.
5. Les trois pyramides sont situés sur la rive ouest du Nil.

BAUDRIER D’ORION
1. Lors de leur passage au méridien, les trois étoiles sont orientées vers le sud-ouest.
2. Delta d’Orion (Mintaka) est légèrement décalée vers l’est par rapport aux deux autres.
3. Mintaka est moins brillante que les deux autres étoiles.
4. Epsilon d’Orion (Al Nilam) est équidistante des deux autres.
5. Le Baudrier d’Orion est directement à l’ouest de la Voie Lactée, à distance proportionnellement équivalente à celle Gizeh par rapport au Nil.

•La théorie de Georges Vermard

Pour Georges Vermard, le croisement des quatre étoiles du quadrilatère (les quatre étoiles autour du Baudrier d’Orion : α Orionis, γ Orionis, β Orionis et κ Orionis) forme un angle de 52°, celui de la pyramide de Khéops. L’auteur avance d’autres coïncidences pour étayer cette correspondance entre la géométrie de la constellation et celle de la Grande Pyramide.

Sa théorie présente la pyramide comme un « ordinateur minéral ». En superposant le dessin de la grande pyramide à celui de la constellation d’Orion (et Sirius), il élabore un schéma de base, qui, mis à l’échelle de la pyramide, permettrait de décoder de nombreuses données universelles. Il va ainsi plus loin que ce que Robert Bauval et d’autres (Virginia Trimble, par exemple) ont déjà avancé sur le lien Orion–Gizeh. Les coïncidences géométriques et numériques y seraient tellement nombreuses que l’on peut parler de concordances. C’est la raison pour laquelle l’auteur affirme que non seulement la pyramide a été construite en fonction d’Orion, mais que la position des étoiles elle même est porteuse de ces données universelles.

Lien vers la galerie du plateau de Gizeh

•Sphinx, Le lion sacré•

Le sphinx serait donc présent sur le site de Gizeh bien avant la construction des pyramides. Intégré au complexe funéraire de Khéphren, le sphinx n’est absolument pas aligné avec l’axe de sa pyramide, comme s’il n’en faisait pas partie à l’origine.

Reconstitution 3D du Sphinx à ses origines

De plus, sur le site les traces d’une érosion liée à des pluies diluviennes n’ayant pu survenir qu’il y a 10.000 ans, ce qui va à l’encontre de l’attribution des pyramides à la civilisation égyptienne, née en 4000 seulement avant J-C. Le sphinx de Gizeh montre 2 évidences qui se voient nettement : Des traces nettes d’érosion par l’eau, or celles-ci doivent remonter à plus de 10.000 ans car ensuite le climat de l’Égypte fut sec. Il a été re – sculpté! La tête n’est pas érodée et n’est pas proportionnée au corps qui devait être entièrement celui d’un lion à l’origine.

Pour les égyptologues partisans de la doctrine officielle, la construction du Sphinx date du règne de Khéphren notamment parce que son visage a les traits d’une statue de ce pharaon, exposée au musée du Caire. Pour ouvrir une brèche dans les certitudes des des pontes de l’égyptologie, il fallut quinze ans à John West, écrivain américain et égyptologue autodidacte.

Afin de parvenir à réfuter cet argument de ressemblance morphologique entre le Sphinx et ce qui aurait été son modèle, West fit appel à des méthodes pour le moins inhabituelles. Il s’attacha en effet les services du lieutenant Frank Domingo, expert de la police de New York, spécialisé dans la reconstruction de visages mutilés ou incomplets.

Domingo entreprit une comparaison détaillée des deux faciès, celui du Sphinx et celui de la statue de Khéphren se trouvant au musée du Caire. Sa conclusion fut que les deux statues représentaient des « individus distincts ». Domingo ajoute : « Si les preuves irréfutables démontrent par la suite que le Sphinx était bien l’effigie de Khéphren, alors les artistes qui ont travaillé sur ce monument étaient de piètres techniciens ».

Vue d’artiste du Sphinx à un âge où l’eau atteignait ses pieds

Aux yeux des égyptologues, les éléments apportés par Domingo ne constituaient pas une preuve susceptible de remettre en question la datation du Sphinx communément admise.West enfourcha alors un nouveau cheval de bataille et suggéra que l’érosion du Sphinx n’était pas due aux vents ou au sable du désert, mais à l’eau de pluie ou encore suite à des inondations.

Or cette opinion pouvait également remettre en cause l’estimation en vigueur de l’âge du monument : la plus ancienne grande période de pluie connue en Égypte remontait en effet à la fin de la dernière glaciation, soit à  12 000 ans avant notre ère.

Pour que cette nouvelle théorie soit à même de convaincre les égyptologues les plus sceptiques, John West devait obtenir la coopération d’un expert géologue, dont les travaux et recherches ne souffriraient d’aucune critique. John West parvint à trouver un scientifique répondant à ces critères en la personne de Robert Schoch, de l’université de Boston. D’esprit large, Robert Schoch accepta cette mission peu académique. L’examen sur site auquel il procéda confirma que le corps du Sphinx et les parois du fossé dans lequel il repose portent des signes classiques d’érosion par l’eau. Il constata également que le monument et l’ensemble des temples avoisinants avaient été taillés dans la même roche. Il releva ensuite une curieuse anomalie : le Sphinx et le mur qui l’entoure avaient été attaqués par l’érosion sur un mètre d’épaisseur, alors que des strates rocheuses voisines, de nature identique, n’avaient pas subi les mêmes dégradations.

Ceci tendait à démontrer que le Sphinx avait été construit en plusieurs étapes, les parties les plus anciennes datant d’une époque compatible avec une importante érosion par l’eau et d’autres parties de l’édifice, plus récentes, ayant surtout été exposées aux méfaits du vent et du sable, et de l’eau!

Les égyptiens auraient restauré le monument, ainsi que les temples alentours, notamment en dallant de granit le sol calcaire du site. En raison de son grand âge, le Sphinx aurait subi plusieurs campagnes de réparations pendant les millénaires qui suivirent. Les égyptiens avaient dû le découvrir avec un tout autre visage, car sa tête est proportionnellement plus petite que son corps: la statue aurait donc été adaptée au style de l’Égypte Antique.


Sans être un spécialiste, il suffit d’observer le Sphinx pour remarquer que la tête est une aberration : disproportionnée par rapport au corps (la tête devrait faire 1/6 à 1/7 du corps….). De plus on repère facilement la différence entre la tête et le reste du corps par rapport à la qualité de la pierre ….de l’usure. Peut être est ce pour cette raison que l’on a jamais vraiment cerné la finalité d’une telle entreprise. Si ce dernier fut effectivement un lion, alors on penserait au lion, gardien des tombeaux à l’entrée du Nil.   Car nous savons que les pillages furent nombreux dans leurs histoires ….

Robert M.Schoch the great Sphinx (EN) : théorie autour du Sphinx

Article Wikipédia : sur l’hypothèse de l’érosion du Sphinx

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