« Evil Dead » de Sam Raimi (1981)

Cinéma

Evil Dead ou La Mort diabolique ou La Nuit des démons ou L’opéra de la terreur au Québec (The Evil Dead) est un film américain réalisé par Sam Raimi et sorti en 1981.

Il a été suivi par deux suites réalisées par Sam Raimi, ainsi qu’un reboot, lui aussi nommé Evil Dead et sorti en 2013 puis de la série télévisée Ash vs. Evil Dead en 2015.

Ash, accompagné de sa sœur Cheryl, de sa fiancé Linda et d’un couple d’amis Scott et Shelly, partent en vacances dans une cabane perdue dans la forêt. Peu après leur arrivée, pendant le repas, la trappe du sous sol s’ouvre toute seule. Scott et Ash descendent au sous-sol. Ils y découvrent un livre avec un magnétophone, un fusil de chasse et une dague. L’enregistrement contenu dans le magnétophone leur révèle que cette maison était celle d’un archéologue qui s’était retiré ici pour étudier un livre intitulé Le Livre des Morts, ou Necronomicon. Relié en peau humaine et écrit avec du sang humain, le Necronomicon contient des incantations permettant de réveiller les esprits maléfiques en sommeil. Cheryl, prise de panique, demande alors d’arrêter le magnétophone, mais Scott continue d’écouter l’enregistrement qui réveille des démons. Le cauchemar commence alors pour la bande d’amis, qui vont se retrouver possédés les uns après les autres. L’horreur du film est ancrée dans la manière dont ils s’entretuent.

Avis auteur allociné : Film rapidement devenu culte, « Evil Dead » marque les débuts au cinéma de Sam Raimi derrière la caméra, imposant ici son univers horrifique à mi-chemin entre le cartoon et le gore. Le scénario constitue à lui seul un cliché du genre : cinq jeunes gens se rendent dans une cabane au fond des bois pour y passer un weekend. Découvrant un mystérieux livre fait de chair humaine et contenant des incantations démoniaques, ils attirent vers eux de mystérieux démons. Tout au long du film, on ressent le manque de budget qui s’impose vite comme une très grande qualité : Sam Raimi et sont équipes ont redoublé d’inventivité pour donner corps aux possessions, utilisant des effets aussi kitsch que repoussants, ne lésinant pas sur l’hémoglobine et l’aspect de la chair. Et finalement c’est de ces effets ainsi que de la réalisation diablement efficace (contenant des plans aussi impressionnants qu’inventifs) que naît une certaine angoisse, mélangée en permanence avec un humour noir sous-jacent. Modèle de mise en scène et d’inventivité (le scénario contient même une scène de viol très particulière), « Evil Dead » est une figure incontournable du genre et c’est un vrai bonheur.

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