Du loup au mythe du Loup Garou

Cinéma Cryptozoologie Mythes et Légendes

INTRODUCTION

Le Loup gris, une sous-espèce de Canis lupus plus simplement appelé localement loup, est un des animaux les plus emblématiques d’Europe, il était à l’honneur durant l’Antiquité chez la totalité des anciens peuples européens.

Les mythologies européennes, depuis les côtes de la Méditerranée jusqu’au nord de la Scandinavie, n’ont eu de cesse de relier le loup à la fécondité, à la protection, à la destruction, à la punition, au soleil et aux divinités héroïques qui incarnaient ces valeurs comme Apollon ou Belen.

L’aspect particulier de l’approche des peuples indo-européens par rapport aux Amérindiens du Nord est que le loup symbolise à la fois la protection et la destruction. Il existe donc à l’origine une dualité dans le culte ou la vision de cet animal3. Le loup occupe une place dans toutes les religions d’Europe même monothéistes, il est respecté, vénéré ou craint.

Cette symbolique du loup se retrouve aussi chez les peuples turcs et mongols, originaires des steppes. Il est à rappeler que l’hypothèse kourgane (hypothèse majoritaire chez les spécialistes même si elle reste controversée), place l’origine des Indo-Européens dans la steppe pontique située au Nord de la Mer Noire et de la Mer Caspienne. On peut donc présumer une concurrence forte entre le loup et l’Homme dans ce biome.

La lycanthropie peut être acquise de différentes façons. On peut distinguer deux formes de lycanthropie, l’une volontaire où un individu choisit consciemment de pactiser avec le mal, et une involontaire, le plus souvent subie par un individu contre son gré. La lycanthropie peut, selon les mythes et folklore, s’acquérir par la naissance, l’hérédité, une exposition à la pleine lune, une malédiction, un rituel satanique, l’absorption de chair humaine, ou encore en revêtant une peau de loup. Le cas de transmission par une morsure d’un loup ou d’un autre loup-garou est une invention récente.

Illustration sur les étapes anthropomorphiques de la transformation en loup garou

ORIGINES

Le débat sur l’origine des lycanthropes dure depuis des centaines d’années et voit s’affronter des théories très diverses qui impliquent à la fois des théologiens, des anthropologues, des enquêteurs, des médecins, des occultistes et des spécialistes du loup. Bien que les attaques de loups, les berserkers, les symptômes de maladies, de troubles psychiatriques et d’abus de drogues expliquent largement les légendes de lycanthropes, il reste une part de mystère dans leur universalité, et dans le fait que la croyance dans la métamorphose physique et la possession demeure largement répandue.

L’anthropologue Robert Eisler  attire l’attention sur le fait que de nombreux noms tribaux indo-européens ainsi que quelques noms de famille modernes signifient « loup » ou « homme-loup ». L’argument est que la transition européenne de la cueillette de fruits à la chasse fut un processus conscient, accompagné d’un bouleversement émotionnel qui reste gravé dans le subconscient de l’humanité. On retrouverait les traces de ce bouleversement à travers la croyance aux lycanthropes.

L’homme a toujours été fasciné par le loup, animal de meute et principal prédateur des régions d’Europe. Le loup incarne symboliquement la face sombre de l’espèce humaine, la cruauté de l’homme livré à lui-même, et de l’homme libre des contraintes que la civilisation tente de lui imposer. Plus tard, les théoriciens de l’école pessimiste anglo-saxonne magnifient cette énergie carnassière de l’« humaine nature ».

Taille comparée entre une empreinte de loup et une main humaine dans la neige.

FOLKLORE MONDIAL

Antiquité Gréco-romaine

Au Ier siècle, Arétée de Cappadoce parle de certains hommes persuadés être faits de verre et craignant donc d’être cassés, auquel cas ils seraient transformés en loups ; travaillés par les appétits et les affres de cet animal féroce, se jetant sur les troupeaux et les hommes pour les dévorer, sortant la nuit de préférence, hantant les cimetières et les monuments, hurlant à la mort, avec une perpétuelle altération, les yeux enfoncés et hagards, ne voyant qu’obscurément comme s’ils étaient entouré de ténèbres, les jambes meurtries par les égratignures et les morsures de chiens.

Dans le Satyricon, Niceros raconte qu’il était invité au banquet d’un soldat de ses amis qui se transforma en loup. Il décrit l’incident comme suit : « Quand je me suis retourné vers mon ami, je vis qu’il s’était dépouillé de ses vêtements et qu’il les avait empilés au bord de la route… Il s’assit dans un cercle autour de ses vêtements, puis, comme ça, se transforma en loup ! … Il poussa des hurlements de loup puis s’enfuit dans les bois. »

Virgile (-70 -19) parle également des pouvoirs du lycanthrope dans sa huitième églogue, où il fait dire à Alphésibée : « J’ai vu Moeris se faire loup et s’enfoncer dans les bois », il mentionne aussi que Moeris était sorcier et utilisa des herbes et des poisons.

Certaines divinités gréco-romaines sont également liées au loup. Toutes se transformaient occasionnellement, Zeus et Artemis prenant parfois la forme de loups, néanmoins, elles conservent leur caractère divin sous n’importe quelle forme58.

Le mythe d’Autolycos, (en grec ancien Αὐτόλυκος / Autólukos), dans le chant XIX84 de l’Odyssée, pourrait être lié à la lycanthropie, et pas seulement par étymologie. L’homme, fils d’Hermès est un chasseur habile, un voleur, et sa légende contient des éléments surnaturels: invisibilité, métamorphose, soin par incantation.

Dolon, détail d’un lécythe attique à figures rouges, vers 460 av. J.-C. Découvert en Italie, Paris, Musée du Louvre.

Europe du Nord et Europe Germanique

L’équivalent scandinave du loup-garou se nomme vargúlfr, où vargr signifie « loup » selon l’acception antique et nordique, úlfr loup également selon l’acceptation pangermanique.

Dans la Saga d’Egill, fils de Grímr le Chauve, le grand-père Úlfr fut surnommé Kveld-Úlfr (qui signifie « le loup du soir »), car chaque soir il devenait farouche et avait envie de dormir. Egill hérita de cette propriété.

Dans la Völsunga saga, Sigmundr et Sinfjötli découvrent deux hommes endormis : « Des peaux de loups étaient suspendues au-dessus d’eux dans la maison. Tous les dix jours, il leur était possible de sortir de ces peaux. Sigmundr et Sinfjötli leur passèrent les peaux de loups et alors, ils ne purent aucunement en sortir, quoiqu’en vérité, ils eussent conservé la même nature qu’auparavant : ils hurlaient comme des loups, chacun d’eux sachant la signification de ce hurlement. »

Les femmes peuvent aussi se transformer en louves : dans l’Edda poétique (Hárbardhsljódh), vargynjur est la femme-louve que Thor a molesté.

Le loup et l’ours sont aussi deux aspects des guerriers berserkir.

Les lycanthropes de Fennoscandie sont généralement décrits comme de vieilles femmes qui possèdent des griffes empoisonnées et la capacité de paralyser les bovins et les enfants avec leur regard.

D’autres contes de fées germaniques mettent en scène des hommes qui se transforment temporairement en bêtes.

Le Loup-garou, estampe allemande de 1722 (représentation cynocéphalique d’un lycanthrope).

Vironsusi
Le vironsusi est un lycanthrope finlandais, plutôt mélancolique de nature. Sa transformation est le plus souvent involontaire, parce qu’une sorcière lui a jeté un sort, il reste loup jusqu’à ce que quelqu’un ou quelque chose le libère de son sort. Ils se cache dans les maisons et dévore parfois le bétail, mais s’attaque rarement à des personnes et attend que quelqu’un le reconnaisse. Lorsque cela se produit (par exemple, grâce à la mère du vironsusi), cette personne peut briser le sort en appelant le lycanthrope par son prénom ou en lui donnant du pain à manger. Lorsque le vironsusi a retrouvé sa forme humaine, il garde toujours sa queue de loup jusqu’au jour de sa mort.

Europe de l’ouest

Îles britanniques

Les lycanthropes sont rarement mentionnés en Angleterre, probablement car le loup fut éradiqué par les autorités durant la période anglo-saxonne. Par contre, ils sont courants en Irlande et l’île fut même un temps nommée Terre des loups. Plus tard, les croyances européennes sur les lycanthropes intéressèrent la société de cryptozoologie de Londres, qui décrivit la présence d’un virus nommé le Lic-V dans le sang des lycanthropes, fonctionnant de la même manière que celui du SIDA pour changer les humains en loups.

Vers 970, un homme nommé Baianus se transforma en loup grâce à la nécromancie : « Il s’est changé lui-même en loup ou dans la peau d’un autre animal si souvent (…) ».

Wulver

Ce lycanthrope est propre au folklore des îles Shetland, en Écosse. Il est décrit comme un homme couvert d’une fine toison brune mais avec une tête de loup. Contrairement à la majorité des lycanthropes, le wulver n’est pas agressif si on ne l’embête pas. Il passe la majeure partie de son temps assis sur un rocher à pêcher. On raconte qu’il laisse parfois du poisson sur l’appui de fenêtre des familles pauvres.

Mélion

Un lycanthrope est mentionné dans le lai de Mélion, où il se transforme en loup grâce à l’enchantement d’un anneau et demande à sa femme de le toucher ensuite avec une pierre vermeille pour qu’il redevienne un homme. La femme, infidèle, part en Irlande avec un écuyer en laissant son mari prisonnier de son corps de loup. Grâce au roi Arthur, Mélion parvient à redevenir humain.

Folklore irlandais

Lorsque Saint Patrick arriva en Irlande pour évangéliser l’île, il trouva de nombreux lycanthropes sur place. Giraud de Barri rapporte par exemple la mésaventure d’un prêtre et d’un jeune garçon qui quittaient l’Ulster pour se rendre dans le comté de Meath. Pendant la nuit, ils firent halte dans une forêt inconnue et allumèrent un feu sous un grand arbre quand surgit un loup qui déclara d’une voix humaine « Ne vous alarmez pas, n’ayez nulle crainte ». Il s’agissait d’un homme qui vivait autrefois avec son épouse dans le sud-ouest du Leinster. Une malédiction frappait ce royaume tous les sept ans et un couple de villageois se trouvait changé en loup. S’ils survivaient pendant les sept ans, ils retrouvaient leur forme humaine et rentraient chez eux, un autre couple était alors maudit à leur place. Le loup expliqua que sa femme et lui avaient purgé une partie de leur peine mais que son épouse, malade, pouvait mourir d’un moment à l’autre. Il supplia le prêtre de lui apporter les derniers sacrements, lequel accepta et suivit le loup avec l’enfant dans les sous-bois, où ils découvrirent une louve cachée dans un tronc d’arbre creux. La bête poussait de tristes soupirs humains. Le prête hésitait à offrir l’hostie consacrée et le loup tira la fourrure qui recouvrait la tête de sa compagne, révélant une vieille femme. Quand le prêtre eut achevé ses prières, le loup le reconduisit avec l’enfant à leur campement. Le lendemain matin, il les escorta jusqu’à l’orée de la forêt. L’incident aurait été rapporté à Rome pour recueillir l’opinion du pape.

Ce même historien rencontra vers 1182 des loups-garous irlandais qui se métamorphosaient durant la fête de Yule (correspondant plus ou moins à Noël). Ils étaient natifs d’Ossory, et avaient été maudits par St. Natalis en punition de leur méchanceté.

Folklore français

La France est un pays très fertile en légendes lycanthropiques, et les loups-garous y sont surtout vus comme des démons venus terroriser le peuple sous le commandement du Diable, les récits de transformations involontaires sont rares.

Au IXe siècle, Nennius rapporte dans son Historia Brittonum que certains hommes celtes étaient réputés pouvoir prendre la forme d’un loup à volonté grâce à une force diabolique issue de leurs ancêtres. Ils s’attaquaient ainsi aux moutons, et lorsque des gens armés de bâtons les poursuivaient, ils s’enfuyaient le plus vite possible. Pour se transformer, ils quittaient leur corps humain en ordonnant à leurs amis de ne pas les changer de position car, si cela arrivait, ils ne pourraient plus jamais reprendre forme humaine. Si quelqu’un les blessait sous leur forme de loup, la blessure se retrouvait exactement au même endroit sur leur corps humain.

Au Xe siècle, on donnait aux loups-garous le nom de melancholia canina et au XIVe siècle, de daemonium lupum. Au XIIe siècle, selon Guillaume de Palerme, de nombreux sorciers Leu-Garou avaient pris l’habitude de courir dans les champs durant les nuits de pleine lune, munis de peaux de loup, afin d’effrayer les populations.

Vers 1131, une légende mentionne que Hugues de Camp d’Avesnes, comte de Saint-Pol qu’on appelait la Bête Canteraine, fut changé en loup-garou par une force divine en raison des crimes épouvantables qu’il avait commis. On le voyait pendant la nuit, chargé de chaînes, parcourir les rues en poussant des hurlements.

Maurice Sand peint, en 1857, un loup-garou qui attaque un voyageur en lui sautant sur le dos dans la nuit sous sa forme de loup.

Claude Seignolle rapporte que dans le Doubs, on dit que les dents inférieures du loup-garou sont accrochées aux supérieures, ce qui fait qu’il ne peut ouvrir la gueule qu’après s’être violemment frappé le museau sur le sol.

Lai de Bisclavret

Vers 1200, Marie de France compose le lai de Bisclavret (Bisclavret est le nom du loup-garou en Bretagne), dans lequel un chevalier se transforme en loup pendant trois jours chaque semaine. Il se déshabille entièrement avant de se changer en loup et dissimule ses vêtements sous une pierre creuse. Son épouse lui posant de plus en plus de questions, il finit par lui révéler l’endroit où il cache ses vêtements. Terrorisée, celle-ci le trahit en demandant au baron qui lui fait la cour de voler les vêtements. Le bisclavret ne peut plus retrouver sa forme humaine et réchappe de justesse à une chasse au loup donnée par le roi qui remarque son comportement humain et l’épargne. Un soir, le bisclavret retrouve son ex-épouse et le baron à la cour du roi, il les attaque et arrache le nez de la femme. Le roi qui assistait à toute la scène interroge cette dernière, qui finit par lui révéler où elle a caché les vêtements. Le bisclavret redevient humain et le baron comme l’épouse infidèle sont bannis. Ils ne donnèrent naissance qu’à des enfants sans nez. Ce lai est l’un des rares textes français où la lycanthropie apparait comme un destin subi plus que comme une dévotion au Diable.

Mourioche

Jules Haize rapporte la légende de Mourioche, un lycanthrope qui vivait dans l’étang du château de Beauchêne, en Langrolay, au XIe. Il se nourrissait des enfants qui avaient le malheur de se trouver dehors après la tombée de la nuit. Il fut tué au cours d’un combat épique par Jehan, jeune seigneur de Beauchêne.

Otia Imperalia

Le chroniqueur anglais Gervais de Tilbury rapporte dans ses Otia Imperialia, rédigées en 1212, l’histoire de Raimbaud d’Auvergne, un ancien soldat devenu hors-la-loi. Déshérité par le noble Ponce de Chapteuil, il s’exila dans les forêts et se transforma en loup-garou pendant la pleine lune « Une nuit, sous le coup d’une terreur excessive qui provoqua une aliénation de son esprit », il s’attaqua aux enfants comme aux adultes, força des agriculteurs à quitter leur foyer et ses actes cruels se multiplièrent. « À la fin, grièvement blessé par un bucheron, il perdit un pied, sectionné d’un coup de cognée et reprenant ainsi sa forme, il redevint homme (…) on l’affirme en effet, les hommes qui se conduisent ainsi sont libérés de cette sorte d’infortune par l’amputation des membres ». Raimbaud remercia le bucheron de l’avoir définitivement débarrassé de sa malédiction et de sa damnation.

Dans le même livre, l’histoire de Calcefaria n’est pas moins singulière : « Il dépose ses vêtements sous un buisson ou un rocher secret, et quand il s’est longtemps roulé nu dans le sable, il revêt la forme et la voracité du loup. »

Pierre Burgeot et Michel Verdun

En 1521, Pierre Burgeot et Michel Verdun furent accusés de lycanthropie et racontèrent une étrange histoire : dix-neuf ans plus tôt, Pierre gardait son troupeau de moutons quand un violent orage éclata. Il rassembla ses bêtes et aperçut trois hommes vêtus de noir, montés sur des chevaux noirs, devant lui. L’un d’eux le questionna, étonné le berger répondit qu’il avait perdu plusieurs bêtes et qu’il craignait que des loups les mangent. L’homme en noir lui conseilla de ne pas s’inquiéter, si le berger l’acceptait comme seigneur et maître, il n’arriverait jamais rien à son troupeau et il ferait même fortune. Pierre Burgeot accepta et convint d’un rendez-vous avec l’étranger qui disait s’appeler Moyset. Lors de leur entrevue, Moyset énonça les termes du contrat : Burgeot devait renoncer à Dieu, à la Vierge, aux saints, à son baptême et à sa confirmation. Burgeot accepta en jurant de ne plus se rendre à la messe ni de s’asperger d’eau bénite. Lorsqu’il baisa la main de Moyset, celle-ci était aussi froide que celle d’un cadavre. Au fil des années, Burgeot oublia sa promesse d’obéissance et fut rappelé à l’ordre par Michel Verdun, qui exigea qu’il se déshabille complètement et s’enduise le corps d’un onguent magique. Celui-ci fit rapidement effet et transforma le berger en loup, il vit ses bras et ses jambes se recouvrir de poils, ses mains se transformer en pattes munies de griffes. Verdun se transforma également en loup et ils semèrent la panique dans la campagne environnante, attaquèrent un enfant de sept ans et le taillèrent en pièces, immolèrent une femme qui récoltait des petits pois puis enlevèrent une fillette de quatre ans dont ils ne laissèrent qu’un bras. Ils lapaient le sang de leurs victimes et s’accouplaient avec des louves.

Auvergne

Le Dictionnaire Infernal rapporte l’histoire d’un chasseur égaré dans les montagnes d’Auvergne vers 1588, qui fut attaqué par un loup énorme. En se défendant, il lui coupa la patte droite. L’animal mutilé s’enfuit en boitant sur trois pattes et le chasseur se rendit dans un château voisin pour demander l’hospitalité au gentilhomme qui l’habitait.
En le voyant, celui-ci lui demanda s’il avait fait bonne chasse. Le chasseur voulut tirer la patte qu’il venait de couper au loup de sa gibecière, mais au lieu d’une patte il trouva une main portant à l’un de ses doigts un anneau que le gentilhomme reconnu comme celui de sa femme. Il se rendit auprès d’elle et la trouva blessée, cachant son avant-bras droit. Ce bras n’avait plus de main, on y rajusta celle que le chasseur avait rapportée et elle fut forcée d’avouer que c’était elle qui avait attaqué le chasseur sous la forme d’un loup. Le gentilhomme livra sa compagne à la justice, et elle fut brûlée.

Jean Grenier et Pierre la Tilhaire

Une histoire bordelaise similaire à celle de Pierre Burgeot est rapportée par Jean Grenier d’Aquitaine, accusé de lycanthropie en 1603 alors qu’il était âgé de 13 ou 14 ans : un jeune garçon, Pierre la Tilhaire, l’avait emmené au fond d’un bois, pour lui présenter un grand homme mince vêtu de noir, monté sur un cheval noir. Il se présenta comme le Seigneur de la forêt, descendit de cheval et embrassa Jean Grenier sur la bouche. Ses lèvres étaient glacées. Lors de la seconde rencontre, les deux jeunes garçons jurèrent fidélité à ce personnage et se soumirent à une cérémonie, l’homme en noir les marqua d’une griffure à la cuisse avec son ongle effilé, sortit une gourde de vin dont les deux garçons burent quelques gorgées, puis leur donna une peau de loup à chacun en précisant qu’ils devraient s’enduire le corps de l’onguent qu’il leur remettrait avant de s’en vêtir. Il leur demanda aussi de laisser pousser les ongles de leur main gauche et de le revoir pour se procurer de l’onguent lorsqu’ils en auraient besoin. Lorsqu’il retourna dans la forêt pour obtenir l’onguent, Jean Grenier aperçut plusieurs fois le Seigneur de la forêt en compagnie de quatre ou cinq hommes qui l’adoraient comme l’objet d’un culte ou d’une religion.

Alsace

Claude Seignolle rapporte qu’en Alsace, on parle encore, dans les campagnes reculées, du gigantesque loup gris fantôme qui hantait les environs de Marlenheim et égorgeait les voyageurs égarés. Si d’aventure des rescapés pouvaient conter leur effroyable rencontre, les gens du terroir ne s’étonnaient pas, car ce pays était autrefois celui de Nideck, où les hommes s’accouplaient avec des louves donnant ainsi le jour à des loups-garous.
Garache

La garache, dont le nom est un dérivé féminin de garou102, est une personne humaine, généralement une femme, qui se transforme en loup-garou femelle durant la nuit, pour un temps plus ou moins long en fonction de la gravité d’un crime commis sous sa forme humaine. Elle est mentionnée dans le folklore de Vendée et du Poitou. Les garaches blessées meurent ou retrouvent leur apparence originelle, le moyen le plus sûr de leur redonner forme humaine consiste donc à les blesser en faisant couler leur sang, mais pour les atteindre avec une balle, il faut que l’arme soit chargée avec trois morceaux de pain bénit lors des trois messes de minuit. Il existe une confusion importante entre la garache et la birette.

À Aizenay, pour forcer les sorciers et sorcières à désensorceler les animaux et les habitants, ces derniers faisaient bouillir un mouton hérissé d’aiguilles à petit feu. À Angles, on a signalé qu’une garache avait été tuée dans le champ de Pérochelles, à l’est de la ville. Une autre garache serait passée de vie à trépas dans les environs de la cabane de la petite Lamberde, près de la tour de Moricq. On racontait que cette dernière n’était autre qu’une reine d’Angleterre transformée par la malédiction et condamnée à visiter sept paroisses par nuit pendant sept ans. Le 1er janvier 1884, le métayer Roger Saboureau tua un loup énorme et revenant sur les lieux à l’aube, découvrit avec horreur le cadavre ensanglanté de sa femme. Elle était une garache condamnée à tourner 7 fois autour de 7 villages durant les nuits de pleine lune.

Voirloups

Les voirloups sont présents dans le folklore français du Pays d’Othe. Ce sont à l’origine des hommes ou femmes coupables des sept péchés capitaux et qui se laissent posséder par Satan ou le Bélial. Pendant leur période de transformation, ces créatures peuvent prendre la forme de loups, mais aussi de renards, de sangliers, de boucs, ou de chats.

Les voirloups se métamorphosent à minuit, après s’être enduits les membres inférieurs, devant et derrière, avec une mixture nommée l’amalgame, ils adressent une supplique à Satan et sont recouverts par le pelage de l’animal désiré tout en conservant l’entendement humain108. Ils se promènent dans la forêt de minuit à l’aube sans faire de bruit, égorgent et dépècent les chiens et le bétail et se désaltèrent du sang de leurs victimes. Les voirloups sont généralement solitaires mais savent se retrouver pour associer leurs pouvoirs maléfiques. La vue du sang les affole et ils ne se calment qu’en versant le sang à leur tour. Ils sont souvent invulnérables, ils ne tuent toutefois pas les êtres humains mais leur sucent parfois le sang comme des vampires. Il est impossible de tuer les voirloups, en revanche, lorsqu’on les blesse, même s’ils sont insensibles à la douleur et guérissent très vite, ils en conservent toujours des cicatrices. Les yeux du voirloup peuvent allumer la paille ou le fourrage à distance. Plusieurs témoignages rapportent des feux nocturnes aux environs de Maraye-en-Othe et de Bercenay-en-Othe, et une silhouette furtive et inquiétante, mi-bête mi-homme, qui se dessinait sur la crête. Les voirloups sont nyctalopes et redoutent les premières lueurs du jour. Ils passent leurs journées à épier les mortels pour vérifier qu’on ne dit ni n’écrit rien sur eux. Sous leur forme humaine, ils sont facilement reconnaissables à la tache rougeâtre qu’ils présentent au bas de la colonne vertébrale, ou encore à la fourche à deux dents qui se dessine sur leur épaule gauche.

Birette

La birette est un voirloup femelle uniquement mentionnée dans le folklore des bords de la Loire et acquiert souvent la lycanthropie de la même façon que le voirloup, en établissant un pacte ou en se laissant posséder par le Diable. Les birettes se changeraient plus volontiers en loup ou en sanglier, après que le Diable leur en aurait donné la peau. Elles ont donné naissance à l’expression locale « courir la birette », qui désigne leur habitude d’attaquer le bétail et d’effrayer les populations pendant la nuit. Elles conservent également les marques des blessures qui leur sont infligées sous leur forme animale en retrouvant leur forme humaine. Les enfants ainés des birettes héritent de leur aptitude démoniaque à la métamorphose, même s’ils sont de bons chrétiens dégoutés par les pratiques de leur mère, et sont condamnés à se changer en birettes à leur tour, qu’ils l’acceptent ou non, puis à transmettre cette tare à toute leur descendance.

Galipote

La galipote est très proche de la birette et de la garache, à la seule différence qu’il s’agit d’une bête métamorphe très rapide pouvant prendre la forme de nombreux animaux, et qui se reconnaît au bruit caractéristique de son galop, d’où son nom. Elle se perche sur des branches d’arbre pour se laisser tomber ensuite sur des promeneurs, les étrangler et les étouffer sous son poids.

Lubins

Les lubins ou lupins sont des loups charognards du folklore du centre de la France, qui rongent les os des trépassés et dégagent une haleine repoussante. Ils se tiennent sur deux pattes et parlent entre eux leur propre langage, inconnu des hommes. Si un humain passe à leur portée sans les saluer, ils se mettent à quatre pattes et bondissent sur lui pour le dévorer. Seule une balle bénite peut les détruire mais dans le Berry, il suffit de montrer ces créatures du doigt pour les vaincre.

Meneur de loups

Les meneurs de loups sont mentionnés par George Sand dans les Légendes rustiques, ils sont également nommés « serreux de loups » ou « charmeurs de loups ». Présents en Auvergne, dans le Berry et dans le Morvan. Ils parlent le langage des loups et sont parfois décrits comme des sorciers, d’anciens loups-garous ou des meneurs de bandes de loups-garous. Ils charment les loups avec de la musique ou des formules magiques et les cachent pendant les battues.

Europe centrale

Vârcolac

Le vârcolac est une créature du folklore roumain qui possède différentes formes selon les traditions, il peut être un lycanthrope ou un Gobelin. En roumain, ce nom dérive de vukodlak, вълк (vâlk)/вук (vuk), signifiant « loup » et dlaka, signifiant « fourrure », et décrit à l’origine un lycanthrope (Fourrure du loup littéralement). Dans certaines version (notamment au nord-ouest de la Bulgarie), il s’agit d’un démon loup qui avale occasionnellement la Lune et le Soleil, causant ainsi des éclipses comme le fait le loup Fenrir de la mythologie nordique. Ce terme renvoie également à un mage ayant la capacité de se transformer en loup pour se camoufler, que les hommes craignent bien entendu. D’autres légendes le décrivent comme un fantôme, un vampire ou un lycanthrope, sous le nom de Vrykolakas.

Pricolici

Le pricolici, donc l’étymologie est douteuse mais pourrait-être issue du mot grec pour loup, est également issu du folklore roumain et a exclusivement la forme d’un lycanthrope. La première mention d’un pricolici date de 1716, dans un manuscrit latin sur l’histoire de la Moldavie, où il est comparé au loup-garou français. Comme les strigoi, les pricolici sont des esprits morts qui reviennent à la vie pour faire du mal aux vivants, mais contrairement à ces derniers qui possèdent une apparence similaire à celle qu’ils avaient avant de mourir, les pricolici ressemblent toujours à des loups ou des chiens. Il s’agit essentiellement d’hommes violents de leur vivant qui reviennent pour continuer leurs méfaits113. Emil Petro Vici découvrit les légendes sur le pricolici durant ses voyages en Roumanie pendant les années 1930. Il dit entre autres qu’un mort qui devient pricolici se nourrit ensuite de sa propre famille. Si le cadavre est exhumé, on découvre qu’il a du sang sur les lèvres. Pour protéger la personne victime d’un pricoloci, il faut prendre un peu de ce sang et lui en donner à boire, ainsi, elle retrouvera la santé. Les enfants qui ont été sevrés puis remis au sein deviennent des pricolici, ils font alors subir mille tourments à leur famille et plus particulièrement à leur mère.

Vukodlak

Les vukodlaks sont issus du folklore serbe et ont l’habitude de se réunir chaque année, pendant les mois d’hiver, pour enlever leurs peaux de loup et les accrocher dans les arbres. Ils attendent alors un autre vukodlak et lui transmettent la peau pour le maudire à son tour et se libérer, car la peau est la source de leur malédiction.

Europe de l’est, asiatique et baltique

Dans une vieille saga héroïque tartare, Bürûh Kahn régnait sur six cent loups et passait une partie de son temps sous l’apparence d’un loup resplendissant comme de l’or.

Tradition arménienne

Selon la tradition arménienne, certaines femmes coupables de péchés mortels sont condamnées à passer sept ans en forme de louves. Dans l’un de ces contes, une femme condamnée est visitée par un esprit portant une peau de loup qui lui ordonne de la revêtir à son tour. Ce faisant, la jeune femme a une épouvantable envie de chair humaine peu de temps après. Elle fait de son mieux pour lutter contre sa nouvelle nature mais dévore chacun de ses propres enfants, puis les parents des enfants de sa famille, et, enfin, les enfants des étrangers. Lorsqu’elle erre seule la nuit, les portes et les serrures s’ouvrent seuls à son approche. Quand arrive le matin, elle revient à sa forme humaine et enlève sa peau de loup.

Dans ces contes, la transformation est généralement involontaire, mais il existe d’autres versions où les femmes peuvent se transformer à volonté.
Vseslav de Kiev

Un byline met en scène le Prince biélorusse du XIe, Vseslav de Kiev, considéré comme un lycanthrope capable de se déplacer à des vitesses surhumaines. Dans Le Dit de la campagne d’Igor il est écrit que « Vseslav le prince jugeait les hommes ; en tant que prince, il faisait la loi dans les villes ; mais à la nuit tombée il rôdait sous la forme d’un loup. Depuis Kiev il rôdait, et il atteignit Tmutorokan avant son équipage. Le passage du Grand Soleil, il l’atteignit et le franchit en rôdant comme un loup». Ce prince mourut en 1101 .
Wawkalak, vourdalak, vlkodlak et bodark

Le wawkalak, également nommé vourdalak, bodark ou оборотень en Russie, est un homme victime de la colère du Diable et puni par une transformation en loup, puis renvoyé parmi les siens qui généralement le reconnaissent et le nourrissent. Contrairement à la plupart des lycanthropes, il n’est pas mauvais de nature et ne s’en prend jamais aux hommes, allant même jusqu’à leur lécher les mains pour leur témoigner son affection. En revanche, sa malédiction fait qu’il ne peut rester longtemps au même endroit et voyage de foyer en foyer puis de village en village. Le vlkodlak se transforme lui aussi à cause de la magie d’un autre, mais reste généralement à l’écart des gens.

Oborot

Oborot signifie littéralement un transformé en russe. Pour le devenir, il faut chercher dans une forêt un arbre dont la cime se courbe vers le sol, le poignarder avec un petit couteau de cuivre et tourner autour en répétant des incantations. L’oborot jaillit alors de l’arbre et s’élance vers la forêt, changé en loup.
Vilkacis

Les vilkacis, Vilkatas ou Vilkatis, sont des lycanthropes communs aux folklores letton et lituanien. Vilkacis signifie littéralement « loup-garou aux yeux de loup ». Le flou demeure pour savoir s’il s’agit d’une transformation physique ou de l’âme d’une personne qui prend possession d’un corps de loup car les récits font états de personnes apparemment endormies qui « courent le garou », après quoi la personne se révèle être morte et l’âme ne peut plus réintégrer sa demeure de chair. Les vilkacis ne s’attaquent qu’aux animaux (particulièrement aux troupeaux) et jamais à l’homme, à l’occasion, ils se montrent bienveillants ou apportent des trésors. Pour se changer en vilkacis, il suffit d’attendre la pleine lune et de se placer sous un arbre dont la cime est courbée vers le sol en formant un arc de cercle. L’autre méthode rapportée par les contes de fées lettons est plus traditionnelle, il s’agit de revêtir une peau de loup et de prononcer une incantation. Au temps des procès de sorcellerie, il suffisait qu’une femme possède une peau de loup chez elle pour se voir accusée.

Contrairement à la plupart de ses cousins, le vilkacis ne guérit pas de ses blessures, en particulier mortelles. Il existe un teika (traduit par « récit » ou « mythe » en letton) où un homme se transforme en vilkacis pour attaquer le troupeau de vaches d’un baron. Blessé par un coup de feu, il meurt peu après. Dans le folklore letton, les femmes se transformeraient plus volontiers en vilkacis (elles sont nommées vilkatas). Pour cela, elles se déshabillent complètement et cachent leurs vêtement dans un lieu où personne ne peut les trouver car si quelqu’un y touchait, la vilkatas ne peut pas réintégrer sa forme humaine pendant un certain temps (de un à neuf ans). Lorsque cela arrive, la vilkatas erre autour de sa maison, et si elle a un mari et des enfants, elle hurle et tente de se rapprocher d’eux. Les vilkacis sont parfois nommés « Dieva Suni », qui signifie Chiens de Dieu, mais on ne sait pas si Dieu désigne la divinité lettone Dieviņš ou le Dieu unique après l’évangélisation du pays.

Folklore lituanien

Olaus Magnus parle des loups-garous lituaniens dans son Histoire des peuples septentrionaux. Les loups-garous sont très craints des populations et particulièrement actifs le soir de Noël, où ils assiègent les maisons de ceux qui vivent au fond des bois avec une extrême fureur, défonçant les portes des habitations et des étables pour dévorer les hommes et les bêtes. Ils entrent aussi dans les celliers où ils vident des baquets de bière et de cervoise, buvant tout leur saoul avant de les reposer les uns au-dessus des autres. Ils dorment généralement sur place avant de repartir, et si par malheur quelqu’un trébuche à l’endroit même où un loup-garou s’est couché, cette personne risque de mourir au jour de l’an et ne vivra pas un an de plus. Les loups-garous lituaniens sont généralement d’anciens seigneurs à qui la malédiction du loup-garou a été transmise : lorsqu’un lycanthrope lituanien veut affecter une autre personne, il prend un hanap ou une coupe de cervoise et trinque avec sa victime en prononçant une malédiction. Lorsque la personne qui a trinqué boit, elle acquiert le pouvoir de se changer en loup, généralement en se cachant dans une forêt ou au fond d’une cave, et de redevenir humain à volonté.

Américain et Acadien

Le Rougarou (parfois aussi nommé Roux-Ga-Roux, Rugaroo ou Rugaru) est mentionné par les communautés francophones des Laurentides européennes, les histoires mentionnant cette créature sont aussi variées que l’orthographe de son nom mais elles sont toutes liées à la culture francophone de Louisiane, dérivées du loup-garou français et influencées par les croyances amérindiennes sur le wendigo. (voir article annexe « Wendigo, x-files, saison 1, épisode 19, métamorphoses »)

Cette créature hante les marais en Acadiane et autour de La Nouvelle-Orléans, éventuellement les champs et forêts des alentours. Selon le mythe le plus courant, le rougarou est humain durant la journée où il fait bien attention de ne pas révéler sa malédiction de crainte d’être tué. La nuit, il se transforme en humanoïde avec la tête d’un loup (cynocéphale) et sa malédiction ne se termine que lorsqu’il verse le sang d’une victime humaine. D’autres contes décrivent le rougarou comme un cavalier sans tête ou comme une sorcière. Dans ces derniers, seule une sorcière peut être à l’origine du rougarou, soit en se transformant elle-même en loup, soit en maudissant quelqu’un.

Selon certaines version, une telle créature chasserait les catholiques qui briseraient le carême et quiconque brise le carême sept ans d’affilée se voit transformé en loup-garou.

L’auteur Peter Matthiessen soutient que le rougarou est une légende proche de celle du géant cannibale wendigo. Alors que le Wendigo est à craindre, il note que le rougarou est considéré comme sacré et en accord avec mère nature, un peu comme dans les légendes à propos du Bigfoot aujourd’hui.

Québécois

Un conte québécois rapporté par Honoré Beaugrand mentionne la rencontre entre des navigateurs et un groupe de loups-garous près de Trois-Rivières, le jour de la Toussaint. Les marins aperçurent une vingtaine de possédés aux yeux brillants comme des tisons, avec des têtes et des queues de loup, qui dansaient autour d’un feu au milieu de sapins en découpant un corps humain. C’était une ronde de loups-garous que le Diable avait réunis pour leur faire boire du sang de chrétien et leur faire manger de la viande fraîche. Le prêtre qui se trouvait à bord du navire demanda une branche de rameau bénit, un trèfle à quatre feuilles et deux balles trempées dans l’eau bénite pour s’en débarrasser, mais le matelot qui lui apporta les objets omit le trèfle ainsi que de tremper les balles. Deux coups de feu partirent accompagné d’un signe de croix, mais ils restèrent sans effet. Pour la seconde tentative, le fusil fut chargé avec un chapelet et le coup dispersa la meute.

Dans le même recueil, un prêtre parvient à couper la patte d’un loup-garou qui l’attaque et trouve une main de femme en tirant l’objet de sa besace un peu plus tard.

Dans plusieurs autres légendes québécoise dont, entre autres, celle relatée dans un conte de Noël de Louis Fréchette, les loups-garous sont décrits comme des individus qui n’avaient pas fait d’obligations religieuses pendant un certain nombre d’années et qui faisaient un pacte avec le diable pour se transformer en énorme loup ou chien. Et pour délivrer le pauvre de son état, il suffisait de le blesser pour que du sang coule et il redevenait alors automatiquement un humain.

Loogaroo

Le loogaroo est un lycanthrope des Caraïbes, ayant pris cette apparence à la suite d’un pacte avec le diable. Il est mentionné dès le XVIe siècle et résulte d’une combinaison des croyances européennes et vaudou. Il peut quitter sa peau (en la laissant généralement sous l’« Arbre du Diable », arbre à coton) avant de chasser ses proies afin d’en offrir le sang au démon. Il a cependant des habitudes compulsives et compte sans cesse les grains de sable sur le sol. Ainsi un moyen de s’en défendre est de laisser un tas de grains de riz sur le pas de sa porte en espérant que le Soleil se lève avant qu’il ait fini de les compter. À ce moment-là, il devra retourner dans sa peau sans avoir eu l’occasion d’attaquer quelqu’un. Selon certains contes, on peut retirer la peau de l’arbre afin qu’il ne puisse la retrouver à son retour. C’est un sorcier qui officie avec le prêtre vaudou. Il fait partie de la dualité sociale ordre/désordre qu’il faut assumer par des rites magiques.

Jé-rouges

Le jé-rouges (« yeux rouges ») haïtien est un esprit lycanthrope qui peut posséder le corps des personnes pendant la nuit et les transformer malgré elles en lycanthropes cannibales. Il essaie aussi de tromper les mères en les réveillant la nuit pour leur donner volontairement ses propres enfants et leur demander l’autorisation d’emporter l’enfant humain. La mère, généralement désorientée, doit répondre par oui ou par non. Ils diffèrent des lycanthropes européens par leurs tentatives répétées pour transmettre la lycanthropie aux autres, à l’instar des vampires qui répandent le vampirisme.

Lobisón

Dans les folklores galiciens, portugais et brésiliens, le septième enfant (généralement un garçon né après six filles) est condamné à devenir un lycanthrope. Il s’agit d’un loup gris ou noir de la taille d’un petit cheval, qui chasse la nuit sous la pleine lune, de préférence du bétail plutôt que des personnes. Cette croyance s’est étendue au nord de l’Argentine où les septièmes enfants étaient parfois abandonnés, offerts à l’adoption ou tués, car leurs parents craignaient qu’ils ne deviennent des lobisón (ou luisón). Une loi argentine de 1920 mit un terme aux abandons en précisant que tous les septièmes enfants avaient pour parrain le président.

RÉALITÉS HISTORIQUES

Les Berserkirs

Les guerriers berserkir ont une réalité historique puisqu’ils sont mentionnés non seulement dans les sagas mythologiques, mais aussi dans des documents historiques. Dans les sagas, ils étaient censés prendre pour compagnes des femmes-louves nommées vargynfur et porter des chemises en peau de loup (d’où le nom úlfhedhnar — qui porte une pelisse de loup). Ils partaient à l’assaut en poussant des cris de bêtes et des hurlements de loups, leurs adversaires se croyaient ainsi en face de guerriers mi-hommes mi-bêtes. D’après l’Edda de Snorri, les Berserker allaient au combat sans cotte de maille, enragés comme des chiens ou des loups, en mordant leur bouclier, forts comme des ours ou des taureaux. Ils tuaient et ni le feu ni le fer n’avaient de prise sur eux. Ils entraient dans cette fureur guerrière appelée Bärenhaftigkeit lors des combats, il s’agissait d’une frénésie sacrée et ces guerriers étaient des combattants d’élite. Leur extase pouvait être due à la consommation de psychotropes ou à des rituels chamaniques, elle décuplait leur force et les rendait insensibles à la douleur. Les guerriers berserkir pourraient avoir marqué les populations de l’époque et contribué à répandre la légende des lycanthropes.

Guerrier berserker (à droite) sur l’une des matrices de Torslunda.

La bête du Gévaudan

La Bête du Gévaudan (La Bèstia de Gavaudan en occitan) est un animal à l’origine d’une série d’attaques contre des humains survenues entre le 30 juin 1764 et le 19 juin 1767. Ces attaques, le plus souvent mortelles, entre 88 à 124 recensées selon les sources, eurent lieu principalement dans le nord de l’ancien pays du Gévaudan (qui correspond globalement à l’actuel département de la Lozère), région d’élevage. Quelques cas ont été signalés dans le Sud de l’Auvergne, et dans le Nord du Vivarais et du Rouergue.

La « Bête du Gévaudan » dépassa rapidement le stade du fait divers, au point de mobiliser de nombreuses troupes royales et de donner naissance à toutes sortes de rumeurs, tant sur la nature de cette « bête » – vue tour à tour comme un loup, un animal exotique et même un loup-garou, voire un tueur en série à une époque plus récente — que sur les raisons qui la poussaient à s’attaquer aux populations — du châtiment divin à la théorie de l’animal dressé pour tuer. Alors qu’une centaine d’attaques équivalentes se sont produites au cours de l’histoire de France dont toutes les régions sont peuplées par environ 20 000 loups à cette époque, ce drame intervient opportunément pour la presse en mal de ventes après la guerre de Sept Ans : le Courrier d’Avignon local puis La Gazette de France nationale et les gazettes internationales voient l’occasion de s’emparer de cette affaire pour en faire un véritable feuilleton, publiant des centaines d’articles sur le sujet en quelques mois1.

Parmi les nombreux animaux abattus au cours de cette période, deux canidés sont soupçonnés d’être la Bête. Le premier est un grand loup tué par François Antoine, porte-arquebuse du roi de France, sur le domaine de l’abbaye royale des Chazes en septembre 1765. Une fois ce loup empaillé à Versailles, les journaux et la Cour se désintéressèrent de cette affaire, bien que d’autres morts aient été déplorées ultérieurement. Jean Chastel, paysan originaire de La Besseyre-Saint-Mary, tua le second animal, identifié comme un loup ou un grand chien, en juin 1767. Selon la tradition, l’animal tué par Chastel était bien la Bête du Gévaudan car, passé cette date, plus aucune attaque mortelle ne fut signalée dans la province.

De nombreuses recherches d’historiens évoquent l’œuvre d’un tueur en série, comme le comte de Morangiès, bien qu’aucun document sérieux ne corrobore cette hypothèse.

En 2016, une sculpture de la Bête en résine et polyuréthane a été présentée à Paris par le journaliste Jean-Claude Bourret, reconstituée grandeur nature d’après les mesures exactes du rapport d’autopsie de juin 1767.

Lien wikipédia sur la bête du Gévaudan

La bête du Gévaudan dans l’imagerie populaire.

« Figure du Monstre qui désole le Gévaudan » gravure sur cuivre de 1764/1765

Le Pacte des loups (2001)

Film français sorti en 2001 par Christophe Gans, d’après un scénario de Stéphane Cabel et Christophe Gans.

En 1766, le naturaliste Grégoire de Fronsac (Samuel Le Bihan) est envoyé dans le Gévaudan pour étudier la Bête et ramener son cadavre au Jardin du roi. Il est accompagné de Mani (Mark Dacascos), un Indien Mohawk rencontré au Canada. Les deux hommes se heurtent au « Pacte », un groupe de fanatiques religieux qui s’oppose aux idées nouvelles des philosophes…

Œuvre romanesque opposant l’obscurantisme et les Lumières, Le Pacte des loups ne s’inspire que très librement du mystère de la Bête. Beaucoup de personnages et de lieux ne correspondent pas à la réalité historique. Le film reprend la théorie du complot popularisée par les auteurs Abel Chevalley, Henri Pourrat et Michel Louis dans leurs livres respectifs. Ainsi, la Bête est un fauve ramené d’Afrique et conditionné à tuer par des mains criminelles, en l’occurrence le comte de Morangiès (Vincent Cassel). Parallèlement, la mort de la Bête tuée par François Antoine est expliquée comme étant une escroquerie ordonnée par Louis XV lui-même.

Expériences mystiques

Certaines théories ésotériques se sont développées en s’inspirant des croyances nordiques anciennes à propos de la Fylgja et de hamr, l’âme animale. Selon Claude Lecouteux, la croyance aux lycanthropes est liée à celle des voyages de l’âme dont elle ne représente qu’un cas particulier. Dans la mythologie nordique, hamr, « la peau », est une des formes que peut prendre l’âme, celle-ci pouvant en avoir plusieurs. Elle est précisément la forme interne qui épouse intimement l’enveloppe corporelle. La manifestation de l’hamr s’accompagne d’un accroissement de force, peut prendre l’aspect d’un animal et se jouer des distances et des obstacles. Le changement de forme, « tandis que l’individu tombe en léthargie », est « un point qui rappelle exactement la transe pendant laquelle l’esprit du chaman visite l’autre monde et entre en communication avec les esprits qu’il interroge ».

Selon Régis Boyer, le Hugr de la tradition scandinave est un principe actif universel qui peut parfois être capté par des gens malveillants pour produire des effets nuisibles. C’est ainsi que dans la Saga de Thórdr hredha, un homme voit en rêve dix-huit loups qui sont en fait le « hugr de loup » de ses ennemis, c’est-à-dire le « mauvais hugr ».

On trouve mention dans les très anciens rites païens issus de sociétés traditionnelles, notamment amérindiennes et chez les anciens Celtes, d’hommes-loups revêtus de peaux et coiffés de la tête de cet animal. Il ne s’agit pas, dans ce cas, de lycanthropes comparables à ceux de la tradition européenne, mais d’un chamane à la fois sorcier et guérisseur, capable de communiquer avec les esprits et, entre autres, celui du loup.

Au XIXe siècle, Éliphas Lévi rejette la « manie furieuse » et les théories de la médecine pour expliquer la lycanthropie par l’existence d’un corps sidéral, ou corps-fantôme qui agit en tant que médiateur entre l’âme et un organisme matériel. « Ainsi, chez un homme dont l’instinct est sauvage et sanguinaire, son fantôme errera vers l’extérieur sous la forme d’un loup, alors qu’il dort paisiblement chez lui, rêvant qu’il est un vrai loup. » La lycanthropie s’expliquait par une expérience extrasensorielle, le corps humain était sujet à des influences magnétiques et nerveuses et recevait les blessures reçues sur la projection de lui-même30. Plusieurs théosophes étudièrent les phénomènes parapsychiques et proposèrent des théories similaires, selon Charles Webster Leadbeater, le doublement des blessures était le résultat d’une projection astrale dirigée par la personne blessée, et le transfert de blessure vers le corps matériel s’appelait répercussion. Les entités astrales seraient capables de matérialiser le corps astral d’une personne violente et brutale pour le contrôler, le transformer en loup ou en autre animal et le propulser dans une course frénétique.

Au XXe siècle, l’exorciste et voyante britannique Rose Gladden pensait également que le voyage astral pouvait expliquer l’activité des loups-garous. « Supposons que je sois une personne cruelle, tirant plaisir de choses horribles dans la vie. Si je projetais mon corps astral à l’extérieur de mon corps matériel, tout le mal environnant pourrait entrer en moi. Et il se saisirait de ma projection astrale ou de mon double. Je serais alors transformée en loup ou en un autre animal féroce. Les forces du mal se matérialisent mieux dans le genre humain — en la personne d’un homme mauvais — que dans un vide nébuleux. Les lycanthropes sont les manifestations les plus néfastes de toute l’humanité ».

Représentation d’un voyage astral. Le phénomène de répercussion fait que les blessures infligées au corps astral sous sa forme de loup se retrouvent sur le corps humain.

MALADIES

La Lycanthropie

La lycanthropie est passée peu à peu du statut d’une croyance en une transformation physique à celui de maladie psychiatrique reconnue, de nombreuses explications étant avancées au fil des siècles. Les Latins nommaient la lycanthropie « mélancolie, rage lupine, insania lupina ou folie louvière ». Les lycanthropies cliniques sont probablement à l’origine de nombreux aveux lors des procès de loups-garous.

Au XVIe siècle, Jean Wier, médecin des Pays-Bas, explique la lycanthropie comme un phénomène imaginaire et maladif. Il décrit ainsi les malades qui en sont atteints : ils sont pâles, ont les yeux enfoncés et la langue fort sèche. Certains chercheurs affirmèrent aussi que la lycanthropie clinique était due à un excès de mélancolie ou un déséquilibre des humeurs, c’est-à-dire des fluides qui circulaient dans le corps. Selon les médecins, cette mélancolie pouvait provoquer des hallucinations et des fantasmes jusqu’à conduire à la folie. On recommandait de soigner les lycanthropes avec des bains, des purgations, des saignées et un régime, ou encore de leur enduire les narines d’opium. En 1621, Robert Burton associa la lycanthropie à une forme de démence due à l’influence de magiciens et de sorcières, un déséquilibre du régime alimentaire, une atmosphère délétère et un manque de sommeil ou d’exercice Deux siècles plus tard, Collin de Plancy, dans son Dictionnaire infernal, publié en 1818, définit la lycanthropie comme une « maladie qui, dans les siècles où l’on ne voyait partout que démons, sorcelleries et maléfices, troublait l’imagination des cerveaux faibles, au point qu’ils se croyaient métamorphosés en loups-garous, et se conduisaient en conséquence. Les mélancoliques étaient plus que les autres disposés à devenir lycanthropes, c’est-à-dire hommes loups. »

Une affaire récente implique un homme de trente-sept ans qui hurlait à la lune, dormait dans des cimetières et s’allongeait au milieu d’autoroutes fréquentées. Il s’était laissé pousser les cheveux et la barbe mais ne consommait ni drogues ni alcool. Il avait l’âge mental d’un enfant de huit à dix ans. Une biopsie de son cerveau révéla un tissu cérébral détérioré, il fut finalement soigné mais resta mentalement déficient.

Vers 1977, une femme de quarante-neuf ans se prenait pour une louve et en adoptait le comportement. Elle faisait des rêves érotiques où elle se livrait à des orgies avec d’autres femmes, accompagnée d’un loup dont elle sentait « le fascinant regard rivé sur elle et le souffle tiède sur sa nuque la nuit ». Elle ne put résister longtemps à ses pulsions et lors d’une réunion de famille, elle se déshabilla complètement et se mit à quatre pattes devant sa propre mère, dans la position d’une louve en chaleur. Le lendemain soir, elle grogna pendant deux heures et lacéra son lit conjugal avec ses ongles et ses dents après avoir eu des relations sexuelles avec son mari. Selon elle, « le Diable avait pris possession de son corps et l’avait transformée en animal ». Elle suivit une longue psychothérapie et connut plusieurs rechutes où elle était en proie à une forte excitation sexuelle et une envie de tuer, notamment pendant les pleines lunes. Les médecins qui la soignèrent notèrent une schizophrénie, un syndrome cérébral organique accompagné de psychose, une réaction dépressive psychotique, une névrose hystérique de type dissociatif, une psychose maniaco-dépressive et une épilepsie psychomotrice.

Drogues et Hallucinogènes

Les effets toxiques de certaines plantes hallucinogènes et les céréales infectées par un champignon pourraient avoir convaincu de nombreuses personnes qu’elles s’étaient transformées en loups. Les médecins prescrivaient autrefois la belladone hallucinogène, ou morelle noire, contre les maux de tête et d’autres affections. Cependant, si elle est prise en trop grande quantité ou mélangée à un baume, cette drogue provoque des hallucinations. Au Moyen Âge, le seigle qui servait à faire le pain pouvait être infecté par l’ergot du seigle, un champignon alcalin qui a des effets hallucinatoires comparables à ceux du LSD et provoque l’ergotisme.

La lycanthropie clinique semble être accentuée ou même due à l’absorption de certaines drogues hallucinogènes. Des affaires impliquant la légende du loup-garou sont liées à l’absorption de végétaux aux propriétés psychotropes, ainsi, un soldat américain de vingt ans se prit pour un loup-garou après avoir absorbé du LSD et de la strychnine pendant qu’il se trouvait dans une forêt en Allemagne. Il prétendit avoir vu pousser une fourrure sur ses mains et sur son visage et ne put résister à l’envie de chasser et d’attraper des lièvres vivants pour les dévorer. Il erra ainsi plusieurs jours durant avant de revenir à sa caserne où il subit une désintoxication progressive et se fit prescrire une thérapie de neuf mois, pendant laquelle il affirmait entendre des voix désincarnées et avoir des visions sataniques. Il affirmait être possédé par le démon et avoir des pouvoirs extraordinaires. Ses hallucinations s’apparentaient à une « psychose schizophrénique ou toxique aiguë ». La thérapie restant sans effets, il fut redirigé vers une clinique de jour mais après deux visites, il interrompit le traitement et disparut.

En 1951, à Pont-Saint-Esprit, dans le Gard, 50 personnes furent hospitalisées et 7 d’entre elles moururent empoisonnées par du pain qui aurait été infecté par l’ergot de seigle. Les victimes eurent d’horribles visions et se crurent attaquées par des tigres et des serpents, elles se croyaient transformées en bêtes sauvages.

La Rage

Un édit de l’archevêque d’York, daté de 766, dit que : « si un loup attaque quelque troupeau et qu’un animal ainsi attaqué en meurt, il est interdit aux chrétiens d’en consommer la viande ». On ignore si cet édit a un rapport avec le mythe du loup-garou mais les symptômes de la rage (excitation incontrôlable, salivation abondante, incapacité à boire…) présentent en effet des points communs remarquables avec la description des lycanthropes dans les légendes. Cette maladie affectant le système nerveux central fut principalement véhiculée par les loups, les chiens et les renards, et être mordu par un loup enragé pourrait effectivement, de ce point de vue, changer la victime en homme-loup. Toutefois, il n’est pas fait état de transmissions de lycanthropies par morsures dans les légendes anciennes, l’idée n’ayant été développée que très récemment.

Hypertrichose

L’hypertrichose est une maladie qui se manifeste par l’apparition d’une pilosité excessive sur tout le corps, que ce soit chez la femme ou chez l’homme. Bien que le nombre de cas observés soit très rare, on peut supposer que dans le passé, les personnes atteintes étaient stigmatisées et prises pour des bêtes.

Stephan Bibrowski, l’homme Lion

Porphyrie (voir article sur le vampirisme)

La porphyrie est une maladie génétique rare qui se caractérise par une surabondance de porphyrines dans l’organisme, précurseurs de l’hème, qui conduit à un déficit pigmentaire dans les cellules des globules rouges. Ce dérèglement s’accompagne de symptômes extérieurs qui ont sans doute laissé penser à des cas de lycanthropie ou de vampirisme : coloration des dents et des ongles en rouge, nécrose des gencives faisant ressortir les dents, croissance rapide des cheveux, forte photosensibilité qui provoque des douleurs à chaque exposition à la lumière du jour et condamne les malades à vivre dans l’obscurité, etc. L’évolution de la maladie rend l’apparence de la victime de plus en plus effrayante, la peau se décolore, la pilosité augmente, des lésions cutanées attaquent le cartilage et les os en atteignant fortement le nez, les oreilles, les paupières et les doigts. De plus, cette maladie est souvent accompagnée de troubles mentaux, hystérie, délire, et psychose maniaco-dépressive. La porphyrie se transmet génétiquement et des cas nombreux de lycanthropie peuvent avoir été mentionnés en des lieux précis, à l’époque où la médecine n’existait pas encore, les victimes devenaient des parias et des boucs émissaires, leur transformation physique étant attribué à l’intervention des forces démoniaques.

CINÉMA

Wolfman (1941)

Le Loup-garou (The Wolf Man) est un film américain réalisé par George Waggner, sorti en 1941.
Lawrence Talbot, un gallois, souhaite guérir de ses accès irrésistibles de lycanthropie.

Pleine Lune (1981)

Pleine lune (Bad Moon) est un film américain écrit et réalisé par Eric Red, sorti en 1996. Il est basé sur la nouvelle Thor de Wayne Smith.

Après une expédition dans une jungle reculée, Ted (Michael Paré) rend visite aux États-Unis à sa sœur Janet (Mariel Hemingway) qui vit seule avec son fils Brett (Mason Gamble). Ted est en réalité un loup-garou qui tente de vaincre la malédiction grâce à l’amour de ses proches. Mais le berger allemand de la famille, Thor, flaire le danger et tente d’avertir et de protéger ses maîtres…

Le scénario à la particularité de présenter l’affrontement psychologique puis physique entre un lycantrope et un chien qui tente de sauver sa famille. Le berger allemand perçoit immédiatement la présence de Ted comme une menace pour ses maîtres.

Hurlements (1981)

Hurlements (The Howling) est un film d’horreur américain réalisé par Joe Dante, sorti en 1981. Il est le premier volet d’une saga cinématographique qui compte huit volets.

Los Angeles. Karen White (Dee Wallace) est une journaliste qui se retrouve traquée par un tueur en série nommé Eddie Quist (Robert Picardo). En coopération avec la police, elle prend part à un piège pour capturer Eddie en acceptant de le rencontrer dans un cinéma porno. Alors que Quist force la journaliste à regarder une vidéo de viol, il est tué par les forces de l’ordre.

Karen est traumatisée et souffre d’amnésie. Son thérapeute, le docteur George Waggner (Patrick Macnee), décide de l’envoyer avec son mari Bill (Christopher Stone) dans un centre isolé à la campagne où ses patients prennent du repos, « La Colonie ».

L’endroit est rempli de personnes étranges, dont une nymphomane sensuelle nommée Marsha qui tente de séduire Bill. Ce dernier, résistant aux avances de la jeune femme, est bientôt attaqué et mordu par un loup-garou sur un chemin. Changé, Bill revient vers Marsha et accepte d’avoir une relation sexuelle avec elle. Durant leur étreinte, leurs corps se métamorphosent.

Bientôt, Karen est confrontée au secret du docteur Waggner : « La Colonie » est le repaire de loups-garous pouvant se métamorphoser à volonté sans pleine Lune…

De nombreux personnages ont été nommés d’après les noms de réalisateurs de films de loup-garou : George Waggner (Le Loup-garou, 1941), Roy William Neill (Frankenstein rencontre le loup-garou, 1943), Terence Fisher (La Nuit du loup-garou, 1961), Freddie Francis (Le Train des épouvantes, 1965 et Legend of the Werewolf, 1975), Erle C. Kenton (La Maison de Frankenstein, 1944 et La Maison de Dracula, 1945), Sam Newfield (The Mad Monster, 1942), Charles Barton (Deux Nigauds contre Frankenstein, 1948), Jerry Warren (Face of the Screaming Werewolf, 1964) et Lew Landers (The Return of the Vampire, 1944).

 

Loup garou de Londres (1981) revisité loup garou de Paris (1997)

Loup Garou de Londres (1981)

Le Loup-garou de Londres (An American Werewolf in London) est un film americano-britannique réalisé par John Landis, sorti en 1981.
David Kessler (David Naughton) est le seul survivant de l’agression d’un animal féroce qui a tué son ami Jack Godmann (Griffin Dunne) dans le nord de l’Angleterre.

Transféré à l’hôpital de Londres sous la direction du docteur Hirsch, l’américain essaye de reprendre des forces avec l’aide d’une jeune infirmière, Alex (Jenny Agutter), qui l’accueille bientôt chez elle. En proie à des hallucinations, il reçoit la visite de Jack, revenu d’entre les morts pour lui annoncer une terrible nouvelle : il serait atteint de lycanthropie. Se croyant fou, le jeune homme ignore les conseils de son ami mort-vivant. Mais lors d’une nuit de pleine lune, il se transforme avec horreur en loup-garou et se met en chasse dans la capitale britannique…

Loup Garou de Paris (1997)

Le Loup-garou de Paris (An American Werewolf in Paris) est un film franco-américano-britannico-néerlando-luxembourgeois réalisé par Anthony Waller, sorti en 1997.
Trois jeunes américains arrivent à Paris. Ils se font enfermer dans la Tour Eiffel après l’heure de fermeture. Alors que ses deux camardes se mettent à boire après être grimpé au dernier étage, Andy se prépare à exécuter un saut à l’élastique. Leurs activité sont alors stoppées par l’arrivée d’une jeune fille qui tente de se suicider. Elle saute, Andy saute également avec la corde élastique attachée à ses pieds, il parvint à freiner sa chute quelques mètres avant le sol, la sauvant de la mort tandis qu’il se retrouve à l’hôpital. Andy et ses amis tentent ensuite de retrouver la trace de la jeune fille qui adopte envers eux une attitude étrange. Acceptant finalement un rendez-vous dans un bar parisien, Andy se fait agresser par un consommateur. La jeune femme qui se prénomme Sérafine prend alors la défense d’Andy en faisant preuve d’une force herculéenne. Sérafine demande à Andy qu’il cesse de vouloir la rencontrer, mais il passe outre et un jour en se rendant chez elle, c’est un dénommé Claude qui ouvre la porte, ne le fait pas entrer mais lui délivre une invitation pour une étrange soirée dans un site abandonné…

Le film fait suite au Loup-garou de Londres, réalisé par John Landis en 1981.

Peur bleue (1985)

Peur bleue (Silver Bullet ou Stephen King’s Silver Bullet) est un film d’horreur américain réalisé par Daniel Attias sur le scénario de Stephen King d’après son roman L’Année du loup-garou (Cycle of the Werewolf, 1983), mettant en scène Corey Haim, Gary Busey, Megan Follows et Everett McGill. Ce film est sorti le 11 octobre 1985 aux États-Unis et le 15 janvier 1986 en France.

L’histoire se passe dans la petite ville de Tarker’s Mill (Maine) où vit la famille Coslaw. Jane, la fille aînée, a des rapports difficiles avec son jeune frère Marty qui est paraplégique. Depuis quelque temps, des meurtres sanglants ont lieu dans les environs à chaque pleine lune : un travailleur des chemins de fer, une jeune femme, un vieux jardinier alcoolique et un adolescent ami de Marty. Celui-ci soupçonne un loup-garou d’en être la cause. Ayant assez de tous ces meurtres, une quarantaine d’hommes venant de la taverne décident alors de partir à la chasse au monstre une nuit de pleine lune dans la forêt. Plusieurs d’entre eux trouveront la mort cette nuit-là mais le monstre ne sera pas tué. Les soupçons de l’enfant deviennent une certitude lorsqu’il aperçoit le monstre un soir de pleine lune. Il s’en tire de justesse en lançant une fusée d’artifice en plein visage du loup-garou, lui crevant l’œil.

Marty demande alors à sa sœur Jane de l’aider à retrouver le monstre sous sa forme humaine avant la prochaine pleine lune. Plutôt sceptique, Jane accepte de lui venir en aide. Elle s’aperçoit bientôt qu’une personnalité importante de Tarkers’ Mill est devenu borgne ! Les enfants demandent alors l’aide à leur oncle Red, un homme dépravé mais attentionné, et lui donnent chacun leur chaîne afin d’en faire une balle d’argent…

Wolf (1994)

Wolf ou Loup au Québec est un film fantastique américain réalisé par Mike Nichols, sorti en 1994.
Will Randall, éditeur new-yorkais réputé, est mordu une nuit de pleine lune par un loup renversé en voiture dans le Vermont. Très vite, il change et devient incontrôlable. Licencié par le magnat Alden qui confie l’édition à son protégé Stuart, puis trompé par sa femme Charlotte avec le même jeune homme, Will fait la rencontre de Laura, la fille de Alden. Les semaines passent et Will développe des instincts de plus en plus sauvages, proches de ceux du loup qui l’a mordu. Il tente alors de reprendre sa maison d’édition de force au jeune Stuart.

Entre-temps, il rend visite au Dr Vijav Alezais, qui lui donne une amulette pour le protéger. Alezais demande en échange de ce présent que Will le morde jusqu’au sang, afin que le vieil homme vive plus longtemps. Après avoir poliment refusé, Randall conserve l’amulette afin qu’il ne se transforme pas à la prochaine pleine Lune. Mais il est bientôt responsable de plusieurs meurtres dans la ville sous sa forme animale. Bientôt, le corps de sa femme est retrouvé mutilé et Will est soupçonné. Horrifié, il se rend au chalet des Alden et s’enferme dans la grange. Au même moment, Laura reçoit un appel d’un détective qui lui dit que de l’ADN « canin » a été retrouvé sur le corps de Charlotte. Alarmée, la jeune femme se rend au poste de police. Là, elle se heurte à Stuart, qui visiblement est lui aussi devenu « un loup » après avoir été mordu par Will. Laura s’empresse de revenir à son chalet mais le jeune homme la retrouve et tente de la violer. Mais Will se libère et les deux monstres se battent. Stuart est alors abattu par Laura, et Will fuit dans la forêt à l’approche des autorités. Laura, quant à elle, commence à ressentir à son tour les effets de la métamorphose…

Cursed (2005)

Cursed ou Maléfice au Québec (Cursed) est un film américain réalisé par Wes Craven sorti en 2005.
Un loup-garou errant dans Los Angeles transforme la vie de trois adolescents qui, après avoir été contaminés par la bête, devront parvenir à tuer celle-ci dans l’espoir de changer leur destin.

Jimmy et sa sœur Ellie vivent seuls depuis la mort de leurs parents. Elle travaille pour une chaîne de télévision pendant que lui est encore au lycée, dans lequel il est le souffre-douleur de plusieurs garçons de sa classe. Un soir, en rentrant chez eux, ils percutent un animal et ont un accident de voiture avec leur chien, Zipper. De là, un loup-garou les attaque et les griffe. C’est ainsi qu’ils sont contaminés, et vont peu à peu devoir empêcher la malédiction du loup-garou de se réaliser. Ellie, Jimmy et Bo vont devoir découvrir qui est le loup-garou avant qu’il ne soit trop tard…Un loup-garou errant dans Los Angeles transforme la vie de trois adolescents qui, après avoir été contaminés par la bête, devront parvenir à tuer celle-ci dans l’espoir de changer leur destin.

Skin Walkers (2007)

Skinwalkers est un film germano-américano-canadien réalisé par James Isaac en 2006 présenté au Festival de Cannes 2006 et sorti en salles en 2007.
Une jeune mère célibataire tente de protéger son fils d’une malédiction ancestrale.

Underworld 3, le soulèvement des lycans (2009)

Underworld 3 : Le Soulèvement des Lycans ou Monde Infernal: La révolte des Lycans au Québec (Underworld: Rise of the Lycans) est un film fantastique américano-néo-zélandais réalisé par Patrick Tatopoulos sorti le 29 janvier 2009 aux États-Unis. Le film est une préquelle d’Underworld, le premier film de la saga.

Au Moyen Âge, les lycans (loups-garous) sont les esclaves des vampires. Lucian, le premier des lycans capable de reprendre forme humaine, et Sonja, la fille de Viktor le chef des vampires, sont secrètement amoureux l’un de l’autre. Une nuit, Sonja mène des gardes et tue les lycans qui sont derrière les murs de la cité des vampires. Sonja part avec des guerriers dans la forêt pour protéger un baron humain mais elle se retrouve à livrer une bataille contre les lycans. Lucian prédit que ceux-ci seront plus nombreux et la rejoint, ayant créé une clé pour se libérer du collier aux pointes d’argent que les vampires mettent aux cous des hommes pour les empêcher de se transformer en loup-garou. Il enlève son collier, et se transforme pour sauver Sonja. Viktor, averti de ce qui se passe, se mêle au combat, et punit Lucian en le fouettant en public. Sonja, qui a assisté à la scène, est bouleversée.

Lucian et les lycans retenus prisonniers imaginent un plan pour se libérer. Lucian détruit le Gardien qui le menaçait, Sonja menace le lieutenant de Viktor, au courant de sa liaison, puis pactise avec lui en échange de sa place au Conseil des Vampires. Celui-ci donne une clé à Lucian pour le libérer. Sonja aide les lycans à s’enfuir, tandis que le lieutenant de Viktor ment à celui-ci. Viktor le croit, mais découvre que Sonja a aidé les Lycans à s’évader. Quand Lucian revient dans la forteresse pour emmener Sonja avec lui, le père et la fille s’affrontent violemment, et Viktor est prêt à tuer sa propre fille lorsqu’elle lui apprend qu’elle est enceinte. Lucian est attaché, et Sonja est condamnée à mourir. Lucian survit au fouet encore une fois, et voit mourir sous ses yeux Sonja, exposée à la lumière du jour qui la réduit en cendres. Lucian se transforme en loup-garou et essaye de tuer Viktor, il appelle les autres lycans et ses alliés libèrent les autres esclaves, qui se révoltent contre les vampires. Lucian affronte Viktor et le tue, les vampires sont vaincus. Les Lycans le félicitent, mais Lucian annonce que cela ne fait que commencer.

À la fin, on voit sur un bateau Viktor toujours vivant, qui quitte le pays avec les cercueils de Marcus et Amelia, les deux autres membres du conseil dirigeant des vampires. La dernière scène est une reprise d’une des scènes du premier opus où l’on voit Sélène observer le monde des humains bien des siècles plus tard, avec la voix off de Kraven, reprise là aussi du premier opus, expliquant à celle-ci la vérité sur ses origines. C’est le début d’une guerre sans merci…

SÉRIE

Hemlock Grove (2013-2015) : personnage de Peter

Peter Rumancek est un loup-garou roumain qui se déplace à Hemlock Grove dans le premier épisode. Il a l’air d’avoir les mêmes rêves que Roman Godfrey, ce qui leur donne une connexion d’amitié.

En raison d’Olivia Godfrey étant un ancêtre lointain de Peter, il a une lignée démoniaque, ce qui peut être la raison pour laquelle il a eu les mêmes visions que Roman, un descendant direct d’Olivia.

Il a également trompé la mort.

Buffy contre les vampires (burlesque) (1997-2003) : personnage d’Oz

Daniel « Oz » Osbourne est un personnage de la série télévisée Buffy contre les vampires interprété par l’acteur Seth Green. C’est le guitariste, stoïque, ironique et taciturne, du groupe des Dingoes Ate My Baby qui va devenir le petit ami de Willow et s’avérer être un loup-garou. Ses nom et surnom sont une référence au musicien Ozzy Osbourne.
Personnage régulier dans la saison 2, Oz apparaît au générique de toute la saison 3 ainsi qu’au début de la saison 4 jusqu’à l’épisode Cœur de loup-garou. Il devait rester présent au moins jusqu’à la fin de la saison, mais l’acteur qui l’incarnait avait choisi de se consacrer au cinéma, ce qui obligea Joss Whedon à revoir ses plans.

Trône de fer : la famille des Stark et les loups géants (2011-en cours)

Les loups-garous des enfants Stark furent incarnés par quatre jeunes chiens de la race Inuit du Nord au début de la série puis furent recrées par ordinateur car il est dit que les loups-garous étaient plus grand que les loups normaux.
Le Loup-Garou est l’emblème de la Maison Stark.

MANGA

Wolf’s Rain (2003)

Wolf’s Rain (ウルフズレイン, Urufuzu Rein?) est un anime japonais en 26 épisodes et 4 OAV, diffusé pour la première fois au Japon le 26 janvier 2003. Il a été adapté en manga par Toshitsugu Iida en 2003.

Dans le futur, quelque part sur une Terre en période glaciaire où seules subsistent les villes, les humains tentent de survivre. Alors que les loups se sont éteints depuis deux cents ans, une légende persiste à dire que le jour où ils verront le chemin qui mène au Paradis, ce sera la fin du monde. Lorsque commence l’histoire, un énorme loup blanc, nommé Kiba, arrive dans une ville sous dôme. Dans le même temps, un groupe de voyous, dirigés par un certain Tsume tente de s’emparer des vivres et richesses qui transitent dans la ville. Hors de tout ce vacarme, les Nobles poursuivent leurs propres objectifs et semblent indifférents à ce monde en ruine.

Blessé, emprisonné, Kiba fera la rencontre de Tsume, Hige et Toboe, trois individus qui, comme lui, ont deux apparences. Selon leur volonté, ils peuvent apparaître comme des humains ou comme des loups. Dans ce monde du futur, la race des loups s’est adaptée pour pouvoir coexister avec les humains et a endossé leur apparence pour éviter d’être exterminée. Loin dans un laboratoire, une équipe de chercheurs observe une fille prisonnière d’une gigantesque sphère de verre, remplie d’eau. Au moment où Kiba arrive, pour la première fois, cette fille nommée Cheza montre une réaction. Elle est la fille-fleur de Lune, la clé pour ouvrir le paradis.

L’histoire commence lorsque Kiba, un loup blanc pénètre dans la ville de Freezz City et se fait emprisonner par les gardes de la fourrière, croyant avoir affaire à un chien. Au même moment, une jeune fille ouvre les yeux pour la première fois depuis deux siècles. Il s’agit de Cheza, une jeune fille créée à partir de la fusion des cellules d’une fleur de lune, grâce au pouvoir ancien de l’alchimie. Elle est l’une des derniers membres du Peuple des Hommes-fleurs, les Hanabito, ainsi que la clé du paradis originel des loups, le Rakuen. Cheza est actuellement aux mains de Lord Ooakum, un noble avide de pouvoir. Kiba réussit à se libérer grâce à l’aide de Hige, un autre loup, dissimulant sa véritable nature derrière une apparence humaine. Au même moment, Cheza est enlevée par Darcia le Troisième. Kiba quant à lui, s’allie à Tsume et Toboe, deux autres loups, et part à sa recherche, afin s’accomplir la prophétie le concernant.

Après la traversée d’un champ de mine abandonné et de North City, une ville où les loups sont exploités par les hommes comme de vulgaires chiens, ils arrivent à la ville flottante de Darcia, où, au même moment, Cher Degré, la médecin chargée de Cheza et son équipe de recherche, composée en majorité de soldats de Lord Oakum, sont à la recherche de la fille-fleur. Des flashback de Darcia nous montre entretemps la chute progressive de la ville, qui était, autrefois, sous le joug de son clan, quand, soudain, Cheza s’échappe de son vaisseau qui est attaqué par les troupes d’Oakum. Rapidement, les loups la repèrent et Kiba peut enfin contempler la personne qu’il a toujours aimé, depuis même sa naissance. Au même moment, Kent Yeden, un chasseurs de loups, retrouve ses cibles de prédilection et tente de les tuer, mais ceux-ci s’enfuient et vont se réfugier dans la Foret de la Mort, où, quelques heures auparavant, Cher, à la recherche de Cheza, est enlevée par Darcia Trois, qui revoit en elle le visage de sa fiancée, Harmona, maudite par le Rakuen et endormie artificiellement depuis près de deux siècles. La meute réussit finalement à s’en échapper malgré quelques difficultés, et peuvent assister à la pleine lune, le moment précis où le Rakuen est ouvert par la fleur de Lune. Au même moment, Oakum est prévenue par la Prophètesse des Nobles, Jaguara, que l’Apocalypse approche et que le soir même, il se pourrait que le Rakuen soit ouvert par les loups, mais alors, que le vieux noble tente de quitter Freez City pour partir à la recherche de Cheza en personne, il est assassiné par les soldats de Lady Jaguara. L’inspecteur Hubb Lebowsky, l’ex-mari de Cher, est inquiet parce que cela fait des semaines qu’il n’a pas entendu parler de son ex-femme, et part à sa recherche, suivant les indications des médecins qui travaillaient avec elle. Cher, quant à elle, est séquestrée par Darcia, qui s’en va capturer Cheza et verser le sang des loups afin de préparer la jeune fille à ouvrir les portes du Rakuen. Blessés, la meute se réfugie en ville, et rencontre finalement Blue, la demi-louve et chienne de Quent. On apprend qu’après sa rencontre avec Cheza et sa blessure dû à des soldats qui l’auraient prise pour un loup, elle a pris conscience de sa différence, et à décider de les rejoindre. Ensemble, ils décident de partir au château des Darcia. Au même moment, Quent rencontre Hubb et tous les deux font route ensemble, jusqu’à ce que le policier retrouve Cher, errant dans les rues d’une ville, après avoir été endormie et abandonnée par Darcia Trois. Tous les trois décident également de rejoindre le Château des Darcia.
L’histoire raconte la quête d’une meute de jeunes loups (Kiba, Tsume, Hige et Toboe) et d’une louve (Blue). Chaque nom correspondant en japonais à un composant du loup à part le nom de Blue.

JEUX VIDÉOS

Okami sur playstation 2 (2006) : le loup sacré

Ōkami (大神, littéralement « grande déesse », ou « loup » si écrit 狼) est un jeu vidéo d’action-aventure développé par Clover Studio et édité par Capcom en 2006 sur PlayStation 2. L’adaptation sur la console Wii, développée par Ready at Dawn, est sortie le 12 juin 2008. Une suite sur Nintendo DS appelée Ōkamiden est sortie début 2011. Un portage en HD sur PS3 compatible PS Move est sorti le 30 octobre 2012 en Amérique du Nord et le 31 octobre en Europe uniquement sur le PlayStation Network, au Japon le jeu sort le 1er novembre 2012 en version physique et digitale, il fut gratuit pour les abonnés PlayStation Plus jusqu’au 31 mai 2013.
Amaterasu, déesse du Soleil et de la Lumière et reine des hautes plaines célestes (Takama ga Hara) réincarnée dans une statue en l’honneur du légendaire loup blanc Shiranui, est réveillée par Konohanasakuya Hime (Sakuya), déesse de la Flore, afin de rendre ses couleurs à un monde envahi par les ténèbres à la suite de la résurrection d’un puissant démon, le dragon octocéphale, Yamata-no-Orochi.

Matérialisée sur Terre sous la forme de Shiranui, Amaterasu parcourt ainsi le monde en compagnie d’une sorte de lilliputien répondant au nom d’« Issun, l’artiste errant », en utilisant les techniques du pinceau céleste pour faire revenir ordre et beauté dans l’environnement.

Si ōkami signifie « loup », les kanji utilisés signifient plutôt « grande déesse ». Il s’agit d’un jeu de mot entre ōkami (狼, loup) et ō (大, grand) + kami (神, divinité). Le titre fait aussi référence à la déesse Amaterasu qui est parfois nommée Amaterasu Ōkami (天照大神).

Skyrim (pc) (2011) : les compagnons de Bordeciel

Les Compagnons sont similaires aux guildes des guerriers des autres régions de Tamriel. Eorlund Grisetoison, un forgeron de Blancherive, affirme qu’ils ont été sans chef depuis Ysgramor. Ils n’ont pas de chef mais ils ont un Héraut, qui est le guerrier le plus compétent de la guilde. Pendant les événements de The Elder Scrolls V: Skyrim, le Hérault est Kodlak Blancrin.

Jorrvaskr, la grande salle où les Compagnons vivent et travaillent, est le bâtiment le plus vieux de Blancherive.

Les Compagnons ont un secret. Quelques uns de la faction sont des loups-garous, ils font partis d’un groupe appelé « Le Cercle », et sont en perpétuel conflit avec des chasseurs de loup-garou appelés la Main d’Argent. Pendant la quête « Une question d’honneur », une attaque de la Main d’Argent sur Farkas pourra être observée depuis une cage verrouillée. Après ça, vous pourrez lui poser des questions sur cette forme bestiale.

Après avoir fini quelques quêtes de plus, Skjor viendra vous parler. Lui et Aela voudront vous offrir la lycanthropie. Si le Dovahkiin accepte, une cérémonie spéciale se déroulera sous la Forgeciel (la Basse-forge) où il obtiendra la forme de loup-garou. Vous deviendrez alors à ce moment un membre du Cercle.

Moonlight Tales – Werewolf and Werebear Overhaul : un mode pour les loups garous (werewolf)

Les loups-garous ont toujours été un excellent ajout aux aventures de chaque Dragonborn dans le monde de Skyrim. Cependant, il y avait encore beaucoup d’éléments qui auraient pu être améliorés. Ce mod vise à faire du loup-garou une expérience beaucoup plus immersive, atmosphérique et amusante. Il offre un contenu nouveau et intéressant avec une personnalité considérable, ce qui vous permet de choisir ce que vous souhaitez voir (et entendre) dans votre jeu et ainsi créer votre propre histoire.

Source : traduit depuis l’anglais ici moonlight tales

 

Jeu de rôle :  Les Loups-Garou de Thiercelieux

Tous les joueurs s’installent de telle sorte à former une sorte de cercle. Il n’est pas nécessaire de s’installer autour d’une table, le salon ou le jardin feront l’affaire. L’un des joueurs est le meneur de jeu. Son rôle est de guider et d’animer la partie. Il distribue à chacun une carte face cachée, qui indique à chaque joueur le rôle qu’il doit tenir dans la partie. Ce rôle est secret: on connaît son propre rôle mais on ignore le rôle des autres joueurs.

Vous pouvez être villageois ou loup-garou. Les loups-garous se font passer pour des villageois et tentent de les dévorer un par un, chaque nuit. Les villageois, quant à eux, tentent de démasquer les loups-garous en liquidant un personnage chaque jour.

Source

Source : wikipédia

ARTICLES ANNEXES

Article sur la symbolique de l’animal totem : le loup

Article sur Le grand Manitou de x-files, saison 1, épisode 18 « métamorphoses »

Article sur le Wanshang Dhole de x-files, saison 6, épisode 16 « Alpha »

Article sur le film « Hurlements » 1981 de Joe Dante

Article sur les films « Loup garou de Londres  » 1981 et « loup garou de Paris » 1998

Article sur le film « Wolf » 1994 de Mike Nichols

Article sur le film « Underworld 3 : le soulèvement des Lycans » 2009 de Patrick Tatopoulos

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